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Fédérations africaines : les anciens footballeurs veulent le pouvoir

Didier Drogba (Côte d'Ivoire) et Samuel Eto'o (Cameroun) deux des plus grands footballeurs africains de l'histoire ont une ambition similaire : être le président de leur fédération respective. Après les terrains, les deux grandes stars ont donc envie de gérer tout simplement le football de leur pays.

Didier Drogba de la Côte d'Ivoire (à gauche) et Samuel Eto'o du Cameroun

Ils ont fait leur temps dans les différentes pelouses africaines et européennes. Fait des émules loin de leurs pays et imposé le respect à leurs pairs européens. Des exploits qui ont alimenté des jours durant les tabloïds pour les placer parmi les joueurs les plus en vue du Vieux continent. La reconnaissance mondiale, Samuel Et’o Fils et Didier Drogba l’ont gagnée. S’ils ont atteint un tel degré de notoriété, c’est parce que leurs exploits ont plusieurs fois fait sauter de joie les supporteurs de leurs clubs européens. Et même de leur continent. Les deux emblématiques figures du football africain veulent maintenant rendre à César ce qui appartient à César. Revenir dans leurs pays natals pour faire profiter de leurs expériences.

Samuel Eto’o, le Messie de la rupture

Officiellement candidat pour le poste de président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o a en effet longtemps hésité avant de vouloir prendre le pouvoir. L’actuel président Seidou Mbombo Njoya, réélu en 2018, est cependant vivement contesté. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a même invalidé son élection mais ce dernier est resté en poste. Njoya lâché par la CAF et la FIFA est ainsi esseulé. Et l’élection du nouveau président est prévue en décembre. Sa position est devenue si fragile, Samuel Eto’o pourrait alors en profiter.

L’ancien capitaine des Lions Indomptables est donc vraisemblablement l’homme de la situation. Car, bénéficiant d’un immense carnet d’adresses, l’ancien joueur du FC Barcelone veut faire redorer le blason à l’instance nationale. «Après mûre réflexion, j’ai donc pris cette liberté par amour du Cameroun et par passion pour notre football», a expliqué Samuel Eto’o. Et d'ajouter : «Il est temps de lancer le chantier de la reconstruction de notre football.»

D’ailleurs, il axe sa candidature sur cinq points à savoir :  améliorer la gouvernance à la fédération, développer la pratique du football et aussi améliorer l’attractivité des compétitions nationales, entre autres.

«Il lui restera à apprendre beaucoup de rouages, croit savoir Patric Mboma, champion d’Afrique 2000 et 2002. Au niveau de l’aspect politique, je pense qu’il a déjà des avancées qui peuvent être décisives. Donc, ça fait beaucoup d’arguments pour Samuel Eto’o… Donc, maintenant, il reste à comprendre comment en mode dirigeant il sera capable d’évoluer, souhaitons-lui le meilleur.»

«Nous pensons qu’il est l’homme capable de sortir le football camerounais du marasme dans lequel il se trouve depuis 10-15 ans. Samuel Eto’o a la compétence, le vécu du terrain, le carnet d’adresse et les idées novatrices pour remettre le football camerounais où il le mérite sur l’échiquier africain», embraye également son ancien coéquipier en sélection, Serge Branco.

Didier Drogba, l’espoir du renouveau

Comme Samuel Eto’o, Didier Drogba veut également insuffler du sang neuf dans la gestion de la Fédération ivoirienne de football. L’ancien attaquant de Chelsea a connu des péripéties qui ont notamment entouré sa candidature. Celle-ci invalidée par la commission électorale, Drogba avait alors saisi la  FIFA pour protester contre ce qu’il appelait de «mascarade».

La FIFA était monté au créneau pour suspendre la fédération qui cède actuellement la place à un Comité de normalisation dirigé par la sénatrice Mariam Dao Gabala et qui sera aux affaires jusqu’à l’élection prévue au mois de novembre 2021.

A Abidjan, nombreux sont les fans qui préfèrent voir l’ancienne star des Eléphants à la tête de la FIF. «Ce n'est pas tant être président de la FIF qui m'intéresse, mais c'est la mission qui lie cette fonction», affirme le retraité de 41 ans. «Notre football va mal. (...) Nous nous engageons à contribuer à la renaissance du football ivoirien», a poursuivi l’ancien capitaine de la Côte d’Ivoire.

Jim CEESAY

PR ABDOULAYE SAKHO, AGREGE EN DROIT DU SPORT

«La gestion du sport ne peut pas se faire sans les sportifs mais…»

Professeur Abdoulaye Sakho, professeur agrégé en droit du sport (Sénégal).

«Les anciens sont mieux placés que quiconque pour parler de leur sport. Ça sera un moyen d’éviter de voir des technocrates s’accaparer de leur sport. Ce n’est pas pour rien dans l’olympisme on met en avant les médaillés dans les instances. La candidature des Dogrba et Eto’o est un plus. Ils viennent pour prendre leur place.

Mais, est-ce que le simple fait d’être ancien sportif peut garantir la réussite à la tête de ces instances ? Je ne le crois pas. Ils seront dans les instances de décisions et il faut décider. Ce qui n’est pas facile. Ces icônes sont souvent convaincues qu’ils connaissent tout. S'ils  ne s’entourent pas bien de bonnes compétences et les écouter, ils peuvent échouer.

Ils ne faut pas qu’ils croient qu'ils connaissent bien la gestion du simple fait qu’ils étaient sportifs de haut niveau. Particulièrement chez ces personnes qui ont pendant longtemps été portées en triomphe. Et qui ne connaissent pas de contradictions. Elles étaient à la limite des enfants gâtés. Il faut beaucoup d’humilité pour réussir une telle mission. Mais, je crois que la gestion du sport ne peut pas se faire sans les sportifs. Toutefois, cela requiert le sens de l’écoute et de l'humilité.»

J. C

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