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Massamba Lo Sambou : «Dans mon club à Taïwan, je joue avec mon président»

Le défenseur international sénégalais (4 sélections) Massamba Lo Sambou a repris au mois de mars le fil d’une carrière interrompue un an plus tôt, après son départ de Mongolie. L’ancien joueur de Monaco et Nantes, finalement devenu en globe-trotter, s’est engagé pour un an au mois de février avec Taïchung Futuro FC, un club de Taïwan. Avec la ferme intention de continuer à prendre du plaisir sur les terrains.

De notre correspondant en France,

 

Massamba Lo Sambou.
Massamba Lo Sambou.

Sportnewsafrica : Vous aviez quitté Ulaanbaatar City FC, en Mongolie, début 2020 et un an plus tard, vous êtes de retour en Asie…

Massamba Lo Sambou : Oui. J’étais en fin de contrat dans mon club en Mongolie. J’étais revenu en France pour y retrouver ma famille. Et puis, il y a eu la crise sanitaire. J’ai eu des propositions venant de Pologne, de Lettonie, quelques contacts en France dans des clubs de National 2 et 3. Je m’interrogeais aussi sur ma reconversion que j’imagine, évidemment, dans le milieu du football. J’ai estimé que j’avais encore envie de jouer. Je me sens bien physiquement, et pendant cette période d’inactivité, je me suis entretenu. Puis un jour, j’ai reçu un appel de l’entraîneur des gardiens de la sélection de Mongolie, un roumain qui parle français et dont j’étais proche. Il m’a dit qu’il avait signé à Taiwan avec l’équipe nationale, qu’il avait parlé de moi à l’entraîneur, Vom Ca-nhum, qui se trouve être aussi le sélectionneur de Taïwan. Et ce dernier m’a alors appelé plusieurs fois, en me disant qu’il était très intéressé par mon profil, mon expérience.

Quelle fût votre première réaction ?

Je l’ai écouté. Je me suis aussi renseigné sur Taïwan, et sur la ville de Taïchung. J’ai eu de très bons échos. Et j’ai accepté. On m’a proposé des bonnes conditions contractuelles, j’ai eu la garantie que le club était sérieux, bien structuré, professionnel et qu’il respectait ses engagements. J’ai donc accepté et je me suis rendu à Taïwan. Je suis d’abord arrivé à Taipei, la capitale, où je suis resté en quatorzaine, à l’hôtel. Puis je suis allé à Taichung, une ville de près de 3 millions d’habitants. Le club a fait en sorte que je trouve vite un appartement, que je n’aie à me concentrer que sur le football, ce qui est très important. Et puis, détail amusant, le propriétaire du club, Komori Yoshitaka (34 ans), est également un joueur de l’équipe. Je joue avec mon président. Il est d’origine japonaise et a même été naturalisé Taïwanais. Il va d’ailleurs jouer pour la première fois avec la sélection nationale en juin, contre le Népal, l’Australie et le Koweït en qualifications pour la Coupe du Monde 2022.

Avez-vous pu vous faire une première idée du niveau du football taïwanais ?

J’ai pour l’instant disputé trois matches. Comme je suis resté en quatorzaine, que j’ai dû me remettre à niveau avant de rejouer, et que le championnat est interrompu en raison de la trêve internationale. Comme partout, il y a des différences de niveau. Je n’aime pas trop comparer avec ce que j’ai connu. Disons que les joueurs sont plutôt techniques, rapides, très vifs. Il y a des équipes, comme Futuro, qui cherchent à repartir de derrière. Le jeu est globalement rapide, avec beaucoup de courses. J’ai signé un an, je pourrai faire une meilleure analyse dans quelques mois. Le club m’a engagé pour profiter de mon expérience, car j’ai notamment joué en France (Monaco, Nantes, Le Havre). D’ailleurs, le coach m’a proposé de faire partie du staff de la sélection, pour travailler avec les défenseurs. On va voir si cela est possible.

 

«L’Inde, c’était incroyable. (…) J’ai affronté Anelka, Trezeguet, Ljungberg, Del Piero, Materazzi…»

 

Comment se passe votre quotidien ?       

La vie est agréable. C’est un pays sûr, très développé, il y a une vraie discipline collective, c’est animé. Le quartier où j’habite est sympa, il y a des commerces un peu partout. Les gens sont cools, accueillants. Je commence un peu à découvrir la ville. Je n’ai pas encore pu voir grand-chose du pays, car l’équipe ne s’est pas beaucoup déplacée depuis que je suis là. En ce moment, il fait très chaud, donc nous devons nous entraîner parfois très tôt le matin. Le seul problème, c’est que je suis seul ici, puisque ma femme et mes enfants vivent en France. Il y a Skype, le téléphone, mais on va voir comment s’organiser pour qu’ils puissent venir pour les vacances, ou que je rentre quelques jours en France. Mais avec la Covid-19, c’est compliqué.

Vous avez joué dans de nombreux pays : Grèce, Chypre, Andorre, Inde, Lettonie, Mongolie, et désormais Taïwan. Que retenez-vous de toutes ces expériences ?

Beaucoup de positif. Quand je suis parti pour la première fois, en Grèce (Atromitos Athènes, en 2010-2011), ça a été difficile, car je ne parlais pas anglais. Pour communiquer, c’était compliqué. J’ai donc appris cette langue, et cela m’a servi, notamment à Chypre, en Inde ou en Lettonie. Evidemment, je ne peux pas comparer une expérience à Andorre (FC Lusitanos, 2017-2018), où la vie est identique à celle que je connais en France, avec une autre en Inde (North Esat United, 2014-2015) ou en Mongolie. Les cultures sont différentes. La Mongolie, par, exemple, fût une très belle aventure, j’ai découvert un pays surprenant. Je suis quelqu’un de curieux. Si je peux exercer mon métier en découvrant de nouveaux pays, c’est très bien.

Quel est celui qui vous a le plus marqué ?

J’ai aimé la Mongolie, mais je garde un très souvenir de l’Inde. Sportivement, j’ai affronté des joueurs comme Nicolas Anelka, David Trezeguet, Fredrik Ljungberg, Alessandro Del Piero, Marco Materazzi… On jouait dans des stades où il y avait souvent beaucoup de spectateurs, une ambiance incroyable. On jouait tous les trois jours, on voyageait sans cesse. La Lettonie, aussi, c’était surprenant. J’étais à Valmiera, une petite ville. Il y a le froid, le fait de ne pas voir le soleil pendant plusieurs semaines. Au moins, on reste focus sur le foot (rires). J’ai 34 ans, j’ai vécu de belles choses, et j’ai encore envie de jouer plusieurs années, de découvrir.

Alexis BILEBAULT

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