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La BAL vue par le consultant de Canal+ Malick Daho  

Consultant de Canal Plus Afrique pour la NBA, entraîneur et journaliste, Malick Daho mise sur l’US Monastir, le Petro Luanda, le Zamalek et Ferroviario pour le dernier carré de la saison inaugurale de la Basketball african league (BAL). Mais l’ancien joueur du Stade d’Abidjan et de l’ASEC Mimosas n’écarte pas une surprise dans les quarts de finale qui débutent ce mercredi (15 h 30 UTC). Dans cet entretien exclusif avec Sportnewsafrica, l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire (hommes) livre son analyse sur une compétition qui, toutefois selon, participe au développement du basket africain.  

De notre envoyé spécial au Rwanda

 

Malick Daho.
Malick Daho.

Sportnewsafrica : La BAL aborde les quarts de finale à partir de ce mercredi. Quel regard portez-vous sur la phase de poules aux plans de l’organisation et du niveau des équipes ?

Malick Daho : L’organisation ne pouvait pas être meilleure que ce qu’elle est. Dans la mesure où, les conditions ne sont pas simples. On a tous bavés avec le confinement, mais on est obligés de passer par là. C’est lourd mais on ne pouvait pas faire autrement. Je pense qu’on va tirer les leçons pour que les choses se passent mieux. On aura des choses meilleures si le Covid-19 disparaît.

Je pense que globalement le niveau est bon. On a une majorité d’équipes qui n’a pas bossé à cause de la Covid-19. Les gens n’ont pas eu de vraies séances de préparation physique. Les joueurs se sont retrouvés et ont travaillé en essayant de mettre un peu de physique dans la tactique. Ce qui n’est pas toujours évident.

Donc si on prend en compte ce manque d’entrainement et le fait que des pays n’ont pas eu de championnat depuis presque deux ans- je pense à l’Algérie et au Maroc-, je trouve que le niveau est intéressant pour une première saison. Cela va monter dans les années et on prie pour que cette pandémie s’arrête.

J’ai été particulièrement déçu par la prestation des Rivers Hoopers (du Nigeria, éliminés au premier tour, Ndlr) dont j’attendais un peu mieux que ce qu’ils ont produit.

«Il n’y a pas de favoris ou d'outsiders dans ces quarts de finale. On remet les compteurs à zéro.»

Quels sont vos favoris pour les quarts et le titre ?

Ce sont des affiches intéressantes. Certains pensent qu’elles sont déséquilibrées, mais je pense que non. Ce sont des matches à élimination directe, tout peut arriver sur un match. Il ne faut pas penser que le premier va taper le huitième. Je donne l’exemple de US Monastir-AS Douanes (ce jeudi à partir de 16 h 30, Ndlr), et dire que c’est l’équipe tunisienne qui gagne à tous les coups. Les Gabelous, ce sont des shooters : dans un bon jour, si tout rentre, Monastir peut tomber. Ce sont des quarts de finale assez relevés. Il n’y a pas de favoris ou d'outsiders. On remet les compteurs à zéro et chaque équipe tentera de tirer son épingle du jeu.

Il y a des favoris sur le papier : on a parlé de l’US Monastir, de Zamalek et de Petro Luanda. Il y a un gros outsider qui est le Ferroviario qui peut mettre tout le monde d’accord. Il faut faire attention à cette équipe mozambicaine et à Patriots BC, qui joue à domicile. C’est mon petit carré.  Mais une surprise n’est pas aussi à exclure.

«Il faut qu’on arrête de penser que les Américains sont venus nous arracher quelques choses.»

Cette ligue peut-elle réellement être la locomotive du basket africain ?

Absolument. Il faut qu’on arrête de penser que les Américains sont venus nous arracher quelques choses. Tant qu’on ne m’a pas dit le contraire. Je pense que c’est un partenariat entre la NBA et FIBA pour le développement du basket.

L’objectif, pour avoir parlé avec Amadou Gallo Fall, le président de la BAL, est que les jeunes Africains puissent vivre de leur talent sur le continent grâce à la BAL. Cela va apporter au niveau de l’organisation car l’argent remis aux clubs doit être justifié. On ne peut pas donner de l’argent à un club qui n’a pas un ordinateur et quatre chaises. Ce sont des choses qui vont s’améliorer sur le plan structurel grâce à la BAL.

Je crois que le Bénin est en train de lancer une ligue professionnelle de basket. L’objectif du président de la fédération (béninoise) est de participer à la BAL dans quelques années. Ça va susciter quelque chose au niveau continental. Il faut qu’on tire tous dans le même sens.

Victor BAGAYOKO

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