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Le Teqball en expansion au Sénégal

En juillet 2019, le Cameroun devient le premier champion d'Afrique du Teqball, au terme d'un tournoi réunissant 14 pays à Cabo Verde. Et pourtant, ce sport hybride, entre foot et tennis de table, est né seulement en 2014. Arrivé au Sénégal en avril 2019, le Teqball y séduit de plus en plus. SNA vous plonge au cœur de ce sport au pays de la Téranga.

Mercredi 28 octobre, plage de Malibu, à Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise. Sous le soleil brûlant, l’Association sénégalaise de Teqball (Asteq) nous emmène à la découverte de cette discipline en pleine expansion au Sénégal. Mix entre le foot et le tennis de table, ce sport passionne et attire de plus en plus d'adeptes au pays de la Teranga.

Au milieu de l'après-midi, Djibril Sy, président de l’Asteq débarque à la plage. Les jeunes de Jappo Teqball Club préparent déjà le terrain. Une table de 3 m de long sur 1,7 m de large et haute de 90 cm représente la surface de jeu. «C’est en 2017, lors des mondiaux, que le Teqball a connu son essor même s’il existe depuis 2014, renseigne Djibril Sy. Au Sénégal, c’est par l’intermédiaire de l’association ‘’Guédiawaye, je m’engage’’ dont je suis le président, que ce sport a fait son apparition».

Aussitôt la table montée, la séance peut débuter. Mais il faut être sacrément doué pour parvenir à inscrire un point dans ce sport. Le Teqball peut se jouer en 1 contre 1 au moins, avec un ballon de foot standard, chaque joueur ou équipe a droit au maximum à 3 touches de balle pour renvoyer le cuir dans la zone adverse. Une barrière rigide et translucide de 14 cm de hauteur au dessus de la table fait office de filet comme au tennis de table.

Un sport d’une grande exigence technique

«Le joueur de Teqball doit avoir une bonne maîtrise technique du ballon et de son corps pour parvenir à toucher la table, dont la longueur est assez restreinte. Si vous n’avez pas d’adresse et de maîtrise de votre corps, il vous sera difficile de pratiquer le Teqball», explique Modou Guèye Seck. Il est vice-président de l’Asteq, chargé du développement.

Mais après la démo en 1 contre 1, place au double. Et là, les choses deviennent encore plus complexes! Du fait surtout de la limitation à trois du nombre de touches pour chaque équipe. «Une des spécificités du Teqball, c’est l’impossibilité de jouer deux fois de suite avec la même partie du corps» informe Djibril Sy.

Les points sont de plus en plus rapides et les fautes plus récurrentes. Pourtant, un joueur d’une équipe peut aller au-delà de sa partie de table pour effectuer une remise de la tête, de la poitrine, de la cuisse ou du pied. Néanmoins, cette règle ne semble guère faciliter la tâche à nos joueurs du jour. Outre l’exigence technique, le Teqball demande d'énormes efforts physiques.

A peine 5 minutes de démo et les quatre joueurs s'essoufflent déjà. C'est que cette table incurvée est une véritable épreuve! D'ailleurs, l’ancien défenseur de l’équipe de France de foot, William Gallas le disait: «Le Teqball est un sport parfait. Car il demande énormément de concentration. Cela aide les jeunes joueurs à développer un très bon contrôle de la balle».

Une vulgarisation express et une médaille de bronze

Le Sénégal enregistre ses premiers adeptes en avril 2019. C'est avec le concours du président de Teqball France. Jawad El Hajri était alors chargé de la promotion de la discipline en Afrique Francophone. «Nous avions bénéficié d’une période de probation de 3 mois et avec une seule table de Teqball à disposition pour vendre cette discipline. Durant ces 3 mois, nous avons emmené la table sur les plages, fait des démos à la mi-temps dans les stades du championnat de football», révèle le président Sy.

A partir de là, les choses bougent vite, très vite. Après seulement trois mois de promotion, le Sénégal décroche sa première médaille continentale. Les Lions du Teqball terminent troisièmes aux Jeux africains de plage en juillet 2019 à Praia, à Cabo Verde. Une médaille de bronze surprise qui donne un lumineux coup de projecteur à cette discipline au pays de la Téranga.

Il n'en fallait pas plus cependant, pour changer le statut du Sénégal sur la planète Teqball. De quoi alimenter les ambitions des dirigeants. «Le Sénégal a gagné une certaine crédibilité au niveau africain et on se considère parmi les pionniers. Au niveau mondial, on veut se battre pour professionnaliser la discipline.Et donc devenir une nation respectée du Teqball», confie Modou Guèye Seck.

Objectifs: Coupe du monde 2021 et JO 2024

Mais pour cela, il faudra d'abord donner un cachet national à cette discipline. Ce que tente de faire l'Asteq qui compte déjà 42 clubs affiliés. «Le principal problème, c’était la table de Teqball qui coûte excessivement chère (environ 1,6 million CFA) et qui est interdite de reproduction. Mais avec nos efforts, la fédération internationale de Teqball nous a octroyé récemment un lot de 59 tables. On dispose de 60 tables, donc 60 terrains de jeu».

La suite? L’installation de ligues régionales dès ce mois de novembre. Il y a ensuite les championnats régionaux à préparer pour renforcer les deux sélections nationales. La réalisation des grands objectifs du Sénégal passe forcément par là.  En ligne de mire des Lions, la Coupe du monde 2021 et les Jeux Olympiques de Paris en 2024. Fou comme rêve, mais pas impossible.

Moustapha M. SADIO

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