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Coronavirus: les footballeurs ivoiriens disent non à la baisse des salaire proposée par la LPF et l’AFI 

La crise sanitaire imposée par la maladie à coronavirus (COVID-19) affecte durement les clubs les clubs de football. Pour faire face à une situation qui devient de plus en plus intenable, la Ligue professionnelle de football et l’Association des footballeurs (AFI) ont tenté un deal.

Ainsi, au sortir d’une concertation entre la Ligue et l’association des footballeurs dirigée par l’ancien défenseur international et capitaine des Eléphants, Cyrille Domoraud, il a été décidé de verser 50% de salaires aux joueurs des 14 formations de la Ligue 1 pour les mois de mars et d’avril.

Cette décision, a été motivée, selon le président de la Ligue Sory Diabaté, par le fait que les clubs éprouvent de nombreuses difficultés.

«La situation actuelle est telle que les clubs ne sont pas dans les meilleures dispositions pour pouvoir faire face à tous les engagements. Et il fallait trouver un terrain d’entente», a-t-il déclaré.

Ainsi pour les mois de mars et d’avril, la LPF et l’AFI ont convenu du paiement de 50%, le mois de mai étant assujetti à l’évolution de la situation.

Le niet des joueurs

«Nous avons fait une forte recommandation au président de l’Association des footballeurs en activité dans l’optique de faire passer ce message auprès des clubs afin que la FIF ou la LPF ne soit saisie d’un éventuel manque de traitement en totalité de salaire qui est normalement dû dans le contrat», a précisé le président de la Ligue.

Malheureusement, ce qu’il redoute s’est confirmé. Et comme il fallait s’y attendre d’ailleurs. Instruits par l’AFI sur les différentes recommandations, les joueurs ont tout rejeté en bloc. L’arrêt du championnat et des séances d’entraînement relevant du domaine d’un cas de force majeure, ils ne sauraient payer le prix fort avec une réduction de salaire.

Pour eux, le mois de mars étant entamé, en l’espèce, il est dû dans son intégralité. La preuve, ont-ils soutenu, «des clubs, qu’on ne citera pas ici, l’ont déjà fait». Autres raisons évoquées, c’est la modicité des salaires pratiqués, «souvent en deçà du SMIG (60.000 F CFA) en Ligue1 et en Ligue2».

Une telle démarche, ont reconnu les joueurs, «quelle que soit la proportion, plongerait davantage les joueurs dans la précarité».

Les clubs de l’élite ayant perçu la totalité de la subvention fédérale et des droits télé, il est inacceptable qu’ils ne puissent pas faire face aux engagements contractuels. Ainsi ont-ils enjoint l’AFI de faire part de leurs réserves à la Fédération et à la LPF.

Les clubs toujours essoufflés

Certaines formations ont décidé de s’aligner sur la proposition de la Ligue et de l’AFI et même d’aller au-delà.

«Nous avons payé les salaires du mois de mars. Mais les paiements des mois à venir seront très difficiles. Toutes nos activités sont bloquées. Alors qu’hormis les subventions, c’est le comité directeur qui amortit le reste des charges», a expliqué le président de Bouaké FC, Issa Diabaté.

Avec une masse salariale de 80 millions FCFA, le paiement de 50% de salaire n’est certes pas la panacée mais peut aider à préserver les emplois en attendant un retour à la normale.

«Nous avons discuté avec les joueurs. Nous envisageons payer la moitié de leurs salaires. Si la situation se normalise et qu’il y a des entrées, nous leurs reverserons leurs dus», a-t-il précisé.

Mais quel sort pour ceux qui ne voudront pas marcher ? Sur la question, il ne tergiverse pas : «En tout cas, pour ceux qui ne sont pas d’accord, nous serons emmenés à résilier leurs contrats».

La situation est identique du côté de l’Africa, l’un des deux clubs phares du football ivoirien. Si son rival historique, l’Asec Mimosas ne connaît pas de crise de salaire, les Aiglons accusent même des arriérés de salaire avant le déclenchement de la crise sanitaire.

Et même le paiement de 50% de salaires recommandé demeure toujours problématique.

«La situation n’est pas du toute reluisante. Nous allons essayer de suivre ce qui a été dit mais ce sera vraiment difficile», a confié notre interlocuteur sous le sceau de l’anonymat. Même s’il admet que le club, par l’entremise d’une belle âme, a fait un don de vivres à l’équipe.

Du côté du Séwé Sport de San Pedro, une formation de Ligue 2, la tendance est au règlement intégral du salaire des joueurs. «La totalité des salaires des joueurs leur sera payée. Nous essayons de respecter nos engagements», a déclaré le président délégué du club de la cité portuaire, Hugues Lallier.

SNA vous en dit plus !

Pas de recommandation

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