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Cameroun : les regrets d'Alex Song

Ancien grand espoir du football camerounais, Alexandre Song n’a jamais réussi à confirmer les espoirs placés en lui. De son aventure avec les Lions indomptables, on en retient, en revanche, les frasques et coups de sang. Un passé que regrette aujourd’hui le joueur de 32 ans. 

Après les bêtises, l’heure des regrets pour Alexandre Song. Considéré à ses débuts comme le futur du football camerounais, l’ancien joueur d’Arsenal n’aura finalement laissé que de mauvais souvenirs avant de finir dans un anonymat qui contraste fort avec son talent. Aujourd’hui âgé de 32 ans, il n’a que des regrets comme récompense d’une carrière jadis prometteuse. « Mon plus grand regret, c’est de n’avoir rien gagné. Peut-être aussi d’avoir voulu défendre des choses qu’il ne fallait pas défendre », regrette le vice-champion d’Afrique 2008, dans une conversation live sur son compte Instagram.

Face aux internautes, l’ancien milieu de terrain des Lions indomptables s'est lâché, dévoilant quelques secrets de son passé tumultueux au sein de la Tanière. L’un des épisodes les plus marquants reste sa brouille avec le sélectionneur du Cameroun, Paul Le Guen, lors de la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud. À l’origine, la décision du technicien français de ne pas le titulariser au match d’ouverture des Lions face au Japon. « Deux jours avant le match, Paul Le Guen fait la mise en place avec ceux qui vont jouer. Et il ne m’aligne pas. Je vais le voir, je dis coach, c’est quoi le problème ? Il me dit + je pense que ceux qui sont là sont meilleurs+. Je lui réponds + Non. Je suis meilleur que tous ceux qui sont ici et qui jouent à mon poste. Si vous voulez, on fait deux équipes de onze joueurs, on appelle n’importe quel entraîneur au monde, si celui qui va jouer à ma place est meilleur que moi, je m’assoie », relate-t-il.

Mais ce coup de sang ne fit pas reculer le technicien français. « Je lui dis (Ndlr : à Paul Le Guen), si le Cameroun perd, tu vas me faire jouer sans le vouloir, et ça ne sera plus à ton niveau ». Dès lors, le revers des Lions et le rendement moyen de l’expérimenté Jean II Makoun, qui lui a été préféré, le confirment dans ses convictions. « On joue le match, et on le perd. Le lendemain aux entraînements, Paul Le Guen me dit : + avant le premier match, tu m’as dit que tu étais le meilleur. Alors, le deuxième match arrive, prouves moi que tu l’es+. Je l’ai insulté. J’étais énervé parce qu’il m’a gâché une Coupe du monde. C’était pour moi un rêve de gamin. C’est cette affaire qui m’a enlevé le goût de la Coupe du monde », soutient-il.

L’ancien Gunner accepte malgré tout de disputer le deuxième match contre le Danemark, après une intervention des autorités fédérales et du ministère des Sports. Les Lions perdent (1-2) et se font éliminer par les Danois. Alex Song rumine sa colère et sa déception en attendant l’heure de la revanche. Une occasion qui allait se présenter quatre ans plus tard au Brésil.

Brésil 2014, la descente aux enfers 

En 2014, le Cameroun et Alex Song retrouvent la Coupe du monde. L’ex-Barcelonais arrive au Brésil avec l’espoir de faire oublier ses déboires en Afrique du Sud. Mais l’histoire va virer au cauchemar dès la deuxième rencontre face à la Croatie. Alors que les Lions indomptables menaient la résistance, Song pète, en effet, les plombs et assène un coup de coude inexplicable à l’attaquant croate Mario Mandzukic. Expulsion et fin de Coupe du monde. Le début de la fin. « Même quand je rentre au vestiaire, je ne réalise pas encore le geste que j’ai commis. C’est quand j’ai eu Kélyan et Nolan (ses enfants, NDLR) au téléphone, qui me demandent +papa, qu’est-ce que tu as fait ?+, que j’ai réalisé que j’avais commis une grosse bêtise. Ce n’est pas une erreur à commettre sur un terrain de football. C’est quelque chose que je n’aurai pas dû faire », regrette-t-il.

Et six ans après, Alex Song a toujours du mal à se pardonner ce geste qui lui a valu beaucoup de moqueries et, au Cameroun, une énième débâcle au Mondial. « Si je ne commets pas cette bêtise, je pense que le Cameroun peut faire quelque chose. J’en suis convaincu. C’est moi qui tue ce match-là avec cette action. »

Clap de fin

Cet épisode va, de fait, précipiter sa descente aux enfers et la fin de son aventure en équipe nationale. « Ma femme était malheureuse, mes enfants étaient malheureux. J’ai rendu tellement de gens tristes que je me suis dit qu’il faut arrêter. J’ai arrêté pour mes enfants, parce qu’ils n’étaient pas heureux », confesse le désormais ex-joueur du FC Sion. Courtisé en 2016 par le sélectionneur de l’époque, Hugo Broos, pour les éliminatoires de la CAN 2017, Alexandre Song décline l’offre du Belge. Il quitte ainsi les Lions sur le triste épisode du Mondial 2014 dont il porte encore le poids. Et devra encore vivre avec les regrets d’être passé à côté d’une carrière des plus prometteuses.

Yann Ken

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