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Jules-François Bocandé, la légende jamais perdue

C’est sans doute l’un des premiers Bad boys qu’a connus le football africain. Jules-François Bocandé, une légende parmi les légendes du football sénégalais, s’est éteint le 7 mai 2012, à Metz. Là où l’ancien capitaine des Lions de la Teranga a écrit les plus belles pages de son aventure européenne. 

Il y a donc 8 ans, jour pour jour, que disparaissait ce joueur au talent immense, véritable icône des années 1980 et début des années 1990. Une époque où le bif ne dictait pas tout dans le football devenu trop bling bling. Mais lui était en avance sur son temps. Un temps que l’ancien buteur du Paris Saint-Germain aura marqué de son empreinte. Pas seulement par son caractère fougueux, mais également et surtout par son sens inégalé patriotisme.

Ses frasques, ses sacrifices pour la tunique des Lions, ses dreadlocks, ont fait de l’ex-buteur du Casa Sports un personnage unique. Le mélange de talent et de fougue, assaisonné d’un amour fou pour le maillot national, a forgé le mythe Bocandé.

Le coup de sang qui a fait son blase

Tout démarre chez lui, au Sénégal. Mais ce chapitre, on ne le connaît pas véritablement, car Mark Zuckerberg n’était pas encore né. Par contre, on en retient deux passages qui servent de révélateurs aux nostalgiques. Il y a d’abord, la finale de la Coupe du Sénégal 1979 remportée par le Casa Sport devant le Jaraaf de Dakar et pour laquelle il fut surclassé. Ensuite, un coup de sang lors de l’acte final de l’année suivante, gravé à jamais dans les annales du football sénégalais.

L’affiche était chic, le duel choc. Le club du Sud revient dans l’antre qui l’a vu forger sa légende. Cette fois, face à la puissante Jeanne d’Arc, la seule finale à être disputée deux fois. Après un premier face-à-face sans accroc, la tension s’invite au deuxième acte. À l’origine, une décision arbitrale controversée. La JA rate un penalty, l’arbitre demande de retirer. Chelou pour les Sudistes pètent les plombs. Vener, Baby Boc s’en prend alors à l’arbitre. La sanction est sans appel : suspension à vie.

De la D3 Belge à la gloire messine

Mais les Lions ne pouvaient pas se passer du prometteur attaquant des Verts. La sanction passe donc à un an. Pour le bien de la nation. Entre temps, l’ancienne star du football sénégalais avait pris la direction l’Europe. La Belgique d’abord où il commence par Tournai, un club de D3. Et puis, la France où le FC Metz, le PSG, l’OGC Nice et le RC Lens vont tour à tour exploiter le talent du buteur sénégalais.
Mais c’est à Metz qu’il écrit les plus belles pages de sa saga européenne avec le titre de meilleur buteur du championnat français en 1986. Et une qualification historique face au FC Barcelone (4-1) après avoir perdu la première manche à domicile (4-2). Au total, Jules-François Bocandé inscrit 69 buts en 223 matchs de D1 française. Avec les Lions du Sénégal, il en marque 20 en 73 sélections entre 1979 et 1993.

C’était à une autre époque, mais l’astre ne s’est jamais éteint. Il a toujours gardé une place de choix dans le cœur des Sénégalais, toutes générations confondues. En témoigne l’hommage national grandiose qui lui a été rendu au stade Demba Diop de Dakar le 15 mai 2012. Des milliers de personnes s’étaient amassés dans les gradins de ce mythique stade qui a vu naître celui qui allait devenir le plus célèbre des attaquants sénégalais. Il est enterré chez lui à Ziguinchor. Là où tout avait commencé.

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