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Laurent Colette: «OM Africa-Diambars fonctionne bien»

Les anciens de l'OM
Partenariat OM Africa

Laurent Colette, l’OM a initié en décembre 2019 son projet africain, avec de multiples initiatives. Avant d’entrer dans les détails, quel premier bilan en faites-vous?

Beaucoup de choses ont été faites, comme le partenariat avec l’Académie Diambars, au Sénégal. L’ouverture d’écoles de foot au Maghreb et, bientôt, au Nigeria. Ou encore les relations avec les fan-clubs de l’OM en Afrique, où il compte beaucoup de supporters. Mais la crise sanitaire a malheureusement eu des conséquences, et les choses avancent moins vite que prévu. Comme tout le monde, nous attendons des jours meilleurs.

Laurent Colette (DG Olympique de Marseille)

Laurent Colette (DG OM)

À propos de Diambars, quelles sont les actions menées depuis la signature du partenariat ?

De jeunes joueurs de Diambars ont pu venir à Marseille pour effectuer des tests, dans le respect des règles FIFA, et découvrir notre façon de travailler. Le Sénégal est une véritable pépinière de talents, comme les autres pays africains. Évidemment, nous gardons un œil sur les académiciens de Diambars, au cas où certains aient le potentiel pour venir à l’OM poursuivre leur formation et peut-être, devenir professionnels. Ce partenariat repose sur les aspects purement techniques, avec des échanges entre les formateurs marseillais et sénégalais, mais aussi sur la performance et le médical.

D’autres partenariats avec des académies ou clubs africains sont-ils envisagés ? Il est question, depuis plusieurs années, de contacts avec le TP Mazembe (RD Congo)…

Nous sommes convaincus d’une chose: l’Afrique regorge de talents. Pour l’Afrique subsaharienne, on entend trop souvent que les footballeurs y sont, avant tout, physiques. C’est une erreur, car il y a aussi des joueurs très doués techniquement. Concernant les partenariats, il y a celui avec Diambars qui fonctionne bien, malgré les retards pris à cause de la crise sanitaire qui limite les voyages. On verra à l’avenir en fonction des discussions, des projets, des opportunités. Quant au TP Mazembe, il y a plus de fumée que de feu. Il y a peut-être eu des échanges entre les clubs mais, à ce jour, il n’y a rien dans les radars.

«Bientôt une école de foot au Nigeria»

Lancement OM School Port Harcourt au Nigeria

OM Africa, c’est aussi l’ouverture d’écoles de football, au Maghreb notamment. Mais également à Port-Harcourt, au Nigeria…

Oui. Pour le Nigeria, cela sera effectif au premier trimestre 2021. Le Nigeria est un grand pays, un vrai pays de foot. Nous avons eu un excellent contact avec un promoteur nigérian (Emeka Enyadike), qui sera le directeur d’OM School à Port-Harcourt. Je rappelle que les écoles de foot ne sont pas des académies. Ces écoles concernent les enfants de 6 à 16 ans, qui s’inscrivent et viennent d’abord pour se faire plaisir, pour jouer. Ils vont y progresser, y apprendre les valeurs de l’OM, comme le travail en équipe, l’humilité, la tolérance. Bien sûr, au cas où on détecte un talent potentiel, les directeurs techniques des écoles contactent le centre de formation. Mais la priorité, c’est le plaisir de jouer. Nous avons ouvert des écoles de foot à Alger et à Tunis. Celle au Maroc devait l’être en juin 2020. Mais, avec la pandémie, cela a été retardé. Notre but n’est pas d’ouvrir cinquante écoles à la minute, mais de consolider celles qui existent ou qui vont très vite ouvrir, comme au Nigeria. Mais nous réfléchissons à d’autres ouvertures. Par exemple en Algérie, dans d’autres villes qu’Alger.

«Nos anciens joueurs africains donnent de leur temps à OM Africa»

L’OM est un club très populaire dans certains pays africains. Notamment au Maghreb, au Sénégal, au Cameroun ou encore en Côte d’Ivoire. Bénéficie-t-il de la vente de produits dérivés, comme les maillots ?

Avec la crise sanitaire, les choses ont évidemment pris du retard. Nous avons des millions de supporters qui suivent l’OM sur les réseaux sociaux. Au Maroc, ils sont environ 1,4 million sur Facebook, par exemple. Pour le merchandising, notre équipementier, Puma, travaille avec un distributeur bien implanté en Afrique. Un distributeur que nous voulons aider à vendre des maillots de l’OM sur le continent. Par exemple, dans un magasin Puma installé dans un centre commercial au Maroc, en implantant dans ce magasin un Corner OM. Par ailleurs, il y a beaucoup de fan-clubs de l’OM (Tunis, Casablanca, Douala, Yaoundé, Bafoussam, Obala, Abidjan, Dakar, Pointe Noire), avec des activités régulièrement mises en place. Là encore, la pandémie perturbe les choses. On aimerait aussi, et quand ça sera possible, pouvoir faire venir à Marseille des membres d’un fan-club africain pour voir un match, rencontrer des personnalités…

Historiquement, l’OM a toujours compté beaucoup de joueurs africains dans ses différents effectifs. OM Africa associe certains anciens à son projet…

Oui. Des joueurs comme Mamadou Niang, Djamel Belmadi, Basile Boli et d’autres ont accepté de prendre part à des activités diverses. Ils ont aimé l’OM, et l’Afrique est le continent où ils sont nés, ou dont ils sont originaires. Quand on leur parle d’OM Africa, ils sont enchantés et n’hésitent pas à consacrer au programme une partie de leur temps. Car ils aiment l’Afrique et l’OM, tout simplement…

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

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