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Marie Gnahoré veut recourir pour la Côte d'Ivoire à 44 ans

Marie Gnahoré

Ancienne star de l’athlétisme ivoirien dans les années 1990 et début 2000, Marie Gnahoré ne veut pas ranger ses pointes. A 44 ans, l’ancienne sprinteuse espère toujours courir pour la Côte d’Ivoire. Et service de guide pour la renaissance du sprint ivoirien.

Après des années à défendre le drapeau ivoirien au plus niveau, Marie Gnahoré reste encore une passionnée des courses. 17 ans après sa retraite, l’ancienne vedette de l’athlétisme ivoirien refuse de ranger ses pointes. La sprinteuse qui a vécu ces dernières années en France est de retour dans son pays avec de nouvelles ambitions de conquête. «Mon retour à Abidjan me permet de renouer les liens avec la fédération ivoirienne d'Athlétisme et mon pays afin de les représenter encore dans différents championnats», fait savoir la spécialiste du 4x100 m dans un entretien avec Sport-Ivoire.

Un retour à 44 ans

Mais à 44 ans, ce rêve de retour paraîtrait utopique aux yeux de beaucoup de gens. Mais Marie Gnahoré sait où elle met les pieds. Elle veut certes reprendre la course «mais en tant que vétéran. À 44 ans aujourd'hui, je continue de courir. Le message que je souhaite faire passer c'est qu'il n'y a pas d'âge pour courir. Tant que nos os nous permettent de courir, on peut avancer et aider son pays à glaner encore des lauriers», confie celle qui a porté haut les couleurs ivoiriennes de 1994 à 2003.

Marie Gnahoré sacrée championne de la catégorie 40F sur 100m aux Championnats de France Masters 2020.

Marie Gnahoré rappelle ainsi un beau souvenir des Ivoiriens dont elle a incarné l’espoir aux  Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Un flambeau également porté aux Mondiaux de Japon en 1999 et à Paris en 2003, année de sa retraite. Sans compter les Jeux de la Francophonie en 2001. Un beau parcours même si l’absence de médaille assombrit un peu le tableau. Et loin de cette époque glorieuse, Gnahoré regarde vers l’avenir mais jette un regard cru sur le présent et la perte de vitesse de l’athlétisme ivoirien.

Redonner à l'athlé ivoirien ses lettres de noblesse

Pourtant, à son époque, la Côte d’Ivoire était un creuset de grands athlètes. Au début des années 2000, ils étaient les plus vue sur la scène internationale derrière le Nigérians. Mais aujourd’hui, à part Marie José Talou, c’est le grand désert. «Après la belle époque des Ibrahim Méité, Hamed Douhou, Yves Sonan, Ndri Pacôme, Bitré Irié, Souleyman Méïté chez les hommes et chez les dames Louise Ayétotché, Makaridja Sanganoko, Amandine Allou Affoué et moi-même bien entendu, il y a eu un grand vide. Et la responsabilité est plus fédérale qu'au niveau des athlètes. Si à la base, il n'y pas l'amour de la chose et si les organisateurs n'initient pas les jeunes très tôt à cette épreuve, ce n'est pas à 20, 25 ans qu'ils l'aimeront et en seront des virtuoses», regrette la championne de France Masters 2020.

Marie Gnahoré pose avec sa médaille de championne de France 2020 Catégorie 40F sur 100m.

C’est justement pour redonner à l’athlétisme ivoirien ses lettres de noblesse que la «mamie» sprinteuse a décidé de faire son come-back. Et elle revient avec sa petite idée. «Il faut bien organiser les choses au niveau fédéral. Et après, organiser la structure athlétique des entraîneurs et des entraînements pour aider les spécialistes du relais à émerger. Pour ma part, je suis là pour apporter ma contribution en terme de conseil et également pour que nous travaillions ensemble», dit-elle. Non, Marie Gnahoré n’a pas perdu son âme de championne.

Jim CEESAY

 

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