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L'Égypte, retour à la culture locale

Le 14 octobre 2019, les Pharaons se remettaient de leur désillusion en Coupe d’Afrique en battant le Botswana (1-0) à Alexandrie, en match amical. Depuis, la sélection égyptienne n’a plus joué. Et, elle a décidé de ne pas refouler les pelouses lors de la fenêtre FIFA d’octobre 2020, préparatoire aux prochaines journées des éliminatoires de la CAN 2021. Malgré tout, les ambitions de ce géant d’Afrique sont de revenir sur le devant de la scène continentale.

En cette période de pandémie de Covid-19, trouver un adversaire n’est pas chose aisée pour les Fédérations africaines. En effet, les sélections européennes se préparent à disputer les 3ème et 4ème journées de la Ligue des nations pendant  que l’Amérique du Sud va débuter les qualifications pour la Coupe du monde 2022. Sans surprise donc, il y a beaucoup de confrontations interafricaines et quelques matches face à des sélections asiatiques. Mais, ce sera sans les Pharaons.

En effet, à moins d’une semaine de la prochaine fenêtre FIFA, du 5 au 13 octobre 2020, l’Égypte n’a ainsi toujours pas communiqué son programme. Mohamed Salah et Cie ne pourront donc pas montrer qu’ils ont retrouvé un état d’esprit conquérant avec leur nouvel entraîneur.

El Badry pour perpétuer la tradition

En 2018, l’Égypte retrouvait la phase finale de Coupe du monde depuis sa première participation en 1990. Les Pharaons espéraient alors un retour au sommet de la hiérarchie africaine, mais l’Afrique du Sud a douché leur enthousiasme en les sortant en huitième de finale de «leur» CAN.

Au lendemain de cet échec retentissant, il y a eu beaucoup de changements. Le sélectionneur Javier Aguirre a été démis et la tendance était de renouer avec un entraîneur égyptien renommé, titré et capable de gagner le respect des joueurs, pour insuffler un nouveau souffle à la sélection. La Fédération égyptienne de football (EFF) a trouvé son bonheur en la personne de Hossam El Badry.

«Nos plus grands succès, nous les devons à des Égyptiens : le regretté Mahmoud El Gohary nous a ramenés en Coupe du monde après des décennies d’absence et Hassan Shehata nous a offert trois titres continentaux de suite», souligne, dans la presse locale, le technicien de 60 ans, pour justifier sa nomination.

El Badry s’est fait un nom à Al Ahly, où il a officié en tant qu’adjoint de Manuel José durant l’âge d’or des Diables Rouges, avant de prendre seul les commandes, rappelle Yallakora. Il a lui-même collectionné les succès avec le géant du Caire, gagnant 32 titres dont dix en tant qu’entraîneur principal, au point d’être considéré comme l’un des meilleurs stratèges du pays. Exactement ce qu’il faut aux Pharaons pour retrouver leur lustre d’antan.

La reconstruction autour de Salah

Septuple champion d'Afrique, l'Égypte est la nation la plus titrée du continent. L’hégémonie des Pharaons fut incontestée entre 2006 et 2010 (triple vainqueur de la CAN). La suite, la sélection égyptienne a manqué trois éditions consécutives (2012, 2013, 2015). Le football égyptien, longtemps freiné dans son désir de reconquête, finira par émerger en 2017 au Gabon, où la bande à Mohamed Salah n’échouera qu’en finale (2-1) contre le Cameroun.

La force de cette séduisante équipe résidait au niveau de son attaque prolifique guidée par la star de Liverpool Mo Salah, entourée de Hassan Trezeguet, Amr Warda et Marwan Mohsen. Aujourd’hui, Hossam El Badry doit recomposer cette équipe toujours autour de Salah, figure de proue de la colonie égyptienne d’Angleterre composée de Ahmed Hegazi, Ali Gabr (West Bromwich), Mohamed Elneny (Arsenal) et Ramadan Sobhi (Stoke City). Beaucoup de joueurs évoluent au pays, ce qui est un avantage, cinq en Arabie saoudite, d’autres au Portugal, en Grèce, en Finlande, en MLS ou en Championship.

