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Maradona, le créateur

Un jour après la mort de Diego Maradona, survenu le mercredi 25 novembre, on commence à se faire à l’inéluctable. Mais l’évidence a du mal à s’ancrer dans les esprits. Certes, Diego n’était plus de la fête depuis longtemps. Depuis que son addiction à la drogue l’avait pratiquement détruit et livré à la déchéance en pleine Coupe du monde (1994). Mais le monde retient ce que nul ne peut oublier. Ce que Maradona a laissé pour le football. Et c’est énorme!

Né pour le foot, fait par le foot

Il ne jouait plus que les intermittents du bord de touche, mais il était resté El Pibe de Oro. Devenu entraîneur ici où là à travers le monde, ayant trôné sur la sélection argentine (Mondial 2010) et dispensé son savoir aux Emirats arabes unis ou en Biélorussie. Ses pérégrinations autour du globe ne lui ont jamais perdre le sens de sa vie, toutefois. Il était né pour le foot et s’est fait par le foot. Le football tente de le lui rendre.

Maradona, décédé le 25 novembre dernier, était une féerie sur un terrain de foot. Court sur pattes (1,65m), avec une poitrine faite comme une table de billard et des cuisses d’haltérophile, il avait la cheville leste et la course volontaire. Son football fut différent de ce que les académies formatent. Diego respirait la liberté des terrains vagues de Buenos Aires, avec ce que fonde la rudesse des castagnes. Et la vélocité de ceux qui ont appris le foot en jonglant avec les pierres et en driblant les rebonds. On l’a souvent comparé à Pelé. Les époques diffèrent, les footballs aussi, ainsi que leur expression propre. Maradona était un créateur, Pelé était un inventeur.

L'alchimiste du Calcio

La carrière de Diego est constellée de sublimes chevauchées. Devant lui, on se retrouve avec un foot recréé. Tout ce qu’on aurait pu faire de simple sur un terrain, il avait l’art de le concevoir différemment. Un contrôle orienté pour se débarrasser d’un adversaire. Jouer de la poitrine pour se mettre la balle dans le sens de sa course. Fouetter un coup franc sans avoir besoin d’élan, etc,, rien n’était pareil avec lui. Au vu de son physique, il paraissait gauche. Il n’avait ni l’allure seigneurial d’un Cantona, ni la course féline d’un Ronaldo. Mais quand on ajoutait un ballon à la photo, l’image prenait tout son sens.

Pétri en Argentine, il mit deux saisons à souffrir en Espagne avec le FC Barcelone (1982 -1984). Se fit péter la cheville lors d’un Barça-Atletico Bilbao, avant d’aller exposer à Naples (1984-1991) un talent désormais adapté à la rigueur et à la rudesse du foot européen.

Là, au pied de la statue de Saint Paul (San Paolo), il devint dieu! A lui seul, il fit de Naples, une équipe banale, le nec plus ultra, transformant le sud pauvre de l’Italie en pays des merveilles. Devant les Platini, Boniek, Zico et autres stars du moment, dans un pays devenu l’Alpha et l’Omega du foot mondial, il fit de ces rivalités individuelles sur le terrain, une alchimie d’expressions collectives qui feront du Calcio l’élixir le plus fin dans le monde. Le championnat le plus abouti sur le Vieux continent, entre l’Espagne, l’Allemagne et l’Angleterre.

Un rebelle s'en est allé

Mais c’est sur ces terres d’aboutissement quasi ultime et d’élévation pour des weekends de foot exquis, que se sont ouvertes les voies de la déchéance. La facilité d’une vie riche et une gloire naissante autour du ballon allaient le faire dériver vers les chemins de traverse pour le guider vers la drogue. Ce qui se devinait en Espagne deviendra une fatale évidence en Italie. Maradona n’en avait sans doute pas besoin pour réciter son spectacle du weekend. Le jeu était en lui. Nul besoin d’un adjuvant pour le porter à son expression totale. Mais c’est en «cocaïno dépendant» qu’on l’a vu se consumer progressivement, entrer dans les terrains l’air second et laisser les faits divers des nuits italiennes le rattraper progressivement. Et si Diego avait toujours le foot dans la tête, il ne l’avait plus dans le corps.

Durant les derniers instants de sa vie, son physique ne tenait plus. On l’a vu le corps complètement détruit dans les réseaux sociaux. Il y avait cependant en lui quelque chose de plus éternel : fils du ghetto, Diego était préoccupé par la vie des petites gens. Et si une chose l’accompagnera dans sa tombe, ce sont les tatouages de Fidel Castro sur son mollet gauche et de Che Guevara sur son bras droit. On n’a pas vu son cœur, mais il avait sans doute la forme d’un ballon. Un rebelle s’en est allé.

Tidiane KASSE

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