fbpx
French VERSION

Hugo Broos : «l’Afrique du Sud, un très beau challenge»

Pressenti en RD Congo, Hugo Broos (69 ans) a finalement été nommé sélectionneur de l’Afrique du Sud, en remplacement de Ntseki Molefi, limogé après l’élimination des Bafana Bafana en qualifications pour la CAN 2022 au Cameroun. Le Belge, champion d’Afrique avec le Cameroun en 2017, et, qui dirigera son équipe pour la première fois le 10 juin prochain en match amical face à l’Ouganda à Soweto, s’est longuement confié à sportnewsafrica sur ce nouveau défi.

De notre correspondant en France

Hugo Broos.
Hugo Broos.

Sportnewsafrica : Vous étiez annoncé comme le probable sélectionneur de la RD Congo, et vous avez finalement donné votre accord à l’Afrique du Sud. Qu’est-ce qui a motivé ce changement de dernière minute ?

Hugo Broos : J’ai effectivement été en contact avec la RD Congo, et même le Congo. Avec la RDC, il y a eu des discussions avec Constant Omari, le président de la fédération. Nous avions parlé des objectifs sportifs, mais je n’avais pas reçu de propositions financières. J’ai attendu une quinzaine de jours, et la fédération sud-africaine s’est manifestée. Il y a eu une réunion durant laquelle nous avons parlé du volet sportif et du volet financier, et l’Afrique du Sud m’a fait une proposition que j’ai acceptée. Mais si les Sud-africains ne m’avaient pas contacté, je serais peut-être aujourd’hui le sélectionneur de la RDC ou du Congo.

Que saviez-vous de la sélection sud-africaine avant votre nomination ?

Je sais d’abord que le football sud-africain est très bien structuré. Au niveau des stades, qui sont pour la plupart très modernes. Le championnat est professionnel, bien organisé et de bonne qualité. Les clubs réalisent d’ailleurs de bonnes performances en coupes d’Afrique. Quant à la sélection, elle connaît des hauts, comme son quart de finale de la CAN en 2019, et des bas, avec l’élimination pour celle de l’année prochaine au Cameroun. Il y a des joueurs de qualité, mais il faut qu’on travaille beaucoup pour en faire une bonne équipe. L’Afrique du Sud, c’est un très beau challenge.

 

«L’objectif principal, c’est de participer à la CAN 2023»

 

Votre sélection va disputer un match amical le 10 juin à Soweto, face à l’Ouganda. C’était une volonté de votre part ?

Oui, même si nous ne ferons qu’un seul match. Car le 5 juin, il y aura une journée de championnat, ce que j’ignorais, alors que nous serons en plein dans la période FIFA. Il était donc difficile pour moi d’organiser deux matches, le 10 et le 14 par exemple. Les joueurs qui évoluent à l’étranger ont terminé les championnats en Europe, et c’est difficile de récupérer des internationaux qui sont en vacances depuis 15 jours.

De plus, je ne pouvais pas prendre de joueurs de la sélection des moins de 23 ans, qui préparera en juin, lors d’un tournoi à Dubaï (Émirats arabes unis), les Jeux olympiques de Tokyo. J’ai donc constitué une liste avec presque uniquement des locaux. Je vais retrouver les joueurs le 6 juin pour le début du stage, on va apprendre à se connaître un peu. Je parle anglais, cela facilitera la communication. Et ce match va me permettre de voir certains joueurs. Même si tous ne seront pas là pour les matches qualificatifs pour la Coupe du Monde 2022 au mois de septembre, au Zimbabwe et contre le Ghana…

La qualification pour la Coupe du Monde 2022 est-elle un objectif prioritaire ?

L’Afrique du Sud est tombée dans un groupe difficile, avec trois adversaires (Ghana, Ethiopie, Zimbabwe), tous qualifiés pour la prochaine CAN. Et si on sort de ce groupe, il y aura un troisième tour. Alors, on va essayer de faire le maximum, on va croire en nos chances, mais ce n’est pas une obligation. L’objectif principal, c’est de participer à la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Les matches qualificatifs pour la Coupe du Monde vont nous servir pour gagner en expérience et avoir une équipe encore plus compétitive pour les matches de qualifications pour la CAN 2023, qui débuteront l’année prochaine.

«J’ai gagné beaucoup de titres dans ma carrière, mais le titre de champion d’Afrique avec le Cameroun est sans doute un des plus beaux»

 

Allez-vous résider en Afrique du Sud ?

Je vais y passer du temps, bien sûr, pour voir des matches du championnat sud-africain et voir des joueurs. Mais je serai également régulièrement en Europe, car il y a aussi des internationaux qui y évoluent.

Aviez-vous envie de reprendre une sélection plutôt qu’un club ?

Oui. J’ai eu des propositions venant de clubs du Maroc, d’Egypte, de Tunisie… Mais je n’avais pas envie. Les entraînements tous les jours, des joueurs qui ne sont jamais contents, les médias au quotidien… J’ai connu ça et je voulais diriger une sélection. C’est une autre façon de travailler, je l’avais découverte pour la première fois au Cameroun (2016-2017), et j’ai vraiment apprécié.

Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’ai gardé un grand souvenir de la CAN remportée au Gabon avec le Cameroun. J’ai gagné beaucoup de titres dans ma carrière (17 en tant que joueur, 11 en tant qu’entraîneur, Ndlr), mais celui-ci est sans doute un des plus beaux. Nous avions réussi un magnifique parcours. Nous n’avions pas la meilleure équipe, mais une vraie équipe. Un très bon état d’esprit aussi. Oui, il y avait de bons joueurs dans cette sélection, mais pas de stars. Un peu comme l’Afrique du Sud aujourd’hui, si on veut faire une comparaison. L’avantage, c’est que la fédération sud-africaine est beaucoup plus stable que celle du Cameroun (rires).

Alexis BILLEBAULT

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation

SNA FLASH NEWS

MERCATO

SPORTNEWSAFRICA,
LA RÉFÉRENCE DU SPORT EN AFRIQUE
TOUS LES SPORTS
LES SPORTIFS AFRICAINS
LES CLUBS AFRICAINS
LES GRANDES COMPÉTITIONS
LES SÉLECTIONS NATIONALES
SUIVEZ-NOUS SUR :
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram