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Raoul Savoy-coach Centrafrique : «je n’avais pas terminé mon travail en Centrafrique»

Le techncien Suisse Raoul Savoy revient en Centrafrique pour la 3e fois

Vous revenez dans un pays que vous connaissez bien, puisque vous aviez déjà dirigé la Centrafrique en 2014-2015, puis de 2017 à 2019. Comment se sont déroulées les discussions ?

J’avais toujours gardé un lien avec certains joueurs, des membres de la fédération, depuis mon départ en 2019. Je suivais de près les résultats de la sélection. Ma nomination a été officialisée le 23 août dernier, mais les discussions existaient depuis plusieurs semaines, puisque la Centrafrique n’avait plus de sélectionneur (l’Ivoirien François Zahoui n’était plus en fonction depuis le mois de juillet, ndlr).

Cela a pris du temps, car le ministère des Sports et la fédération voulaient faire les choses dans l’ordre, de manière professionnelle. On a discuté et négocié le temps nécessaire, avant de se mettre d’accord, sur la base d’un contrat de deux ans.

Qu’avez-vous ressenti lors de votre arrivée à Bangui, le 19 août dernier ?

Je suis content de revenir. J’ai évidemment un lien très fort avec la Centrafrique. Je n’ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour me réadapter. Depuis que j’étais parti en 2019, je n’avais cessé de dire que je n’avais pas terminé mon travail en Centrafrique. J’ai pu aussi constater que les choses avaient changé. Il y a un centre d’entraînement de très bonne qualité, la fédération s’est structurée. Il y a de quoi faire du bon travail.

L’urgence, ce sont ces deux matches contre le Cap Vert et le Liberia…

Avant mon arrivée, des joueurs locaux s’entraînaient déjà depuis plusieurs jours avec le staff local. Depuis, j’ai dirigé quelques séances, nous avons joué et gagné un match amical contre l’AS Tempête Mocaf en trois fois trente minutes (victoire 4-1, ndlr), et jeudi, nous allons affronter l’Olympic Real de Bangui.

J’ai communiqué la liste des joueurs retenus pour les deux matches de septembre ce jeudi. On va partir samedi à Douala, avec les joueurs locaux, et ceux qui évoluent à l’étranger arriveront à partir de dimanche soir. Nous allons jouer le mercredi contre le Cap Vert. Cela signifie que nous aurons seulement deux jours pour travailler… Les joueurs qui joueront en club le dimanche n’arriveront pas avant le lundi à Douala. Sincèrement, les instances devraient réfléchir avant de programmer les matches.

«Il n’y a rien d’inéluctable dans le choix de Geoffrey Kondogbia»

 

Dans votre liste, on remarque certaines absences, dont celles de Geoffrey Kondogbia (Atletico Madrid) et Foxi Kéthévoama.  Le premier avait annoncé son retrait au moins provisoire de la sélection à un moment où vous n’aviez pas été nommé. Vous n’avez pas réussi à le convaincre de revenir sur sa décision ?

Geoffrey Kondogbia avait annoncé sa décision dans un communiqué. Il a pris sa décision, il faut la respecter. On se parle régulièrement au téléphone, on va même essayer de se voir en Europe prochainement. Il n’y a rien d’inéluctable dans son choix. Quant à Foxi, c’est autre chose, puisqu’il n’a plus de club pour l’instant, car a quitté Balikesirspor en fin de saison dernière.

La Centrafrique ne s’est pas qualifiée pour la CAN au Cameroun en 2022, et dans un groupe où le Nigeria fait figure de grandissime favori. Quelles peuvent être ses ambitions ?

Les Centrafricains adorent le football, et ils sont déçus par l’élimination des Fauves lors des qualifications pour la prochaine CAN. Ils ont vu que la Gambie, les Comores, l’Ethiopie ou la Sierra Leone ont pu se qualifier. Aujourd’hui, comme vous le dites, le Nigeria est le grand favori pour atteindre le troisième tour des qualifications pour la Coupe du Monde.

La pression est davantage sur lui que sur les trois autres équipes du groupe. Mais de notre côté, on va essayer de jouer un rôle de tourbillon, de défendre nos chances. Dans le foot, on ne sait jamais… Mais plus concrètement, ces six matches vont aussi nous permettre de bien préparer les qualifications pour la CAN 2023. La Centrafrique a de bons joueurs, d’autres équipes sensiblement du même niveau ont réussi à se qualifier pour la CAN. On se doit donc d’avoir de l’ambition…

Le fait de jouer vos deux premiers matches sur terrain neutre, mais à Douala, est-il un moindre mal ?

Nous aurions bien sûr préféré jouer contre le Cap Vert à Bangui, devant nos supporters, mais le stade Barthélémy-Boganda n’est pas homologué. Nous avons appris que le match face au Liberia se jouera également à Douala. Au moins, cela nous évitera notamment un déplacement à Monrovia, en passant près de 10 jours à Douala. Nous allons tout faire pour prendre un bon départ dans ces qualifications…

Alexis BILLEBAULT

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