Cependant la faiblesse de l'Égypte, c'est le manque de solidité de sa défense. Ce sera le gros chantier du nouveau coach, qui entend intégrer des jeunes, mais aussi conserver des cadres expérimentés. L’ambition est de mettre en place une équipe compétitive, capable de durer au haut niveau.

Mais, El Badry n’a eu le temps de s’installer qu’il doit s’embourber dans les éliminatoires de la CAN 2021. Les deux matchs nuls concédés par sa sélection sont pour lui rappeler l’ampleur de la tâche.

Rectifier le tir en novembre

Le calendrier aurait pu être plus favorable. El Badry a pris ses fonctions en septembre 2019 à l’occasion des qualifications pour la CAN 2021. Il n’a eu que peu de temps pour préparer ces rendez-vous. Et, surtout, il devait composer sans son fer de lance Mohamed Salah, qui souffrait d’une blessure à la cheville.

La déception était grande après les deux nuls concédés contre le Kenya (1-1) au Caire (le 14 novembre 2019) et aux Comores (0-0), 4 jours plus tard (le 18 novembre 2019). Même s’ils peuvent rester optimistes quant à leurs chances de qualification, les Pharaons n’ont pas le choix : ils doivent se remettre à flot lors des prochaines journées du groupe G contre le Togo (9-17 novembre). C’est dans les cordes des Égyptiens, qui pourraient enregistrer le retour de Salah. Le coach se veut toutefois prudent. «Nous ne pouvons pas nous permettre de sous-estimer nos adversaires. Les écarts ne cessent de se resserrer en Afrique. Les internationaux expatriés ont permis à beaucoup d’équipes de progresser», a-t-il prévenu, dans un entretien paru sur Fifa.com.

La même mise en garde aussi vaut pour les qualifications de la Coupe du monde 2022, qui verront l’Égypte affronter le Gabon, l’Angola et la Libye dans le groupe F.

C’est pourquoi, même si la sélection d’Égypte va manquer la fenêtre d’octobre, le staff technique est à pied d’œuvre pour les rendez-vous de novembre, a déclaré une source à Yallakora.

La source a indiqué que l'équipe nationale reposera sur 4 professionnels: Mohamed Salah (Liverpool, Angleterre), Ahmed Hassan «Coca» (Olympiakos grec), Mahmoud Hassan «Trezeguet» (Aston Villa, Angleterre) et Ahmed Hegazy (West Bromwich, Angleterre).

La source a souligné qu'une coordination aura lieu entre Hossam El-Badry et Shawky Gharib, l'entraîneur de l'équipe olympique égyptienne, pour commencer la greffe de jeunes joueurs locaux.

Liste des joueurs pressentis pour novembre

Gardiens : Muhammad Al-Shennawi (Al-Ahly), Muhammad Abu Jabal ou Mahmoud Abdul Rahim «Jensh» (Zamalek), Muhammad Bassam (avant-gardes de l'armée) et Mahmoud Gad (Enppi)

Défenseurs : Ahmed Fathy, Ayman Ashraf, Rami Rabia (Al-Ahly), Ahmed Hegazy (West Bromwich), Muhammad Hamdi et Ahmed Ayman Mansour (Pyramides), Mahmoud Alaa (Zamalek), Rajab Bakkar (Pyramides) ou Muhammad Hani (Al-Ahly)

Milieux : Tariq Hamed et Ahmed Sayed «Zizou» (Zamalek), Amr Al-Soliya et Hamdi Fathi (Al-Ahly), Islam Issa et Imad Nabil «Dunga» (Pyramides) et Mahmoud Hassan (Trezeguet) (Aston Villa)

Attaquants : Mohamed Salah (Liverpool), Ahmed Hassan «Coca» (Olympiakos), Hussam Hassan (Smouha), Mustafa Mohamed (Zamalek)

Réservistes : Muhammad Majdi «Afsha», Hussein al-Shahat, Mahmoud Abdel-Moneim «Kahraba», Marwan Mohsen (Al-Ahly), Mahmoud Hamdi «Al-Wansh» et Youssef Ibrahim «Obama» (Zamalek), Ali Jaber (Pyramides) et Marwan Hamdi (Wadi Degla)

Yacine DIENG

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