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Douloureuse fin de carrière de Jonathan Zongo

C’est une décision difficile à prendre pour un sportif: mettre fin à sa carrière. Pourtant, le Burkinabè Jonathan Sundy Zongo a franchi le rubicond. Il arrête tout après une grave blessure contractée à la CAN 2017.

Il a espéré un jour rechausser les crampons. Revenir sur les terrains et continuer à faire ce qu’il sait faire de mieux dans sa vie: jouer au football. Mais hélas, Jonathan Sundy Zongo ne poursuivra jamais son hobbie. Sa carrière a basculé le 18 janvier 2017, lors de la Coupe d’Afrique des Nations et le match opposant le Gabon, pays organisateur, au Burkina Faso (1-1). «On jouait la 50e et quelques minutes, quand je me suis blessé au genou gauche», raconte Zongo dans l’Equipe.fr. Pour freiner une contre-attaque de Denis Bouanga, son genou a lâché. Constat alarmant: tous les ligaments du genou sont rompus. Les premiers diagnostics ne sont en rien rassurants. «On me disait que c’était impossible, que je ne rejouerais pas et même que je ne marcherais plus. Mon pied ne répondait plus, le nerf sciatique était touché», se remémore-t-il.

Néanmoins, Zongo est opéré avec succès. Il ne sera jamais remis sur pieds cependant. Pis, en fin de contrat avec Almeria, il ne sera pas renouvelé. Les recruteurs qui l’avaient pourtant gardé en repérage, lui tournent le dos. «Le Betis Séville, Villarreal avaient voulu le recruter. Mais le président d’Almeria n’avait pas voulu le laisser filer». C'est ce que révèle le Camerounais Modeste M’Bami, ancien milieu de terrain du PSG et de l’OM. Il a connu Zongo à Almeria en 2010-2011. «Avant la CAN, il avait aussi des offres de Chine et du Japon», poursuit l’ancien Lion Indomptable.

Les promesses non tenues du PR burkinabé

Quand le coup de massue est tombé, Zongo rentre au Bercail. Comme il est blessé sous les couleurs nationales, le président du Burkina lui promet de prendre en charge tous les frais médicaux du joueur. Mais rien jusqu’à présent. Que des promesses non tenues. «J’ai tapé à la porte un peu partout mais rien», regrette-t-il. Heureusement que le capitaine Charles Kaboré et un autre Etalon, Jonathan Pitroipa, ont entendu son cri de cœur. «J’ai bien reçu de l’aide de Charles Kaboré, l’ancien joueur de l’OM, ou de Jonathan Pitroipa (ex-Rennes et actuellement Paris FC). Charles a payé mes dernières semaines de soins à Cap Breton.» 

Fin de carrière décidée

C’est donc en toute logique que Zongo décide de ranger les crampons. «Cœur, sueur et honneur: c’est ce que vous m’avez demandé et c’est ce que j’ai donné. J’ai eu une carrière modeste et pleine d’émotions. Je me souviens pas m’être fait un ennemi. J’anticipe la fin de ma carrière pour des raisons très importantes. Vous êtes au courant de ma blessure à la CAN 2017. Ces quatre dernières années, j’ai souffert d’une opération à une autre, d’une jambe à l’autre, d’un muscle à l’autre», écrit l’ancien attaquant des «Étalons». Le joueur de 29 ans ne pouvait plus continuer à souffrir. Il sait que même guéri, il pouvait mettre en danger sa santé. D’où le point final de sa carrière. «Ces douleurs m’ont poussé à mettre aujourd’hui un terme à ma carrière. Je rends grâce à Dieu et un grand merci à ma famille, au peuple burkinabè, à tous les clubs qui m’ont fait confiance. A tous mes coéquipiers, aux supporters et à tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à ma carrière», poursuit-il.

Zongo compte 24 sélections (4 buts) avec le Burkina. Formé à l’US Ougadougou, il a ensuite porté les maillots d’Almeria en Espagne, d’Army United FC (Thaïlande) et récemment le CF Badalone (Espagne).

Jim CEESAY

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