Muzambe, l’Ebène du rugby écossais

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Muzambe, l’Ebène du rugby écossais

Née au Zimbabwe, Panashe Muzambe est devenue depuis 2018, la première femme noire à jouer  pour l’équipe nationale féminine de rugby d’Écosse. Et pourtant, elle a découvert ce sport sur le tard.

Panashe Muzambe avait une insomnie à la veille de son premier match avec l’équipe nationale de rugby féminin d’Écosse. Les souvenirs ont commencé à défiler dans son disque cérébral. Se rappelant  d’où elle vient.  De loin d’ailleurs. Comme la vie nous réserve des surprises. 2018 fut alors le déclic dans sa carrière internationale.

La veille du début du tournoi des six nations, Panashe Muzambe a tant bien que mal tenté de cacher son émotion… écrasante. Surtout quand elle reçoit le coup de fil de son père pour lui faire savoir que sa petite fille du Zimbabwe était sur le point de représenter sa nation adoptive au rugby. Nashe a trimé pour arriver à ce niveau même si elle a rejoint avec son papa l’Écosse à l’âge de 12 ans. Les clivages, les regards pour lui rappeler qu’elle n’est pas d’ici,  n’ont jamais ébranlé la joueuse de 24 ans. Au contraire, sa motivation et son courage lui ont permis de franchir tous les obstacles.

«Je suis née et j’ai grandi au Zimbabwe. J’ai d’abord été élevé par mes tantes et mes oncles quand mon père allait au travail. Donc une grande partie de ma famille élargie a joué un rôle majeur dans mon éducation, et c’est très courant chez nous. Nous plaisantons sur le fait que la famille pour les communautés noires c’est tout le monde», explique la 3ligne.

Serena Williams comme modèle

Le rugby n’était pas sa passion première. Le tennis et le basket étaient  les sports favoris de Panashe Muzambe. Puis virage à 160° pour roucouler avec la balle ovale. Quel destin ! «Quand j’étais à l’Université Napier, une nouvelle équipe de rugby commençait à être constituée. J’ai littéralement basculé quand j’ai suivi une session d’essais avec un collège d’entraîneurs. A partir de ce jour, je suis devenu accro. Nous avons beaucoup joué au tennis au Zimbabwe. Les filles jouaient au tennis tout au long du trimestre et, pour moi, c’était Serena (Williams) qui se démarquait parce que non seulement elle me ressemblait, vous savez, mais elle était si puissante. Et je voulais juste l’imiter», fait remarquer Panashe Muzambe.

Le déclic surviendra quand un de ses coachs lui a glissé à l’oreille quelques mots d’encouragement . «Mon entraîneur de rugby à Napier, qui jouait pour l’Écosse, m’a parlé et m’a dit ”Nashe, je pense que tu pourrais faire quelque chose”. Parce que je ne connaissais pas beaucoup le rugby. Je ne savais pas vraiment si j’étais vraiment bon. J’avais juste l’impression d’être là-bas pour un kickabout tous les mercredis. C’était une motivation supplémentaire de me regarder à nouveau», explique Panashe Muzambe.

La suite, on la connaît. Les  matchs internationaux s’enchaînent. Et le mariage avec l’Ecosse dure toujours…

Jim CEESAY

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