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Hubert Velud : « la CAN 2022 est notre objectif»

Nommé sélectionneur du Soudan en janvier 2020, Hubert Velud a prolongé d'une année supplémentaire. Le technicien français, qui vise une qualification pour la CAN 2022, a accepté d’évoquer son bilan, ses objectifs, le football soudanais et le métier de sélectionneur en Afrique.

Hubert Velud

Vous avez prolongé votre contrat d’un an avec le Soudan. Les négociations ont-elles été fluides ?

Oui, car il y avait une volonté commune de poursuivre l’aventure. Je crois que la fédération soudanaise apprécie mon travail. Et de mon côté, je suis sensible à son projet. Il y a une envie de faire progresser le football dans un pays qui dispose d’un potentiel intéressant. L’accent est mis sur la sélection A, bien sûr, mais aussi sur les jeunes et la formation, des domaines où je vais continuer à m’impliquer. De plus, l’année 2021 s’annonce très intéressante sportivement.

Il y a notamment en jeu une qualification pour la CAN au Cameroun…

Oui. Nous avons deux matches à jouer fin mars à Sao Tomé et Principe, puis à domicile face à l’Afrique du Sud. Se qualifier est l’objectif principal. Ensuite, il y aura les qualifications pour la Coupe du Monde, la Coupe de la CECAFA, les qualifications pour le CHAN 2023. Et enfin la Coupe Arabe des Nations, en décembre prochain, au Qatar.

Quel bilan faites-vous de votre première année au Soudan ?

Déjà, j’ai la chance de travailler avec une fédération ambitieuse. Il y a une vision à long terme, et on me laisse une certaine liberté dans ma façon de faire. Au niveau des résultats, nous avons battu le Ghana (1-0) à Omdurman, en qualifications pour la CAN. C’est notre performance la plus significative, mais nous avons aussi obtenu de bons résultats en matches amicaux au Tchad (2-0, 3-2), en Éthiopie (2-2) et face au Togo en Tunisie (1-1). Il y a eu cette défaite au Ghana (0-2), face à une très bonne équipe, et une autre en Tunisie en amical (0-3). Le bilan est à mes yeux plutôt positifs.

La plupart des internationaux évolue au Soudan. Pourquoi aussi peu de soudanais s’expatrient ?

C’est vrai que j’ai peu de joueurs à l’étranger. En fait, les deux principaux clubs soudanais, Al-Hilal et Al-Merreikh, ont les moyens de les retenir, en leur offrant de bons salaires. Ils peuvent rester au Soudan, avec leurs familles, et participer régulièrement à la Ligue des Champions ou à la Coupe de la CAF. Cependant, j’ai l’impression que la nouvelle génération semble plus ouverte à l’exil. Je pense que ce serait d’ailleurs profitable pour la sélection que certains joueurs s’expatrient dans des championnats étrangers plus relevés.

Vous passez beaucoup de temps au Soudan. Quel est le niveau du championnat local ?

Il y a les deux gros clubs, Al-Hilal et Al-Merreikh, qui sont clairement au-dessus du lot. Ils ont des moyens importants, ils peuvent acheter les meilleurs soudanais et attirer des étrangers. Mais il y a aussi des clubs qui travaillent bien comme Khartoum SC ou Al-Ahly Shendi. Mais entre ces quatre ou cinq clubs et les autres, il y a un très gros écart. Certaines équipes ont un niveau assez faible.

Vous n’avez plus entraîné de sélection depuis dix ans. Etait-ce un choix ?

J’avais postulé, en Guinée et au Gabon, il y a quelques années. Travailler dans un club, c’est différent, on joue tous les trois jours, surtout quand il dispute une compétition africaine. On a une pression permanente, et quand on entraîne le TP Mazembe, l’USMA ou la JS Kabylie, je peux vous assurer qu’elle est quotidienne. Avec l’âge, avec l’expérience, on absorbe mieux cette pression. J’avais envie de reprendre une sélection. On a plus de temps, plus de recul. Comme presque tous mes internationaux jouent au Soudan, je peux les voir régulièrement évoluer en championnat, en Ligue des Champions ou en Coupe de la CAF. Et je peux aussi organiser des stages, comme au mois de janvier.

Ressentez-vous, en Afrique, une tendance à vouloir davantage faire confiance à des sélectionneurs locaux ?

Non, pas vraiment. En tout cas, pas au Soudan. Je pense que de nombreuses fédérations africaines nomment des étrangers car elles estiment qu’un local subira une pression beaucoup plus forte. Le local vit sur place, alors que l’étranger, même s’il passe beaucoup de temps dans le pays d’accueil, n’est pas un résident permanent. Par contre, je pense que dans les années à venir, il y aura davantage de sélectionneurs locaux. Il y a de très bons entraîneurs en Afrique, et la CAF a mis sur pied des programmes de formation de qualité. D’ailleurs, il y a déjà un certain nombre de sélections qui sont dirigées par des locaux.

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

 

 

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