Hamechétou Maïga, l’Aigle d’or de Bamako

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Hamechétou Maïga, l’Aigle d’or de Bamako

Elle a offert au Mali son premier titre africain en 2007, remporté devant les Lionnes du Sénégal, à Dakar. Hamechétou Maïga est une légende vivante du basketball féminin africain et mondial au regard de son riche palmarès. Agée aujourd’hui de 42 ans, l’ancienne ailière forte du Djoliba de Bamako est membre de la commission des joueurs de la FIBA Monde.

Le Mali a toujours eu des femmes valeureuses qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour la promotion du basket féminin. Parmi elles, feue Salamatou Maïga qui a siégé pendant une vingtaine d’années dans les instances du basket africain et mondial. Hamechétou Maïga s’est inscrite dans cette voie en devenant une vraie patronne des parquets en Afrique, aux Etats-Unis et en Europe.

Née dans une famille de 19 enfants, Hamechétou Maïga a le basket dans le sang. Elle suit, en effet, les pas de son père Boubacar et de sa mère Aminata Fofana «la Panthère », anciennes gloires de basket. Sa sœur, Aïssata est aussi basketteuse.

C’est en 1995 qu’elle débute sa carrière au Djoliba de Bamako, où elle reste deux ans, avant de rejoindre le Dakar Université Club. Au Sénégal, elle remporte plusieurs trophées collectifs et le titre de meilleure joueuse de la saison en 1998. C’était la première fois qu’une joueuse étrangère gagnait ce titre, chasse-gardée des Sénégalaises comme Khady Diop (3 fois reine du basket).

Après quelques saisons passées sous les couleurs du Duc, elle rejoint les Etats-Unis en 2002 pour poursuivre son cursus universitaire. Avec l’équipe de Old Dominion Monarchs, elle finit à trois reprises dans le cinq majeur de la All-Colonial Athletic Association.

La Malienne la plus titrée…

En 2002, elle est recrutée par les Monarchs de Sacramento et y joue pendant quatre saisons de 2003 à 2006. La Malienne inscrit son nom au palmarès de cette franchise de WNBA en remportant en 2005 le titre de championne.

L’année 2007 restera inoubliable pour l’ailière forte et la sélection féminine du Mali. Les Aigles sont allées chercher à Dakar leur premier et unique titre africain jusqu’ici. Les Maliennes ont battu les Sénégalaises (63-56) en finale, sur le parquet du mythique stadium Marius Ndiaye. Hamechétou Maïga termine MVP du tournoi et permet au Mali de se qualifier aux Jeux Olympiques de 2008. C’est l’unique participation du Mali dans cette compétition. Au-delà du titre de champion d’Afrique, Tantie, comme l’appellent affectueusement les supporters maliens, a été élue en 2007 MVP étrangère de la Ligue Féminine de Basket en France avec USO Mondeville.

En 2008, elle est finaliste de l’Euroligue avec le club tchèque de Grambrinus Brno, battu en finale par le Spartak Moscou (75-60).

Ses deux derniers Afrobasket n’ont cependant pas été auréolés de trophées. En 2009, le Mali perd son titre acquis en 2007 contre son éternel rival, le Sénégal. Deux ans plus tard, les Aigles terminent à la 3e place de leur propre Afrobasket, marqué par le sacre de l’Angola devant le Sénégal.

Une reconnaissance internationale

Mais Hamechétou Maïga prend sa retraite internationale en 2011. Elle met en place sa propre fondation « Le Camp La Panta», du nom de sa défunte maman, Aminata Fofana dite «la Panthère».

Très engagée dans le développement du basket en Afrique, elle intègre en septembre 2019 la commission des joueurs de la FIBA Monde, dirigée par son compatriote Hamane Niang.

Née le 25 avril 1978 à Bamako, Hamechétou Ba Maïga a connu plusieurs clubs : Djoliba (Mali), Duc (Sénégal), Old Dominion Monarchs (USA), Yaya María Breogán (Espagne), Cavigal Nice (France), USO Mondeville (France), Grambrinus Brno (République Tchèque), Tarbes GB (France), Comets de Houston (USA) et Lynx du Minnesota (USA). Mais aujourd’hui, Tantie sillonne l’Afrique et le monde pour partager son savoir avec les jeunes. En août 2019, elle prend part au camp Basketball Without Borders de la NBA, organisé à Dakar. Elle anime des séances et coache aux côtés d’anciennes stars africaines de la WNBA comme Astou Ndiaye (Sénégal) et Clarisse Machanguana (Mozambique).

Victor BAGAYOKO

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