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Kim Bohuny (vice-pdt NBA) : «Je ne serais pas surprise de voir une femme diriger la NBA»

Présentement à Kigali pour la saison inaugurale de la Basketball Africa League (BAL), la senior vice-présidente des opérations internationales de basketball de la NBA, Kimberly Bohuny, est une dame respectée dans la sphère orange. Elle travaille dans la Ligue nord américaine depuis 30 ans. Dans cet entretien exclusif accordé à sportnewsafrica.com, elle évoque l’importance de la BAL et le rôle de la femme dans le sport. 

De notre envoyé spécial au Rwanda,

 

Kimberly Bohuny.
Kimberly Bohuny.

Spornewsafrica : Comment appréciez-vous le niveau de la première édition de la BAL ?

Kim Bohuny : Dans l’ensemble, je crois que jusqu’à présent la première édition du BAL se déroule bien. Beaucoup de nos équipes participantes n'ont pas joué de basket-ball de compétition pendant plusieurs mois, mais on voit que le niveau de jeu s'améliorer chaque jour.  J'attends avec impatience les derniers matches de la compétition.

Que représente l'Afrique pour la NBA ?

Travailler avec la FIBA Afrique pour développer le basket sur le continent africain, est une priorité pour la NBA. En ce qui concerne le développement à la base, nous menons des programmes Junior NBA dans 14 pays et nous ouvrirons notre première école de basket NBA en Egypte dans les mois à venir. Au niveau de l'élite, nous organisons chaque année le camp Basketball without borders-Africa et nous avons une académie au Sénégal. Aujourd’hui, nous avons la Basketball Africa League qui représente pour l’heure le sommet de la pyramide que nous construisons depuis des années.

Les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les instances de décision du sport dans le monde. Mais en Afrique cela tarde toujours malgré quelques pionnières. Que doit-on faire pour impliquer et intéresser les femmes ?

Nous nous sommes engagés pour que les femmes jouent un rôle clé dans tous nos programmes sur le continent africain. Au sein de la BAL, le personnel compte 23 femmes, dont la plupart occupent des postes de direction. Sur les 23 femmes présentes à Kigali, 13 sont originaires d'Afrique. Il faut créer plus d’opportunités, tant dans les instances de décision que dans les opérations des matches telles que l’arbitrage.

Quel rôle la NBA pourrait-elle jouer afin que l'on puisse voir un jour une femme à la tête de la NBA ou de la FIBA ?

Je suis senior vice-présidente des opérations internationales de basket-ball et je travaille à la NBA depuis plus de 30 ans. Depuis que j’ai rejoint la ligue, les dirigeants ont toujours été très favorables à l'idée de placer des femmes à des postes de direction. Il y a de plus en plus de femmes qui travaillent comme entraîneurs adjoints et dans les postes de directions des équipes de la NBA, ainsi que dans d'autres départements essentiels. De nombreuses femmes travaillent au niveau exécutif de la NBA, de la WNBA (Ligue féminine, Ndlr) et de la G-League. Je ne serais donc pas du tout surprise si un jour une femme dirigeait la NBA ou la FIBA.

 

«Je demande aux filles de prendre leurs études au sérieux. L'éducation, c'est le pouvoir.»

 

A quand la BAL une version féminine ?

Notre objectif immédiat était de lancer cette saison inaugurale et de nous assurer que nous établissions notre compétition comme une compétition de premier plan sur l’échiquier sportif. Cependant nous demeurons déterminés à développer le jeu féminin en Afrique qui a une longue et riche histoire.

Les joueuses africaines ont eu et continuent d'avoir un impact significatif sur le développement de notre sport, on peut citer notamment les championnes Astou Ndiaye (Sénégal), Mwadi Mabika (République démocratique du Congo), la légende mozambicaine Clarisse Machanguana et les stars actuelles Chiney et Nneka Ogwumike (dont les parents sont originaires du Nigeria, Ndlr).

En 2019, plus de 15 000 personnes ont assisté à la finale de l'Afrobasket féminin de la FIBA entre le Sénégal et le Nigeria à la Dakar Arena au Sénégal, la plus grande audience jamais enregistrée pour un match de basket-ball féminin en Afrique.

En mars dernier, la NBA et le BAL ont annoncé plusieurs initiatives visant à faire progresser l'égalité des sexes et l'inclusion économique à travers l'Afrique, dont une partie consiste à garantir davantage de possibilités pour les femmes dans les rôles opérationnels tels que les arbitres, les commissaires de match et les annonceurs. Nous sommes également très fiers de la façon dont les programmes féminins de Basketball without borders (BWB) Africa et de la NBA Academy Africa se sont développés ces dernières années.

Parlez-nous des programmes de la NBA pour soutenir les filles dans l'éducation et le sport dans le monde ?

La WNBA et la NBA reconnaissent le rôle précieux que le sport peut jouer dans le développement des jeunes filles et des femmes en tant que leaders dans la société.  Je peux citer Her Time To Play est une initiative mondiale qui vise à promouvoir le changement et offrir des opportunités aux filles et aux femmes par le biais du basketball.

Nous voulons aussi développer des programmes STEM (Science, Technologie-Ingénierie-Maths, Ndlr) qui combine le pouvoir du sport et de l'éducation d'une manière qui inspire les filles à explorer des filières et domaines qui leur donneront des opportunités d’emploi.

Au cours des trois prochaines années, nous voulons avoir un impact direct sur plus de 5 000 filles, ainsi que créer des programmes de mentorats, d'ateliers et d'événements qui exposeront les jeunes filles aux femmes pionnières et leaders qui ont brisé les barrières pour s’imposer dans le milieu professionnel.

Comment avez-vous réussi à vous faire une place de premier plan dans un milieu encore très masculin ?

J'ai eu beaucoup de chance, je n'ai jamais eu de problème à travailler avec nos joueurs et entraîneurs de la NBA. Ils respectent le travail que fait mon département pour développer le basketball à l'échelle internationale et ont été d'un soutien incroyable pour tous nos projets.

Quels conseils donnez-vous aux jeunes filles qui veulent devenir des leaders dans tous les secteurs de la vie ?

Je dirais qu'il faut prendre ses études au sérieux. L'éducation, c'est le pouvoir. Pour réaliser vos rêves, vous devez travailler dur et croire en vous.

Victor BAGAYOKO

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