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Ousmane Diabaté : « Nous avons besoin de stabilité »

Ousmane Diabaté, le milieu de terrain international nigérien (26 ans, 25 sélections), évolué depuis le mois d’octobre dernier à Naft Maysan, en Irak. Passé également par le Mali, la Côte d’Ivoire, l’Egypte et l’Arabie saoudite, il explique les raisons de ce choix, sans oublier d’évoquer l’actualité du Ména.

Ousmane Diabaté

Vous avez signé en octobre dernier à Naft Maysan, un club irakien basé dans la ville d’Amarah, alors que vous étiez libre après un dernier contrat à Al-Taqadom, en Arabie Saoudite…

Oui, un ami, qui est un ancien joueur et qui a joué un rôle d’intermédiaire, m’a appelé pour me dire que le club irakien de Naft Maysan souhaitait me recruter. Ma première question concernait la sécurité. Je lui ai demandé si la situation était stable, car on a entendu beaucoup de choses sur l’Irak. Il s’était montré rassurant. Je me suis également renseigné de mon côté. Un de mes coéquipiers en sélection, Abdoul Madjid Moumouni, jouait à Al-Mina’a, un club de Bassorah. Il m’a lui aussi dit que niveau sécurité, ça allait. Il est arrivé en 2019 en Irak, donc il connaît bien le pays.

Aviez-vous demandé à venir passer quelques jours à Amarah avant de prendre votre décision ?

Non. J’ai eu les renseignements que je voulais, et j’ai accepté l’offre du club, pour un contrat jusqu’à la fin de la saison, en juin.

Cela fera bientôt six mois que vous jouez en Irak. Quel premier bilan pouvez-vous dresser ?

D’abord, au niveau sécurité, tout se passe bien. A Amarah, je peux sortir sans problème. Il y a beaucoup de policiers dans les rues, qui font des contrôles. Je me sens à l’aise. C’est la même chose quand on se déplace dans le pays, pour les matches de championnat. Il y a certains déplacements qui se font en bus, et il n’y a jamais eu la moindre difficulté. Et je ne me suis jamais senti en danger. Au niveau contractuel, tout est respecté. Mon salaire est toujours versé dans les temps, les primes également. Je suis logé à l’hôtel. Le club de Naft Maysan est solide financièrement, car il appartient à la compagnie pétrolière nationale (il a été fondé en 2003 par le ministère irakien du Pétrole, ndlr).

Comment définiriez-vous le niveau du championnat irakien ?

Il est plutôt bon. C’est un championnat où certains clubs, tels Al-Shorta, Al-Quwa, Al-Mina’a ou Al-Zawraa, disposent de moyens importants. Il y a quatre joueurs étrangers autorisés par club, dont des brésiliens, et pas mal d’africains. C’est un football plutôt technique, assez offensif. L’Irak est aussi un vrai pays de football, même si, en raison de la crise sanitaire, les matches se jouent à huis-clos. A Amarah par exemple, nos supporters sont très présents, ils viennent nous encourager dès qu’ils le peuvent. Le niveau est inférieur à celui de l’Arabie Saoudite, où j’ai également joué (Al-Batin et al-Taqadom). Là-bas, les clubs ont plus d’argent, les structures, notamment les stades et les terrains, sont supérieurs. Mais le championnat irakien est très intéressant à disputer.

Pourriez-vous y prolonger votre séjour ?

Je serai en fin de contrat en juin prochain, les dirigeants souhaiteraient me conserver, mais je n’ai pas encore donné ma réponse. Pourquoi pas ? On verra, je préfère me concentrer sur les matches qui viennent. J’ai toujours comme objectif d’évoluer un jour en Europe. Il y a trois ans, j’avais d’ailleurs fait un test au Real Valladolid (Espagne), mais je n’avais finalement pas signé.

« Le Niger a un rôle à jouer en qualifications pour la Coupe du Monde 2022 »

Avant de jouer en Irak, vous avez évolué au Mali, en Côte d’Ivoire, en Egypte et en Arabie Saoudite. Toutes ces expériences ont-elles été positives pour votre carrière ?

J’ai eu la chance d’être formé au Stade Malien. J’y ai reçu une très bonne formation, et c’est pour cela que j’ai pu franchir des caps. J’ai ensuite joué au FC San Pedro, en Côte d’Ivoire (2016-2017), où j’avais d’ailleurs terminé deuxième meilleur buteur du championnat, derrière le Burkinabé Aristide Bancé. Puis j’ai signé à ENPPI, en Egypte. J’y suis resté six mois, car Al-Batin, en Arabie saoudite, m’a proposé un très beau contrat pour six mois, et je ne pouvais pas refuser. Sportivement, ça s’est aussi très bien passé, le championnat saoudien étant sans doute un des meilleurs d’Asie.

Les qualifications pour la CAN 2021 désormais terminées, le Niger va disputer, en juin prochain face au Burkina Faso et à Djibouti ses deux premiers matches du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022, avec l’Algérie comme grand favori du groupe A. Ce qui limite forcément les ambitions du Niger…

Nous savons qu’avec le Burkina Faso et surtout l’Algérie comme adversaires, ce sera très difficile. L’Algérie est la meilleure équipe africaine, depuis deux ans, et le Burkina Faso a beaucoup de qualités. Le Niger a un effectif assez jeune, aucun joueur n’évolue dans un grand championnat, mais je pense qu’il aura un rôle à jouer, et essayer de créer la surprise. Il a prouvé qu’il était capable de poser des problèmes à Madagascar (0-0), à l’Ethiopie (1-0), et même à la Côte d’Ivoire, malgré la défaite (0-3). On manque un peu de régularité. Nous avons aussi changé souvent de sélectionneur ces dernières années, et je pense que nous avons besoin de stabilité.

Le Français Jean-Michel Cavalli a été nommé sélectionneur en septembre dernier. Comment jugez-vous son apport ?

C’est un coach qui est très expérimenté, qui connaît bien l’Afrique. Il est très exigeant, et c’est normal. Si on veut progresser, obtenir des résultats, il faut l’être. Il demande beaucoup de discipline, sur et en dehors du terrain. Jean-Michel Cavalli veut nous faire progresser, il cherche toujours à améliorer les choses, il fait attention aux détails. Personnellement, j’ai une bonne relation avec lui, on échange pas mal, et il vaut s’appuyer sur certains cadres de la sélection, dont moi. Même si je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup (rires)…

Propos recueillis par Alexis BILLEBAULT

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