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Aliou Badra, coach AS Otoho : « l’instabilité des joueurs, un réel problème »

AS Otoho champion de Congo
L'AS Otoho champion de Congo brandit son trophée

Coach Aliou Badra pour la quatrième fois d’affilée, l'AS Otoho est champion de la République du Congo. C’est devenu trop facile pour vous ?

Non, pas du tout facile. Ce n’est jamais facile de gagner. C’est toujours au bout du travail. C’est vrai que l’on a eu seulement deux défaites et trois matches nuls. L’équipe avait su faire la différence au bon moment durant la phase aller en enregistrant douze victoires et un nul. Poussés par le public et soutenus par les dirigeants, les joueurs ont fait le boulot durant toute la compétition. Félicitations à eux. Ce trophée est le leur.

Vous serez une nouvelle fois en Ligue des champions. Atteindre la phase de poules reste-t-il le principal objectif ?

Il faut d’abord retenir que nous sommes une équipe jeune car nous n’avons que six ans d’existence (AS Otoho fondée en 2014, NDLR). En six années seulement, nous avons quand même eu la chance de jouer la phase de poules de la Ligue des champions au moins une fois (2019). Il y a par contre des clubs qui existent depuis plus de cinquante ans, mais qui peinent jusqu’ici à atteindre cette étape. Nous sommes jeunes, on continue d’apprendre. Mais ce n’est pas une excuse du tout. En compétitions internationales, le niveau est un peu plus élevé. Ainsi, cette fois-ci, on va renforcer l’équipe de manière significative.

Aliou Badra, coach AS Otoho

Aliou Badra, coach AS Otoho

Quel compartiment souhaitez-vous renforcer ?

Si vous avez bien observé l’équipe, tous les trois secteurs nécessitent un véritable renforcement. Il va falloir donc apporter des corrections conséquentes ou idoines à tout le groupe. L’attaque, c’est le compartiment où nous avons péché le plus, même en championnat national. Il nous faudra donc chercher cette perle rare offensive, un tueur, un vrai renard de surface. En 2019, nous avons eu Guy Mbenza, mais on ne l’a plus aujourd’hui. L'AS Otoho a aujourd’hui besoin de ce genre d’attaquant.

Vous aviez pourtant Bersyl Obassi, meilleur buteur avec neuf réalisations à deux mois de la fin du championnat. L'AS Otoho l'a cependant laissé partir en Zambie…

Ici, au Congo, on a un grand problème avec les joueurs en général et les attaquants en particulier. C’est l’instabilité. Obassi est par exemple à son deuxième départ dans ces conditions. Mais là où il est allé, ça n’a pas marché. Et il est revenu. Ça nous cause d’énormes soucis d’un point de vue managérial. En 2019 par exemple, aucun de nos avant-centres qui nous ont aidés à conquérir le titre de champion du Congo n’était avec nous lors de la Ligue des champions. C’était vraiment difficile. C’est dire que l’instabilité des joueurs est un réel problème pour les dirigeants des clubs de football du Congo. Les jeunes sont en quelque sorte des otages d'agents. Ils quittent souvent les clubs sans prévenir les dirigeants.

John Ndinga-Ngoma

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