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Etoile du Sahel : Lassaad Dridi à cœur ouvert

Lassaad Dridi coach ES Sahel

Coach Dridi, en début de championnat l’Etoile du Sahel était à la peine mais depuis votre arrivée, l’équipe a remporté tous ses 5 matchs. Quelle est votre recette ?

Le travail. Quand on vient dans un grand club comme l’Etoile du Sahel, on est, en effet, obligé de travailler dur. Je pense qu’on a bien travaillé même si on n’a pas eu beaucoup de temps. Chaque 3 jours, on a un match mais on a toutefois  essayé de rectifier le tir. On a ainsi parlé aux joueurs. Chaque joueur a notamment compris son rôle.  Pour le moment, je pense qu’on est donc sur la bonne voie. Mais, ce n’est pas suffisant. Il faut, en effet, essayer de recruter quelques joueurs pour renforcer l’équipe. Dans quelques mois, l’Etoile du Sahel que tout le monde connait en Tunisie et en Afrique sera ainsi à sa place. On verra cette grande équipe qui fera tout pour être à la hauteur.

Quel objectif  la Direction du club vous a assigné, cette saison ?

Quand on est dans un grand club comme l’Etoile du Sahel, on doit être sur le podium en championnat. Malheureusement, je n’étais pas là en début de saison. Mais on va faire le maximum pour atteindre cet objectif. Car, il n' y a que 5 points d’écart avec l’Espérance (1er, 31 pts). Tout est donc possible. Le plus important, c’est que les joueurs aient un bon état d’esprit. Qu’ils soient toujours prêts à se battre pour arracher la victoire.

On veut aller le plus loin possible que ce soit en championnat ou en Coupe CAF. Et après, on verra jusqu’où on peut aller.  Pour moi, il faut toujours se battre pour être les champions. Mais, il faut aussi être réaliste. On a un rival qui est l’Espérance de Tunis. Elle est aussi dans une bonne dynamique. Néanmoins, on peut y arriver mais il faut aussi recruter des joueurs de qualité dans des postes bien déterminés. Cela nous permettra d’avoir un groupe homogène de qualité. Je veux tout gagner mais il faut toujours être réaliste.

Vous allez rallier l’Eswatini pour jouer contre les Young Buffaloes. Est-ce que vous avez suivi les prestations de cette équipe ?

J’ai vu un seul de leurs matchs qui était télévisé. Au match retour (2e tour LDC CAF), ils ont perdu 4-0 contre Vita Club. Je n’ai pas cependant pas pu visionner le match aller à l’Eswatini. Ils avaient fait match nul 2-2. Ils ont au moins marqué 2 buts contre un club comme Vita Club. Donc, il faut les prendre au sérieux et faire attention.

On va essayer de bien négocier le match aller. En fait, on veut assurer la qualification dès le match aller. L’Etoile du Sahel a déjà gagné la Coupe CAF (2006 et 2015). C’est pour cela qu’on va essayer d’aller le plus loin possible. Malheureusement, on n’a pas pu ajouter des joueurs importants sur la liste pour la Coupe CAF. Avec ce groupe, on va toutefois essayer d’aller le plus loin possible. Et pourquoi pas gagner cette Coupe CAF ?

Il y a également un constat extraordinaire dans la Ligue 1 tunisienne. Après 13 journées, 11 entraineurs ont déjà quitté leur club. Comment expliquez-vous cela ?

Ce sont de mauvaises habitudes. On ne peut pas avoir des clubs stables dans ces conditions. Pour construire une équipe, c’est un travail sur le long terme. Malheureusement, les clubs pensent souvent aux résultats dans l’immédiat. Dans ces genres de situations, ce sont toujours les entraineurs qui paient cash. Et pourtant, le coach n’est pas le seul responsable des résultats du club. Car il y a aussi l’environnement, les joueurs et le staff. C’est un tout. Quand on a un projet, il faut donc faire confiance aux entraineurs qui sont bien formés.

Les entraineurs tunisiens sont partout. Ils sont au Maroc, en Algérie mais aussi en Arabie saoudite. Ils sont, en effet, très qualifiés. Cependant, on a un problème de confiance en Tunisie. Après 2 défaites, on pense directement à limoger l’entraineur. Des fois, après la phase aller, des clubs changent d'ailleurs 2 à 3 fois d’entraineur. Ce n’est pas bien pour l’image du football tunisien. C’est en laissant du temps aux entraineurs que les joueurs vont progresser rapidement. Il y a une nouvelle génération de coachs très bien formés en Tunisie.

Par ailleurs, depuis 2004, la Tunisie n’arrive pas à gagner la CAN. Pour vous quelles sont les raisons de ces échecs successifs depuis 17 ans maintenant ?

On ne voit plus des joueurs comme ceux de la génération de 2004 dans le championnat. C'est vrai que l'on a de très bons joueurs. Malheureusement, on a des problèmes d’infrastructures en Tunisie. Il y aussi les changements incessants des entraineurs dans notre pays. Ce n’est pas bien pour le football tunisien. Il y a des joueurs de qualité en équipe nationale junior et en équipe nationale olympique. Ils ont beaucoup de potentiel. Les U20 sont qualifiés pour la CAN. On espère qu’ils iront le plus loin possible dans cette compétition.

Propos recueillis par Ablaye DIALLO

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