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Maroc: Enfin des contrats pro pour les joueuses!

Le Maroc avance doucement, mais sûrement, dans la relance du football féminin. Ce jeudi 6 août, la Fédé et la Ligue nationale de football féminin (LNFF) ont signé un contrat d’objectifs pour mettre en place un nouveau championnat de 1e et 2e divisions à partir de la saison prochaine. Salaires des joueuses, coachs, contrats obligatoires, promotion de la petite catégorie… Tout y est.

Le Maroc s’engage enfin dans la promotion du foot féminin. Après plusieurs années de tâtonnement, cette fois devrait être la bonne. En effet, la Fédé et la Ligue nationale de football féminin (LNFF), dirigée par Khadija Illa, ont conclu un contrat d’objectifs. Il vise à «définir les conditions dans lesquelles la FRMF apporte son soutien technique et financier aux clubs qui participent aux compétitions gérées par la LNFF».

Relancer la machine

Le championnat de 1e et 2e division, interrompu par le Covid19, sera ainsi relancé la saison prochaine. Ce sera avec 14 équipes en D1 et 30 en D2, réparties en 2 groupes. La saison 2021/2022 verra une D2 à 28 équipes, logées dans 2 groupes de 14. Mais le contrat d’objectifs vise aussi le lancement d’un championnat féminin U17, ainsi que des championnats de ligues régionales pour les U15.

Pour relever le niveau cependant, plusieurs conditions sont d’ores et déjà fixées. Ainsi, l’entraîneur de l’équipe féminine en D1 devra disposer de la licence B. Toutefois, à partir de la saison 2022/2023, la licence A sera obligatoire. Si l’entraîneur principal est un homme, «le poste d’assistant reviendra obligatoirement à une femme». Mais «celle-ci devra disposer de la licence C, puis de la licence B à partir de la saison 2022/2022», indique aussi la Fédé.

En D2, chaque équipe sera coachée par un entraîneur disposant de la licence C, puis de la licence B à partir de la saison 2022/2023. L’assistant sera obligatoirement une femme «si l’entraineur principal est un homme». Cependant, elle devra avoir la licence D, puis la licence C à partir de la saison 2022/2023.

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Faouzi Lekjaâ veut se montrer ferme et insiste sur la nécessité de nettoyer le milieu. Tous ceux qui gravitent dans le milieu devront avoir «la conviction et la passion. Il n’y aura pas de place pour les personnes qui ne sont pas passionnées par le football féminin ». Le message du patron de la FRMF s’adresse directement à certains dirigeants et responsables attirés par l’appât du gain et le poste. Non pas par la discipline.

Enfin des contrats pour les joueuses

Les clubs de D1 et D1 doivent qualifier 25 joueuses pour l’équipe Senior et le même nombre pour chaque catégorie d’âge. En senior toutefois, le contrat pro est exigé. Il s’agit d’une mesure visant à garantir un revenu minimum aux footballeuses. Dans la feuille de match, les clubs devront aussi inclure 4 joueuses âgées de moins de 21 ans.

La plus grande nouveauté de ce contrat d’objectifs reste le salaire minimum fixé pour une joueuse. En D1, il est d’environ 350 euros (environ 230 000 FCFA), soit un peu plus que le SMIG dans le secteur public. Bien qu’il soit encore loin des émoluments des joueurs, il a au moins le mérite d’exister. En D2 cependant, les joueuses vont gagner environ 260 euros par mois. Mais l’entraîneur en D1 aura un revenu minimum de 500 euros contre 350 pour celui de D2.

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Concernant le volet financier, la Fédé et la Ligue s’accordent sur une subvention de 120.000 euros pour les clubs de D1 et de 80.000 pour ceux de la D2. Certains la jugent toutefois «insuffisante». Cependant, toucher à cette aide obéira à plusieurs critères notamment. «L’octroi de cette subvention est conditionné par l’existence d’un comité directeur élu et fonctionnant conformément aux textes de loi et règlements en vigueur». En outre, «les clubs doivent tenir leurs assemblées générales à la fin de chaque saison et avant le début de la saison suivante». Aussi, «un compte bancaire spécial est créé par chaque club pour recevoir uniquement les montants débloqués par la FRMF». Ce compte permettra de payer les salaires et primes des joueuses et du staff. Ainsi que les frais médicaux, les équipements et les frais de déplacement.

«On a perdu assez de temps»

La Fédé et la Ligue ont déjà fixé les règles. Ainsi, chaque club de D1 et D2 devra « s'entraîner au moins 8 heures par semaine soit 4 séances. En U17, 6 heures sont prévues, tout comme chez les U15. «On a perdu assez de temps», a martelé Lejkaâ, qui fixe les objectifs pour les sélections : «se qualifier régulièrement en Coupe d’Afrique chez les jeunes, se classer leader au niveau continental». La balle est désormais dans le camp des différents responsables de la discipline. Pour la promotion de la discipline, la Fédé travaille actuellement sur un sponsoring. Le nom du futur partenaire sera dévoilé prochainement a indiqué Lekjaâ.

Momo HADJI

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