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Hyperandrogénie : World Athletics prive les Namibiennes Mboma et Masilingi de 400 m aux JO

Un coup dur pour l’athlétisme namibien et africain. Les pépites Christine Mboma (18 ans) et Beatrice Masilingi (18 ans) qui avaient de très grandes chances de monter sur le podium du 400 m aux JO de Tokyo ne pourront pas s’aligner sur cette distance.  La Fédération internationale d’athlétisme estime qu'elles présentent un taux de testostérone, plus élevé que la moyenne. La même règle qui écarte également Caster Semenya et Francine Niyonsaba du 800m.

Les Namibiennes Christine Mboma et Beatrice Masilingi contraintes d'abandonner le 400m

La nouvelle est tombée ce vendredi à travers un communiqué du comité olympique namibien. Christine Mboma et Béatrice Masilingi sont interdites de s'aligner sur le 400 m. Elles sont en effet hyperandrogènes, c'est à dire qu'elles présentent un taux de testostérone naturel, plus élevé que la moyenne des femmes. Les deux pépites ne sont donc pas autorisées à concourir sur les épreuves allant de 400 m au 1500m.

Entrée en vigueur en 2019, la règle des différences de développement sexuel (DSD) de la World Athletics impose aux athlètes hyperandrogènes de diminuer leur taux de testostérone à moins de 5nmol/L pendant une période continue d’au moins six mois avant de pouvoir prendre part à une compétition internationale. C'est ainsi un coup de massue pour les deux adolescentes.

Mboma et Masilingi qualifiées au 200m

Mboma est une sacrée révélation sur le tour de piste. L’athlète de 18 ans est la 7e performeuse de l’histoire du 400 m avec un temps de 48s54. Elle détient d’ailleurs le record du monde des U20 sur la distance. Sa compatriote, Masilingi, 18 ans, était également une réelle chance de médaille olympique sur le 400 m. Cette saison, elle a d'ailleurs réalisé un chrono de  49s56.

Les deux Namibiennes pourront cependant courir  le 200 m à Tokyo. Mais, elle sont encore loin des meilleures mondiales de la distance. Leur coach Hank Botha annonce au quotidien local The Namibian que Mboma et Masilingui  allaient  «se concentrer pleinement sur le 200 m». Et le comité olympique namibien est par ailleurs «optimiste pour l'avenir des deux athlètes»

La jurisprudence Caster Semenya

Les Namibiennes s’ajoutent à la liste des athlètes victimes de la règle de DSD. La Sud africaine Caster Semenya, la Burundaise Francine Niyonsaba et la Kenyanne Margaret Wambui ont en effet été contraintes d’abandonner leur distance fétiche, le 800 m. Elles ont refusé de se soumettre à un traitement médical. Semenya estime que World Athletic  «devrait se concentrer sur le dopage et pas sur elles».

Si Niyonsaba a réussi à se qualifier au 5000 m et 10000 m pour Tokyo, Semenya n'y est en revanche pas arrivée.

Amy WANE

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