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MMA : Simon Biyong, le peintre "qui vous refait  le portrait"

Dans l’univers du Mixed Martial Arts (MMA) camerounais, Francis Ngannou est une identité remarquable : une des grosses pointures de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la célèbre ligue de MMA américaine.

Pourtant, dans l’ombre du « Prédator », un autre jeune talent en herbe trace son sillon, à cent lieues du pays de l’Oncle Sam. Simon Biyong, 29 ans, est une bête des cages en Italie où il réside, et sa réputation a déjà traversé les frontières siciliennes.

Cet athlète de 29 ans, champion du monde des mi-lourds de l’Extreme Fighting Championship (EFC) est aussi artiste peintre de formation.
Confiné à son domicile dans la ville de Gênes, cette trêve involontaire lui redonne l'occasion de retourner à son premier amour : la peinture. « Je peignais beaucoup, mais avec les entrainements ce n’est plus évident. Je m’entraine deux fois par jour, et lorsque je prépare des matchs importants, c’est trois fois par jour. Maintenant, je le fais dans la nuit avec plus de tranquillité lorsque mon fils est endormi », révèle cet ancien basketteur et bodybuilder dans une autre vie.

Champion du monde de EFC
Simon Biyong a connu une année 2019 aboutie et poursuit sa longue marche vers l’UFC, la célèbre ligue américaine.

En deux ans à peine de pratiques de la boxe, il s’est déjà adjugé un titre de champion du monde, dans la catégorie des mi-lourds de la Extreme Fighting Championship (EFC), la seule ligue africaine de MMA.

Il l’avait obtenu en septembre 2019 à Johannesburg, en défonçant par KO son adversaire sud-africain Quinton Rossouw.

En décembre 2019, il remettait sa ceinture en jeu au Japon, face au Russe Vitaly Shemetov, qu’il dominait également par KO. Biyong bouclait ainsi l'année en triomphant dans ses 4 combats.

Il espérait aborder l’année 2020 avec plus d’ambitions, mais c’était sans compter avec la pandémie du coronavirus, qui a provoqué l’arrêt de l’ensemble des activités sportives à travers le globe.

« En avril (2020) je devais défendre mon titre en Afrique du Sud. Mais les frontières sont fermées », a-t-il confié dans un entretien ouvert sur son compte Facebook.

Simon Biyong n’était pas prioritairement prédestiné à la pratique du MMA, au départ de son Cameroun natal. Il arrive en Italie pour poursuivre ses études, et s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Gênes. Pendant qu’il fait ses humanités, le futur champion du monde EFC découvre le MMA en fin 2016.

«C’est un sport que j’ai découvert à la télé, en regardant des combats sur YouTube, et ça m’a intéressé », raconte-t-il.

Il découvre un centre d’entrainement, mais l’accès y est conditionné par la présentation d’un certificat médical. Un luxe qu’il ne pouvait se permettre aisément. Il mit alors à contribution ses talents d’artiste peintre, en concevant des toiles qu’il commercialisait pour essayer de se faire des sous. L’argent récolté lui permit de régulariser sa situation sanitaire et de payer son inscription au club d’entrainement avec l’ambition d’arriver au sommet.

« C’était juste une pratique pour le divertissement. C’est mon coach (Mauro Salis, NDLR) qui m’a poussé à découvrir une autre partie de moi. J’ai découvert que je pouvais être un athlète parce que faire le sport, c’est une chose, mais être un athlète, c’est une autre histoire. Etre athlète professionnel, c’est un métier ».

Ngannou, une inspiration
Simon passe ainsi du statut d’amoureux de la discipline à celui d’amateur, et désormais de semi-professionnel. Il rêve de découvrir les cages de la prestigieuse UFC, mais n’en fait pas une obsession pour l’instant.
« Pour le moment, je prends les combats les uns après les autres », ajoute-t-il.
Le jeune champion est un grand admirateur de l’icône camerounaise de l’UFC, Francis Ngannou, même s’il n’a pas encore eu l’opportunité d’apprendre à ses côtés.
« Francis Ngannou, c’est un grand-frère pour moi, c’est une inspiration. On n’est pas en contact. Il est assez occupé. On veut tous que Francis nous prenne la ceinture de l’UFC. On veut un champion du monde au Cameroun. Si ce n’est pas lui qui prend cette ceinture, moi je viendrais le faire (rires) », déclare-t-il.
Dans la catégorie des semi-professionnels, Simon Biyong a un palmarès de 7 victoires et une défaite en 8 combats.

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