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Nigeria : des jeunes Nigérians cherchent à sortir de la pauvreté par les échecs

Dans certains bidonvilles du Nigeria, beaucoup jeunes s’essayent aux jeu d'échecs. Ainsi espèrent-ils devenir des champions et sortir de la pauvreté.

 

Des jeunes Nigérians jouant aux échecs.

Elle résonne jusqu'aux bidonvilles nigérians. L’histoire d’Elisabeth Harmon (Anya Taylor-Joy), principal protagoniste de la mini-série Le Jeu de la dame a comme inspiré des jeunes Nigérians des quartiers défavorisés. Ces enfants n’ont pas tous vu la production de Netflix, mais beaucoup d’entre eux espèrent embrasser le destin de cette jeune fille orpheline, qui a trouvé sa voie grâce aux échecs.

C'est le cas d'Omoyele Michel. Qui fait partie d'une douzaine d’enfants d’un bidonville du Nigeria qui participent à une compétition de quartier de jeu d'échecs où on offre aux gagnants 100 dollars (un peu plus de 80 euros). Mais ce jeune homme ne tire pas son inspiration de la mini-série de Netflix, plutôt a-t-il en tête le film Queen of Katwe.

«Devenir un champion et être riche»

Ce film biographique américain, réalisé par Mira Nair, il l’a vu. Il raconte l’histoire d’une fille qui, grâce aux échecs, échappe à la pauvreté de son bidonville kenyan. «J’ai appris de ce film que quel que soit le milieu d’où l’on vient, on peut être un champion, confie Omoyele Michel, repris le rtbf.be. Vivre ici, c’est difficile : parfois on n’a pas de nourriture, je dois alors travailler pour avoir à manger. En travaillant dur aux échecs, je peux gagner, devenir un champion et être riche.»

En vue de réaliser leur rêve, ces jeunes Nigérians peuvent compter sur un partenaire précieux : Tunde Onakoya. Cet avocat a lancé la fondation  «Chess in Slum Africa» («Echecs dans les bidonvilles d’Afrique»). Il enseigne aux enfants les stratégies du jeu d’échecs, histoire de libérer leur potentiel. Cependant, l’objectif n’est pas de leur donner les ficelles de la discipline pour qu’ils deviennent champions uniquement des plateaux. Ils doivent devenir, par ce biais, des champions de la vie.

«Des success stories»

Onakoya confie à rtbf.be que les échecs sont un moyen de former une nouvelle génération d’intellectuels, d’enfants qui seront assez curieux pour tout questionner, assez curieux pour innover. «On a beaucoup de success stories et on espère pouvoir les répéter dans d’autres communautés. Chaque enfant mérite cette opportunité de se découvrir et de devenir aussi bon que possible», plaide-t-il.

L’avocat commence à voir le résultat de son travail : en décembre 2020, le jeune Omeyele a brillé dans un tournoi virtuel entre équipes. Lui et ses partenaires se sont imposés devant des Français, des Chinois, des Libanais, des Algériens et des Nigérians.

Jules DIA

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