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LUCARNE: Messi dans le texte

On a glosé, aligné aussi des flots de regrets et essayé de deviner ce que deviendrait le Barça sans Lionel Messi. Et ce que ce dernier pourrait lui-même devenir en dehors du cadre qui l’a vu naître, grandir et s’affirmer. Mais finalement, Messi reste. Il va honorer la dernière année de son contrat, jusqu'en juin 2021. L’imbroglio n’a duré qu’une dizaine de jours avant que lui-même ne siffle la fin de la récré.

Lorsqu'on aime le Barça, on ne peut être que rassuré. Rassuré de savoir que même s’il reste en traînant les pieds, contraint et forcé, Leo s’engage à ne pas entrer dans les terrains en laissant derrière lui sa volonté, son envie, son talent et son désir de victoire. D'ailleurs, il l'affirme: «Je vais continuer ici. Je donnerai le meilleur de moi-même pour atteindre tous nos objectifs». Mais le premier test est attendu dès le 12 septembre prochain. Quand le Barca fera face à Elche, pour sa première journée de Liga.

L'ombre de son ombre

On voit cependant que le cœur n’y est pas. Que les années qui ont passé lui pèsent. «J’ai dit à la direction, et en particulier au président, que je voulais partir. Je pensais que c’était le moment, que le club avait besoin de joueurs plus jeunes et je pensais avoir terminé mon cycle ici. Cette saison a été très compliquée pour moi. J’ai beaucoup souffert aux entraînements, sur le terrain et dans le vestiaire», explique la Pulga. Ses difficultés sur le terrain, on n’avait pas besoin d’avoir une expertise «ès football» pour s’en rendre compte...

Depuis qu’il a franchi la barre fatidique des 30 ans, Lionel Messi ne brûle plus du feu sacré de ses vertes années! Il a vécu les défaites les plus emblématiques de cette période comme un somnambule. En quarts de finale de Ligue des champions en 2018 (4-1 et 0-3), il était inerte à regarder l’As Rome désarticuler le Barça. Il s’est montré sans ressources pour s’opposer à la déroute des «Blaugrana» devant Liverpool (3-0 et 0-4) en demi-finale de LDC en 2019. Et c'est complètement éteint, qu'il subit l’humiliation suprême infligée par le Bayen (8-2) cette année, en 8e de finale de la même compétition.

Ce fut toutefois le coup fatal! «Ça a été très dur. Nous savions que c’était un adversaire très difficile, mais pas que ça allait se finir comme ça, avec cette image si mauvaise pour le club». Pour lui aussi. Cette progressive descente aux enfers rappelle que la superbe machine à jouer, qui a pourtant enjoué le monde, ne vit plus de sa dynamique qui était enchantement.

Pseudo-influence

Par contre, les souffrances aux entraînements et dans le vestiaire que Messi évoque ne pouvaient s’afficher dans cette extrême nudité. Dans ces deux espaces privés et semi-privés, on le pensait à la baguette pour donner le «la» et moduler la tonalité du jeu du Barça. Mais en soutenant que «le président ne faisait pas vraiment attention à ce que je disais», l’homme, qui paraissait aussi central qu’influent dans l’architecture du Barça, affiche ainsi une incapacité insoupçonnée. Ramené à une dimension qu’on n’imaginait pas. Il n’est plus cette individualité qui planait au-dessus des autres, dépassant la norme pour porter ses particularités comme une évidence.

Néanmoins, on ne pensait surtout pas que Messi était du genre à se faire «dribbler». On le croyait imprenable à ce jeu de l’entourloupe par lequel il a transformé presque tout le monde en bourrique sur les terrains de foot. Mais lui-même confesse: «Le président m’a dit qu’à la fin de la saison je pourrais décider de m’en aller ou de rester. Et finalement il n’a pas tenu parole». Josep Maria Bartomeu n’a pas été disert dans la polémique de ces derniers jours. Posant comme préalable à tout départ du joueur, le versement des 750 millions d’euros fixés comme clause libératoire, il a laissé cet argument massif le décourager.

Rentabilité dévaluée

L’ardoise était lourde. Cependant, des velléités se sont faites sentir. On l’a pressenti au Paris Saint Germain, chez Manchester United et même à la Juventus de Turin. Mais peut-être que Messi, à 33 ans, n’est plus une valeur marchande d’avenir. Il a fait son histoire avec Barcelone. Plus personne ne peut en faire une autre «marque déposée». Un cas qui rappelle celui de Ronaldo. Le maillot «noir-blanc» de la Juve ne donnera jamais au Portugais une identité plus marquante que ce qu’il fut sous la tunique immaculée du Real Madrid avec laquelle il a illuminé le monde.

A 33 ans donc, Messi est devenu un joueur «ordinaire», même s’il refuse de tomber bas. «Je n’irai jamais en justice contre le club de ma vie, cela ne m’est jamais passé par la tête», clame-t-il. Tant mieux! Dans un an, il pourra partir avec les honneurs conformes à sa grandeur.

Tidiane KASSE

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