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Lappé Bangoura : «Maintenant, il faut me signer un contrat»

Sans contrat signé avec la Fédération guinéenne de football, Lappé Bangoura a tout de même réussi à hisser le Syli local sur le podium du CHAN. Deux semaines après cette performance, Sport News Africa est allé à la rencontre du technicien guinéen à Sobané, son village situé à 200 km de Conakry. Bien évidemment, Lappé réclame désormais un bon contrat. Mais il est revenu également sur ses projets dans le social et la rançon du succès.

Lappé Bangoura, coach de la Guinée au CHAN
Lappé Bangoura, coach de la Guinée au CHAN 2020

Entretien

Après un CHAN réussi, vous voilà très loin de Conakry, à Sobané, votre village de naissance !

Oui parce que dans la vie, il ne faut jamais oublier ses origines ! Lorsque tu fais un parcours comme ça (Ndlr : troisième place CHAN) où tu rends toute une population joyeuse, je crois que ta famille tire une fierté plus importante que tout le monde. C’est une manière pour moi de venir les remercier. Car ils encouragent sans relâche un de leurs fils qui est en train de faire connaitre le village. Ensemble, tous les ressortissants à Conakry, Doupou, Boffa, se sont réunis avec moi pour venir célébrer. Vous savez lorsqu’il y a match, tous les Guinéens sont concernés, Et chacun, à sa manière, joue sa partition. Ma réussite c’est d’abord mon village, ma famille et puis tout le peuple.

Lappé Bangoura, coach de la Guinée au CHAN

Lappé Bangoura, coach de la Guinée au CHAN

Vous semblez très attaché à votre village, Sobané ?

Oui vous savez, tout être humain - c’est un conseil peut être que je vais donner - doit savoir d’où il vient. C’est, en effet, ce qui lui permet de savoir où il va. J’estime que lorsque l’on respecte son village, on respecte forcément le village des autres. Par ailleurs, je me bats pour mettre en place des œuvres caritatives. Tout à l’heure, vous avez vu les gens me demander des services.

Pour eux, j’ai effectivement une fortune. Ils oublient cependant que je ne suis qu’un simple technicien. Mais, heureusement que je vis avec des mécènes. Car moi personnellement, je n’ai pas les moyens de les assister. Sobané est un village touristique qui a des plages. Le football peut beaucoup contribuer à le valoriser. J’espère voir donc l’assistance de bonnes volontés pour des infrastructures.

Justement parlez-nous un peu de ces projets…

D’abord il y a un site touristique parce que lorsque les gens viennent ici, il faut qu’ils trouvent où habiter. Et ce site permettra certainement de faire quelques recettes afin de mettre sur pied une académie. Il y a, par ailleurs, déjà un orphelinat en place à Sobané. Ces gamins pourront ainsi bénéficier des infrastructures. Mais cela demande beaucoup de moyens.

              «Le succès est difficile à supporter chez nous»

 

Cela fait maintenant deux semaines que vous êtes revenus du CHAN avec la médaille de bronze. Vous avez bien savouré cette 3e place ?

(Rires). J’ai pris un peu de temps pour me reposer. C’est, en effet, difficile lorsque tu fais un résultat comme ça de marcher tranquillement. Ensuite, les gens pensent que subitement tu deviens le plus riche du pays. Ils oublient que c’est, juste, un résultat technique. Même pour ma prime, il ne reste plus rien. Partout où je gare, les gens viennent me demander des services. Nous sommes en Guinée, il faut régler le social. Le succès est bien mais des fois c’est difficile à supporter chez nous.

Avant le CHAN vous avez été souvent critiqué. Ce résultat est donc une réponse à vos détracteurs ?

Les critiques font aussi partie de notre métier. Lorsque tu es un homme public, tu dois accepter les critiques. Il est impossible que les gens aient les mêmes choix dans le football. Moi, je suis juste satisfait de mes joueurs. Les trois attaquants ont marqué chacun au moins un but. Yakhouba Gnagna Barry en a mis trois buts, Victor Kantabadouno en compte deux et Mamadouba Bangoura un. La réponse est donc là. Ça veut ainsi dire que je ne me suis pas trompé. En sélection, chaque entraineur a ses profils de joueurs. Les joueurs doivent toutefois continuer de travailler.

Lappé Bagoura coach de la Guinée au CHAN (2)

Lappé Bagoura dans son village

Vous avez également disputé ce CHAN sans avoir signé un contrat avec la Fédération. En avez-vous paraphé un désormais ?

(Rires). Pour le moment non, je n’ai toujours pas de contrat mais je pense que c’est sur la table. On va commencer les discussions. Vous savez, je ne pouvais pas demander un contrat sans faire un résultat. Sinon, on m’aurait proposé un montant comme un entraineur informel. Lappé Bangoura c’est un entraineur professionnel qui a sa licence A. Je pense que désormais, j’aurais un bon contrat. Je suis allé au CHAN gratuitement pour prouver la valeur de l’expertise locale. Maintenant aux autorités de comprendre.

Cette performance ne vous donne pas des envies de prendre l’équipe A ?

Non je n’ai pas de campagne à faire. Moi, je suis en effet, à la disposition de ma nation, de mon peuple. Je suis un patriote, même si on me donne les minimes je suis disponible. Le plus important pour moi c’est maintenant que l’on me signe un contrat pour m’aider à subvenir. Heureusement qu’il y a le président Antonio Souaré qui m’entretient mais mon droit c’est un contrat de l’Etat.

Mama SWAREY

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