fbpx
French VERSION
,

Nasser Larguet: «Passer à la phase active avec OM Africa»

Originaire du Maroc, Nasser Larguet peut bien parler des liens forts entre l’OM et l'Afrique. Notamment à travers OM Schools mais aussi le partenariat avec Diambars... Le directeur du centre de formation de l'Olympique de Marseille évoque également les signatures de Targhalline et Bamba Dieng. L’arrivée du Marocain et du Sénégalais est le symbole de l'avenir des relations entre l'OM et l'Afrique. Entretien.

Nasser Larguet, directeur du centre de formation de l'Olympique de Marseille
Nasser Larguet, directeur du centre de formation de l'Olympique de Marseille

Nasser Larguet, on est là pour évoquer la semaine spéciale OM Africa. On va tout d’abord évoquer les OM Schools, qui ont ouvert leurs portes dans le Maghreb. Quel bilan peut-on faire de cette première année ?

Le premier bilan est, pour moi, positif parce que c’était le lancement. C’était une première année. Avec la Tunisie, l’Algérie, il y a quelques prémices au Maroc. Un très bon travail a été fait par l’équipe de Laurent Colette. Avec Alejandro Requena. Il y a eu aussi un technicien qui a été recruté: David Boulanger. Il a fait un énorme travail avec les éducateurs pour exporter la méthodologie OM, les principes de travail. Et, il y a eu une très bonne réponse de la part des jeunes, qui ont accédé, justement, à ces programmes. Et, à ces OM Schools. Vraiment, l’OM a un très beau projet à ce niveau-là. On a de plus en plus de demandes pour ouvrir des OM Schools dans différents pays d’Afrique.

Des jeunes de OM School Tunis

Des jeunes de OM School Tunis

D’ailleurs, il y a une toute nouvelle école qui a ouvert ses portes au Nigeria. Ce qui montre aussi que le développement va se faire vers une autre partie de l’Afrique. Après le Maghreb, on passe à l’Afrique sub-saharienne.

L’Afrique subsaharienne est très intéressante. Parce qu’il y a des très bons gabarits, des potentialités vraiment très intéressantes, qui sont un peu différentes de l’Afrique du Nord. L’Afrique du Nord, c’est, je dirais, beaucoup d’endurance, de technique. Et puis, dans l’Afrique subsaharienne, il y a de la vitesse, de la puissance avec, bien sûr, de la technique. C’est vrai que ce sont deux mondes très différents. Mais, les OM Schools, c’est aussi pour développer l’activité football. À travers un emblème, qui est l’OM. Et, notamment, essayer de diffuser notre méthodologie, nos valeurs et notre savoir-faire.

«Faire des tournois en commun soit en Asie, soit en Afrique»

Entre l’OM et l’Afrique, il y a ce partenariat, avec Diambars. Ce centre de formation, cette équipe de foot aussi qui évolue en première division. Quels sont vos échanges actuellement ?

Bamba Dieng

Bamba Dieng

C’est un partenariat qui vient d’être achevé la saison dernière. On est sur les premiers pas de collaboration. Il faut savoir que Diambars fait partie des meilleurs centres de formation, des premiers centres de formation en Afrique qui avaient été mis en place, notamment à Dakar avec le président Saër Seck. Il y a eu un très bon rapport avec Jaques-Henri Eyraud pour ce partenariat. Un échange de procédés parce qu’ils ont aussi un savoir-faire et l’OM a un savoir-faire. Ils ont une très bonne aura sur le Sénégal, où il y a vraiment beaucoup de talents. On le voit dans les championnats européens et notamment le championnat français. Des fortes potentialités.

Et, donc, un audit a déjà été fait par un de nos responsables du recrutement. Aussi, au niveau médical, il y a un transfert de savoir-faire avec Abdou Sbihi, qui a aussi été du déplacement, pour un échange à la fois médical et sportif. Ainsi, il y a un très bon début, de très bons rapports et on va surtout accélérer. Malheureusement, le Covid-19 nous a bloqués. Dès que le Covid va être un peu derrière nous, on va passer vraiment à la phase active avec un échange d’éducateurs, formation des éducateurs, échange des jeunes, faire des tournois en commun soit en Asie, soit en Afrique. Donc, vraiment, c’est un très beau partenariat pour l’avenir de notre formation des jeunes et footballistique.

On parle de la formation des jeunes, de la post-formation. On évoque aussi dans ce domaine l’arrivée à l’Olympique de Marseille, pour renforcer l’équipe de National 2, de deux joueurs. Oussama Targharlline et Bamba Dieng. Deux joueurs qui viennent évidemment du continent africain.

Oui, Targhalline est un garçon arrivé la saison dernière pour faire des tests avec deux autres joueurs. Ils ont donné satisfaction dans l’ensemble du club. Que ça soit les techniciens du centre de formation, les recruteurs du centre de formation mais aussi d’André-Villas Boas, qui les a pris à l’entraînement sur une séance. Donc, un joueur qui est international. Effectivement, par rapport à notre début de saison avec la N2, c’était un peu compliqué et donc sur des postes intéressants, que ça soit milieu de terrain ou même attaquant, pour le petit Bamba, qui est assez atypique. C’est un genre de joueur que l’on n’a pas au club.

Oussama Targhalline

Oussama Targhalline

C’est pour ça que le recrutement de ces deux joueurs a été fait. Si on a l’équivalent au club, on ne va pas chercher à l’extérieur. C’est des joueurs, qui vont apporter un plus. Bamba étant un attaquant qui est puissant, qui est très adroit devant le but, assez rapide. Oussama Targhalline a une très bonne technique, très intelligent dans le jeu, avec un gros volume de jeu. Et, dernièrement, au niveau qualification pour la Coupe d’Afrique des nations U20, il a fait partie de l’équipe nationale du Maroc, il s’est qualifié. Et, il a marqué le but qualificatif pour son équipe.

«Nombreuses demandes d'ouverture d'OM Schools»

On le voit, il y a beaucoup d’échanges, beaucoup d’interactions entre l’Olympique de Marseille, son centre de formation et le continent africain. Quelles sont vos ambitions ?

Oui, par rapport à ce que vous dites, l’Afrique est une terre de football, comme Marseille. On sait que Marseille, c’est très hétéroclite. Il y a beaucoup de nationalités, il y a une population africaine assez dense. Les objectifs, à l’avenir, c’est de continuer à être bienveillant par rapport à ce continent. Avec des gens qui ont un amour pour l’Olympique de Marseille. On le voit. On le voit parce que l’équipe de Laurent Colette reçoit énormément de demandes de partenariat, énormément de demandes d’ouverture d’OM Schools.

Ça veut dire qu’il y a une bonne image de l’Olympique de Marseille en Afrique. On a envie. Que ce soit avec l’Afrique du Nord, que ce soit avec l’Algérie, avec la Tunisie, avec le Maroc. De nouer des liens encore plus forts sur le plan technique. Et, vous avez vu avec le Sénégal, le Nigeria. C’est vrai qu’il y a de vraies perspectives dans cette terre de football qu’est l’Afrique.

(Avec OM Africa)

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation

SNA FLASH NEWS

MERCATO

SPORTNEWSAFRICA,
LA RÉFÉRENCE DU SPORT EN AFRIQUE
TOUS LES SPORTS
LES SPORTIFS AFRICAINS
LES CLUBS AFRICAINS
LES GRANDES COMPÉTITIONS
LES SÉLECTIONS NATIONALES
SUIVEZ-NOUS SUR :
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram