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Escrime : «Comment le Sénégal prépare les JOJ-2026»

Le Sénégal aura pour la cinquième fois de suite un escrimeur présent aux Jeux olympiques. Cette discipline dépourvue de moyens arrive à tirer son épingle du jeu à chaque olympiade. Mbagnick Ndiaye, président de la Fédération sénégalaise d’escrime (FSE), revient pour SNA sur la qualification de Ndeye Bineta Diongue. Mais aussi sur les stratégies mises en place pour massifier la discipline afin en vue des prochains Jeux olympiques de la jeunesses (JOJ) prévus à Dakar en 2026. Entretien.

Ndeye Bineta Diongue qualifiée aux JO Tokyo 2020
Ndeye Bineta Diongue, seule escrimeuse sénégalaise qualifiée aux JO 2020

Bonjour président Mbagnick Ndiaye, comment se porte l’escrime au Sénégal ?

L’escrime au Sénégal se porte bien et continue de faire de son mieux. Les dirigeants se battent toujours pour faire avancer la discipline en travaillant de concert avec les techniciens pour les aider à progresser et atteindre les objectifs.
Le plus grand chantier de la fédération, c’est la promotion de l’escrime à l’intérieur du pays.
La pandémie de la Covid-19 a causé beaucoup de retard sur certains de nos projets mais les activités commencent à reprendre et sans aucun doute après le Ramadan nous commencerons à dérouler.

Comment la FSE compte-t-elle développer ce sport ?

La politique de développement et de massification d’une discipline sportive est continue. C’est pourquoi la FSE est toujours dans la logique de massifier la discipline un peu partout dans le pays.
Mais vous savez les difficultés de développement et de massification de l’escrime se situent surtout par rapport à la disponibilité du matériel qu’on ne trouve pas dans nos pays.
La fédération compte donc sur les clubs, le partenariat avec des écoles et l’organisation d’évènements pour faire la promotion de la discipline.
Nous remercions d'ailleurs la ville de Dakar et particulièrement la Direction des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative (DSJA) avec qui nous faisons une animation de promotions des sports dans les quartiers de la ville de Dakar.

Mbagnick Ndiaye président Fédération sénégalaise d'escrime

Mbagnick Ndiaye, président Fédération sénégalaise d'escrime.

 

 ''La Covid-19 nous a obligé à surseoir certains projets''

 

Le ministère des Sports sénégalais avait fixé des objectifs à l’ensemble des fédérations pour bénéficier de subventions du département des sports. Où en êtes-vous par rapport à ces conventions d’objectifs ?

C’est là où nous rencontrons plus de difficultés pour l’expansion de la discipline. Les gens disent souvent que l’escrime est une discipline spécifique. Ce qu’on ne veut pas entendre au niveau fédéral car l’escrime est un sport comme tous les autres.

Au Sénégal, il y a les sports populaires qui attirent plus de pratiquants mais nous allons faire des descentes dans la deuxième quinzaine du mois de mai tout juste après le Ramadan dans certaines localités du pays.
Il faut savoir aussi que l’escrime au Sénégal se pratique à Diourbel, à Foundiougne et à Thiès aussi.

Nous avions un programme de formation d’initiateurs à Kolda pour des participants de Sédhiou, Médina Yérofoula et de Kolda. Le projet était d'ailleurs très avancé. La pandémie de la Covid-19 nous a cependant obligé de sursoir à ce projet qui sera relancé prochainement.
Nous sommes en train de travailler aussi sur un projet de formation d’initiateurs d’escrime pour les régions de Ziguinchor et Matam.

Que pouvez-vous nous dire sur les compétitions d’escrime sur le plan local ?

Pour les compétitions prévues pour cette saison ce sera le championnat national, des tournois Open et le Festival du Jeune escrimeur.
L’escrime au Sénégal n’est pas en manque de tireurs. Au moment où cette interview se fait il y a 28 escrimeurs présélectionnés qui travaillent depuis lundi et termineront la première phase ce 7 mai 2021.
En ce qui concerne les licenciés, les chiffres de la saison 2019/2020 sont de 155. Sans pour autant oublier nos expatriés.
En parlant de promesse, sachez qu’il y a des jeunes cadets et juniors qui avaient participé aux championnats d’Afrique Cadet/Junior en 2020 au Ghana. Et d’ailleurs l'un des jeunes épéistes avait terminé troisième. Le travail va continuer pour aider ces jeunes à franchir des paliers.

Ndeye Bineta Diongue vient de décrocher son billet pour Tokyo. Qu’est-ce que cela traduit?

La qualification de Bineta Diongue vient récompenser les efforts qu’elle a consenti depuis qu’elle a débuté l’escrime. La fédération est honorée par une cinquième participation aux Jeux Olympiques d’été (Athènes 2004 – Beijing 2008 – Londres 2012 – Rio 2016 et Tokyo 2020). Elle a mérité sa qualification en gagnant tous les matchs de poules et éliminatoires.

jeunes escrimeurs sénégalais

Jeunes escrimeurs sénégalais

             ''Un groupe d'élite de 30 athlètes à préparer jusqu'en 2025"

 

Quelles sont les planifications de la FSE en direction des J.O de Paris en 2024 ?

Pour Paris 2024 nous avons des athlètes sur les trois armes qui peuvent se positionner. Il faudra surtout trouver des moyens pour qu’ils puissent participer aux compétitions internationales. Cela permet d'avoir un bon classement et surtout de pouvoir rivaliser avec les meilleurs.
Ce qui est certain, c’est qu’il y a des athlètes qui sont là et les programmes que les techniciens continueront d’améliorer permettra à la fédération d’avoir au moins deux qualifiés en 2024.

L’escrime fait partie des disciplines retenues pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 au Sénégal. Parlez nous de votre stratégie de détection pour des tireurs de -18 ans compétitifs dans 5 ans ?

Dakar 2026 est un évènement phare pas seulement pour le Sénégal mais pour toute l’Afrique. La fédération sénégalaise d'escrime fera tout pour être au rendez-vous avec les honneurs.
Comme vous le savez pour participer aux JOJ, il y a une tranche d’âge qui est concernée et avec le changement à cause de la pandémie Covid-19 de nouvelles sélections seront faites en tenant compte des tranches d’âges concernées (2008 / 2011).
Notre stratégie reste les écoles et les jeunes athlètes licenciés dans les clubs que les techniciens identifieront pour une présélection.
Ce qui est recherché au finish c’est d’avoir un groupe élite de 30 athlètes. Ils seront ainsi encadrés et préparés jusqu’en 2025 pour enfin sélectionner les futurs représentants qui seront mis dans des conditions de compétitions internationales.

Par Moustapha M. SADIO

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