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Khadija Timéra : chef d’entreprise et boxeuse !

Dans un monde «d’hommes» elles sont une poignée de femmes à s’imposer et briser les stéréotypes. C’est le cas notamment de Khadija Timéra, femme d’affaires la journée et boxeuse le soir. La Franco-Sénégalaise est déterminée à décrocher le titre olympique pour le Sénégal et ainsi changer le regard des gens sur la gent féminine dans ce sport.

Khadija Timéra
Khadija Timéra en quête d'une qualification olympique

Les préjugés sur la pratique de certaines disciplines sportives par les femmes traversent les époques. Mais Khadija Timéra se bat à sa façon pour les faire reculer. Et la juriste d’affaires de formation ne choisit pas le chemin le plus facile pour y arriver. Elle concilie, en effet, sa vie professionnelle avec une carrière de haut niveau en boxe.

Aujourd'hui, la diplômée de la prestigieuse Université de Californie Berkeley (États-Unis) nourrit de grandes ambitions. Elle veut ainsi offrir au Sénégal son premier titre olympique. Ce qu’aucun homme n’a encore jamais fait.

La championne d’Afrique de l’Ouest des -51 kg en 2019 espère alors décrocher son billet à la prochaine fenêtre de qualification olympique. Ce sera en France, après avoir brûlé un premier joker lors du tournoi de qualification olympique (TQO) organisé à Dakar, en février 2020.

«Pour les qualifications olympiques, il faudra être prête. Je suis actuellement en Angleterre où je continue à m’entraîner avec des compétiteurs européens, explique-t-elle. Les sportifs sénégalais ont besoin que les décideurs croient en eux ».

La boxe connaît un rebond depuis l’élection d’une nouvelle équipe à la tête de la Fédération. Une qualification et une bonne participation aux Jeux olympiques (JO) seraient une première validation de la nouvelle politique de relance.

Un challenge pour se faire accepter sur le ring

C’est sur le tard que Khadija rencontre la boxe. Mais le coup de foudre se produit aussitôt. «La boxe m’a permis d’être moi-même car je m’exprime à travers ce sport. Mes qualités de boxeuse reflètent ma personnalité et le ring est le lieu où je me sens vivre. Mais dès le départ, j’ai dû me battre pour me faire accepter. Depuis mes expériences internationales, on me tolère. Néanmoins, je suis toujours testée. C’est un combat perpétuel

Toutefois, cela demande beaucoup de sacrifices. «Le sport de haut niveau requiert beaucoup d’attention, d’entraînements. De repousser ses limites au quotidien. Et lorsqu’on n’est pas pris en charge financièrement et qu’on n’a pas de sponsor comme dans mon cas ; je jongle entre ma société et mes entraînements. Je me bats sur le ring et à l’extérieur en espérant apporter un titre à mon pays

Ainsi, la jeune femme de 35 ans espère que les dirigeants du sport mesurent l’importance d’une participation aux JO. «Nous avons la chance de pouvoir participer à l’une des compétitions les plus prestigieuses au monde. N’oublions pas que les Jeux olympiques permettent aussi de faire connaître le pays au niveau international et d’avoir des retombées économiques, notamment en termes de tourisme. Il faut donc qu’il y ait un soutien financier dans la préparation des athlètes» clame-t-elle haut et fort.

«La France m’a proposé une place si je renonce à défendre les couleurs du Sénégal»

Malgré les difficultés rencontrées, Khadija Timéra explique qu’elle croît en son pays d’origine. «Depuis toute petite, je rêvais de défendre les couleurs du Sénégal. Après ma première médaille d’or aux Championnats d’Afrique de l’Ouest, la France m’a proposé de m’ouvrir une porte. Si je signais une lettre dans laquelle je m’engageais à ne plus représenter le Sénégal. J’ai décliné la proposition car je crois en ce pays le Sénégal. Nous avons besoin de victoires, de titres, d'exemples de réussite pour motiver les jeunes à y croire», révèle-t-elle.

Aujourd’hui sous les ordres du triple champion du monde Souleymane Mbaye, Khadija juge cette collaboration telle une aubaine dans sa progression. «Sur le plan stratégique, son partage d'expérience m’a permis de gagner du temps. Et de comprendre rapidement les erreurs à éviter, estime-t-elle. Sur le plan psychologique, ça permet d’être en confiance. Car, on a un coach qui a vécu ce que l’on traverse. Enfin, sur le plan technique, rien de tel que d'apprendre directement les techniques d’une personne qui a excellé dans son domaine.»

Prévu à Paris dans les semaines à venir, ce TQO est sans doute la dernière chance pour la juriste d’affaires née en France en 1984. Nul doute que la détermination de Khadija sera le moteur de sa quête de gloire aux JO cet été. Pour ainsi écrire l’histoire olympique du Sénégal à Tokyo.

Moustapha M. SADIO

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