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Kensa Sylla, une course loin des pistes

Kensa Sylla, c’est l’histoire d’une championne d’athlétisme blessée qui décide, plutôt que prévu, de se reconvertir. Elle trouve un second souffle dans la photographie. Passée par des moments de victoire et de dépression, la reine guinéenne du 800, 1500 et 3000m, exerce sa nouvelle passion en France depuis plusieurs années.

Kensa Sylla

Elle est née au Mali, son enfance passée à Kankan et puis Conakry pour son accomplissement en tant qu’athlète. Kensa Sylla sait très tôt qu’elle va devenir sportive. Elle commence par le basketball avant finalement de choisir l’athlétisme. Elle raconte que c’est lors des jeux Olympiques d’Atlanta qu’elle a été séduite par les prestations et la victoire de Marie José Pérec. « Je suivais la télé ce jour en compagnie de mon père et je n’ai pas hésité à lui signifier mon envie de pratiquer ce sport », confie-t-elle.

Très tôt, Kensa Sylla, devenue championne incontestée de Guinée sur plusieurs épreuves, décide de s’attaquer aux compétitions internationales. Et là aussi, tout commence par son sacre en Gambie, où elle devient championne d’Afrique de l’Ouest sur 800m. Après suivront des voyages universitaires, où elle représente la Guinée en Afrique et un peu partout dans le monde. C’est ainsi qu’elle participe au championnat du monde d’athlétisme en 1997 en Italie, et à celui de 1999 en Espagne. Elle rentre de ces deux compétitions sans médaille mais suffisamment mature et expérimentée.

La révolte qui lui a coûté sa carrière

En 2008, alors que Kensa Sylla était sur le point, avec sa compatriote Fatoumata Fofana en provenance des Etats-Unis, d’aller représenter la Guinée aux Jeux Olympiques de Pékin, tout bascule. Kensa devait courir les 200 m. Fidèle à ses principes, la fille de Kankan réclame ses droits avant le voyage. Une exigence qui va lui couter sa place : « Finalement, je ne sais pas ce qui s’était passé au niveau de la Fédération, et ils ont décidé de m’écarter complètement de la compétition. C’est quelques années après que j’ai su la raison de ma non-participation à cette compétition. Les responsables chargés de ce sport ont toujours eu l’habitude pendant nos voyages, de dérober de l’argent sur nos primes. Pour ce voyage, j’avais élevé le ton pour réclamer à juste titre mon droit. Dans les couloirs, j’avais déjà eu vent du montant que le gouvernement avait déboursé pour tous les athlètes devant participer à la compétition», confesse Kensa Sylla.

L’étape de la France, un tournant décisif dans sa reconversion

C’est au retour de Budapest, où elle a pris part au championnat du monde d’athlétisme en 2004, qu’elle décide, après une escale à Paris, de poser définitivement ses valises dans la capitale française. Après l’injustice dont elle a été victime, difficile pour elle de retrouver sa passion habituelle sur les pistes de course. Elle trouve finalement réconfort dans Paris et sa beauté. De nouvelles sensations, de nouvelles envies. Elle s’éloigne ainsi de sa première passion pour s’ouvrir à une autre. « Je n’ai jamais rêvé un jour être photographe. Tout au début, j’étais autodidacte et je suis une personne qui apprend rapidement et je suis très visuelle et très imaginative. Aujourd’hui, je suis photographe professionnelle. J’ai créé mon entreprise en 2018 en photographie évènementielle. Je fais spécialement les mariages, les portraits de famille, les grossesses, les photos de naissances et autres ».

Aujourd’hui, Kensa Sylla travaille à immortaliser tous les sportifs qui ont défendu le drapeau guinéen, dans tous les sports confondus. Une manière pour elle de lutter contre l’oubli des athlètes.

Mama SWAREY

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