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Open Australie : des motifs d'espoir pour l’Afrique

L’Afrique est restée bien longtemps spectatrice de la bataille du trio magique Roger Federer – Rafael Nada – Novak Djokovic. Ou encore de la démonstration quasi-continue de Serena Willaims. Jusqu’à la montée en puissance d’Ashleigh Barty (N°1 mondiale), Simona Halep (2e mondiale) et autre Naomi Osaka (N°3). Ainsi, cette année, elle compte cinq représentants à la 109e édition de l’Open d’Australie. Compte non tenu de Montjane Kgothatso, qualifiée en finale double en fauteuil roulant.

Ons Jabeur atteint le 3e tour de l'Open d'Australie
Ons Jabeur atteint le 3e tour de l'Open d'Australie

Deux en dames et trois en messieurs, ils étaient cinq Africains à se frotter au gratin mondial du tennis, cette année. Tous sont originaires du Nord et du Sud du continent. Avec Ons Jabeur qui tire le tennis féminin et Llyod Haris qui s'affirme comme l'avenir côté masculin.

Jabeur en leader féminin

Ons Jabeur (26 ans) est restée sur son élan de l'année dernière (21 victoires et 11 défaites) jusqu’à l'Open d'Australie. La Tunisienne remporte son premier match lundi 8 février contre l’Allemande Andrea Petkovic, en trois sets (6-3, 3-6, 6-4). Puis, l’actuelle 30e mondiale, quart de finaliste de la dernière édition, domine mercredi la Slovaque Anna Karolina Schmiedlova (6-3, 6-2).

Mais, la première femme arabe à atteindre le quatrième tour de Roland Garros chute au 3e tour. La faute à «son amie» Naomi Osaka. La native de Ksar El Hellar, la seule Africaine dans le top 100 du classement WTA, s’incline en deux sets (6-3, 6-2). Le parcours de la Tunisienne s’arrête ainsi à 1-5 contre des adversaires du Top 10 mondial. Mais, Ons Jabeur présente un bilan de 5 victoires et 3 défaites en 2021.

La promesse Mayar

Hormis son talent, Jabeur reste une icône et une référence en Afrique, notamment pour Mayar Sherif. La joueuse de 24 ans est devenue mardi la première Égyptienne vainqueur d’un match du tableau principal d'un tournoi du Grand Chelem. La 131e joueuse mondiale perd malheureusement face à Kaja Juvan (104e), au 2e tour de l’Open d’Australie, en trois sets (6/3, 6/7, 3/6).

Mais, Sherif confirme sa place dans le circuit pro depuis 2020. La native du Caire avait, en effet, atteint la même performance à Roland-Garros l’automne dernier. En revanche, le tennis masculin, longtemps moteur de la petite balle africaine, balbutie dans sa quête de retour au premier plan.

Lloyd Harris, auteur d'un marathon jusqu'au 3e tour

Lloyd Harris, auteur d'un marathon jusqu'au 3e tour

Lloyd Harris, nouveau souffle masculin

Ces dernières années, ce sont les Sud-Africains qui se distinguent plus chez les messieurs avec leurs homologues maghrébins. Kevin Anderson est le mieux classé (81e). Mais le géant Sud-Africain (2,03 m/94 kg) commence à sentir le poids de l’âge (34 ans). Cette année, le finaliste de l'US Open 2017 et de Wimbledon 2018 s’arrête dès le premier tour en Australie.

L’ancien N°5 mondial en 2018 s’est effondré d'entrée face à l’Italien Matteo Berrettini au bout de trois sets (7-6, 7-5, 6-3). Ce qui n'a pas été le cas de son jeune compatriote Lloyd Harris qui se montre plus solide. Le 91e mondial réussit son entrée en battant le Danois Mikael Torpegaard en quatre sets (4-6, 6-3, 6-2, 6-2).

Il domine ensuite difficilement l’Australien Alexei Popyrin en cinq sets (6-2, 1-6, 6-3, 6-7, 6-3) après trois heures d’échanges. Mais le Sud-africain chute paie cette débauche d'énergie au troisième tour. Il s'incline devant l’Américain Mackenzie Mcdonald après un autre marathon (7-6 (9/7), 6-1, 6-4). Avec l’Autrichien Julian Knowle, il connait moins de réussite en double.

Ils sont sortis dès le premier tour (6-2, 6-4) par la doublette Thanasi Kokkinakis et Nick Kyrgios. Mais ce premier tournoi de Grand Chelem reste une réussite pour le Sud-Africain (23 ans). Lloyd Harris pourrait bien reparler de lui dans les années à venir.

Progression honorable de Safwat

Son collègue égyptien est aussi crédité d’une performance correcte. En Australie, Mohamed Safwat participait à son troisième tournoi de Grand Chelem après le tournoi australien de 2020 et l'US Open. Les deux premiers se sont soldés par des échecs au 1er tour. Un obstacle qu'il réussit à passer cette année devant le Japonais Hiroki Moriya (4-6, 6-3, 6-2).

Mais l'aventure du natif de Mansoura (30 ans) s'arrête au second tour. Le 150e s'incline devant l’Allemand Mathias Bachinger (6-4, 2-6, 3-6).  N°1 égyptien depuis 2010, Mohamed Safwat compte à  son actif entre autres 24 tournois ITF en simple et 10 en double. Et le parcours de tous ces Africains au tournoi de Melbourne sonne comme une sorte de révolte pour les joueurs du continent.

Depuis plus de deux décennies, les courts des tournois du Grand Chelem étaient comme un mirage pour les représentants du continent. Mais, les autres mal classés peuvent désormais légitimement prétendre aux plus grands tournois au monde. Et, pourquoi pas, rêver de réconcilier le continent avec la gloire qui la fuit depuis longtemps sur la scène internationale.

L'Afrique est en effet encore nostalgique de ses grands champions de la fin des années 90 et du début des années 2000. Parmi ces anciennes gloires figurent les Sud-africains Wayne Ferreira et Amanda Coetzer. Tous les deux demi-finalistes du Grand Chelem, ils faisaient partie des meilleurs mondiaux. On peut citer aussi le Zimbabwéen Byron Black, ancien N°1 mondial en double, vainqueur de Roland-Garros avec l'Américain Jonathan Stark. Et aussi le Sénégalais Yahiya Doumbia, lauréat de deux tournois sur le circuit ATP.

Amina SOGUI

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