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Angola : comment le futsal a émergé entre le basket et le football

Le sélectionneur de l'Angola, Rui Sampaio (avec le masque), à l'entraînement avec ses joueurs.
Le sélectionneur de l'Angola, Rui Sampaio (avec le masque), à l'entraînement avec ses joueurs.

Le futsal angolais a marqué un but en or. Jusque-là confiné au rang de simple divertissement réservé aux initiés, la discipline a obtenu une qualification historique en Coupe du monde. Du 12 septembre au 4 octobre en Lituanie, les Palancas Negras du sélectionneur Rui Sampaio vont tenter de faire honneur à l’Afrique (avec l’Egypte et le Maroc), à l’Angola et à un sport qui cherche à exister sous l’ombre du football (classique) et, surtout, du basket, le sport Roi.

«Le futsal est né en Angola seulement en 2004. Il a vu son développement prendre des proportions étonnantes à partir de 2008, par étapes mais dans des conditions laborieuses, rembobine le sélectionneur angolais Rui Sampaio sur Fifa.com. Il a fallu beaucoup de travail et d’abnégation pour atteindre en 2019 un tel niveau qui nous a permis cette historique qualification.»

Développement à la base

Pour arriver à ce résultat, en effet, les responsables de la discipline ont dû partir de la base. Rui Sampaio confie : «Un très grand projet a été mis en place pour le développement du futsal masculin et féminin à travers l’organisation de plusieurs événements, comme des championnats provinciaux dans les catégories des moins de 9 ans et des seniors, des championnats de clubs et aussi la Coupe d’Angola.»

Mais pour aller encore plus haut, la formation des acteurs, à tous les étages, s’avère primordiale de l’avis de Sampaio. «Seuls certains pays du continent ont de bonnes équipes comme le Maroc ou encore l’Égypte, fait-il remarquer. Ce déséquilibre s’explique par le manque d’investissement dans la formation des entraîneurs, des managers et des arbitres. L’Angola est en mesure de devenir une grande puissance du futsal sur le continent et pourquoi pas au niveau international.»

Rui Sampaio lorgne 2024

Le Mondial en Lituanie sera une occasion de faire progresser la sélection angolaise avec l’espoir de relever dans le pays l’engouement pour le futsal. Logée dans le groupe E, l’Angola affrontera sera en effet aux prises avec de gros morceaux. L’Espagne est double championne du monde (2000 et 2004). Le Paraguay a atteint les quarts de finaliste en 2016 (Colombie). Le Japon, pour sa part, jouera sa quatrième Coupe du monde.

Malgré ce tirage difficile, Rui Sampaio n'est pas effrayé. «Je n’ai peur d’aucune équipe, au contraire, nous allons jouer au même niveau, et nous avons l’intention de ne pas nous laisser malmener, assure-t-il. Il n’y a plus d’équipes faibles. Nous jouerons les trois matches de la première phase pour faire découvrir la qualité du futsal angolais et celui de tout le continent africain.»

Dans tus les cas, le Mondial servira de tremplin pour les échéances futures. «Participer à cette compétition nous permettra de progresser encore plus et, surtout, de former un groupe solide et compétitif pour 2024. C’est notre priorité», conclut Sampaio.

La Rédaction

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