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Mondial 2022-Mickaël Poté (Bénin) : «Notre groupe est un des plus compliqués»

Mickaël Potén, un des joueurs les plus expérimentés du Bénin

Sport News Africa : Le calendrier élaboré pour ces deux premières journées des qualifications pour la Coupe du Monde oblige le Bénin à jouer à Madagascar dès le 2 septembre. Est-il possible de bien préparer un tel rendez-vous en si peu de temps ?

Mickaël Poté : Non. Le calendrier est très serré, mais nous n’avons pas le choix. Il y a des joueurs qui sont arrivés à Cotonou (Bénin) dimanche, d’autre lundi, alors que le vol pour Madagascar, d’une durée de 8 heures, prévu le mardi matin. Il y aura eu peu de séances d’entraînement en commun avant le match. Pas l'idéal pour travailler, mais je suppose que d’autres sélections sont dans le même cas.

On aurait donc aimé avoir plus de temps pour nous préparer à affronter un adversaire comme Madagascar, qui est de qualité. Mais, il ne faut pas se chercher d’excuses. Nous sommes de professionnels, des compétiteurs, et on doit s’adapter.

Le groupe où figurent le Bénin et Madagascar est complété par la RD Congo et la Tanzanie. Autant de sélections qui seront absentes lors de la CAN au Cameroun, alors qu’elles avaient participé à l’édition égyptienne, en 2019…

C’est un groupe très homogène. Même si la RD Congo semble peut-être un petit cran au-dessus des trois autres… Ce qui est certain, c’est que ces quatre équipes vont en effet tout miser sur ces qualifications pour la Coupe du Monde. Ce sera à mon avis très disputé.

Moi, j’aime ce genre de challenge. Notre groupe (celui du Bénin) est peut-être un des plus compliqués. Pour nous, il faut bien débuter ces éliminatoires. En faisant match nul à Madagascar, par exemple. Cela nous placerait dans de bonnes conditions avant d’accueillir les Congolais. Evidemment, tout ne va pas se jouer lors des deux premières journées, mais c’est toujours mieux de prendre un bon départ.

Avez-vous digéré l’élimination de la CAN camerounaise par la Sierra Leone, après l’affaire ubuesque des tests Covid à Freetown en mars et le match joué et perdu à Conakry (0-1) en juin dernier ?

Personnellement, oui. Je suis passé à autre chose, j’ai tourné la page. On s’est fait escroquer dans cette histoire regrettable, mais on ne peut pas revenir en arrière. Aujourd’hui, il faut se concentrer sur les qualifications pour la Coupe du Monde. On repart presque de zéro . Oui, le traitement de cette affaire de tests a fait mal, mais il faut regarder devant nous. Et puis, le Bénin ne méritait sans doute pas d’aller au Cameroun.

On a perdu trop de points. Au Lesotho (0-0), ou en encaissant un but dans les dernières secondes, chez nous, face au Nigeria (0-1), alors qu’un nul nous qualifiait. On s’est sans doute vus trop beaux. Je sais que nous sommes meilleurs quand on se concentre d’abord sur nous. On ne l’a pas assez fait lors des qualifications pour la CAN.

«J’ai tourné la page de l’élimination de la CAN au Cameroun»

Michel Dussuyer, le sélectionneur, a été prolongé après l’élimination face à la Sierra Leone. Mais il a été placé face à une obligation de résultat, que l’on peut résumer à une qualification pour le troisième tour…

Le coach sait gérer ce genre de pression. Et puis, nous sommes tous responsables de l’élimination de la CAN (Bénin). On gagne ensemble, on perd ensemble.Il y a une bonne entente entre le sélectionneur et le groupe. SiMichel Dussuyer reste, c’est aussi parce que les dirigeants de la fédération savent que les relations entre le staff et l’effectif sont bonnes.

Le coach a qualifié l’équipe pour la CAN en 2019, on a atteint les quarts de finale (0-1 face au Sénégal), cela prouve que tous ensemble, on travaille bien, qu’il y a de la qualité, et qu’il ne faut pas tout remettre en cause parce que nous ne serons au Cameroun !

Vous allez avoir 37 ans le 24 septembre prochain, vous êtes international depuis 2008 et vous semblez toujours aussi attaché à la sélection…

Bien sûr. J’aime le foot, j’aime la compétition. Je me sens bien, j’ai envie de jouer, et je ne fixe pas de limite. Je verrai selon les échéances. Dans l’immédiat, je reste concentré sur les qualifications pour la Coupe du Monde avec le Bénin. L’année prochaine, il y aura celles pour la CAN 2023. Tant que je ne ressens aucune lassitude, pourquoi arrêter, d’autant que le sélectionneur me fait confiance.

On est en période mercato. Vous êtes sous contrat jusqu’au 30 juin 2022 avec Bandirmaspor, en Turquie. Comptez-vous aller jusqu’au bout de votre bail ?

On verra. Je reste sur une bonne saison, puisque j’ai terminé meilleur buteur de l’équipe avec 8 buts. Il n’est pas impossible que je parte avant la fin du mercato, qui s’achèvera le 8 septembre en Turquie. J’en ai parlé avec mes dirigeants qui restent disposés à me laisser partir si je reçois une bonne proposition. On verra dans les prochains jours…

Alexis BILLEBAULT

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