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Le Qatar, l’infirmerie, Mendy, les jeunes..., Aliou Cissé s’est expliqué en conférence de presse

L'équipe dos au mur

Le groupe vit bien malgré la défaite. Il y a beaucoup d’enseignement. Le Sénégal n’a pas été mauvais. On a tenu tête à l’une des meilleures équipes actuellement au monde, classée huitième au ranking FIFA, avec des joueurs de niveau mondial. Je suis très satisfait de mes joueurs. Demain (face au Qatar) c'est un match très, très important pour les deux équipes. Vous savez, dans les compétitions de ce niveau-là, à partir du moment où vous perdez votre premier match, vous êtes dos au mur sur le deuxième match. A nous de se concentrer et se rappeler comment on a su s'en sortir quand on a été dos au mur.

Infirmerie

On a deux garçons qui sont sortis sur blessure Abdou Diallo et Cheikhou Kouyaté. Abdou Diallo a repris les entraînements hier et apparemment ça va très bien. Ballo-Touré a repris la course mais il sera indisponible demain. Abdou a repris hier Cheikhou j'espère qu'il reprendra la course aujourd'hui. On verra comment ça se passera. Pour l'instant l'incertitude demeure surtout sur le cas de Kouyaté. On a espoir aussi que Cheikhou Kouyaté sera prêt.

Début de compétition

Une défaite ça arrive. On avait eu la chance de débuter toutes nos compétitions en gagnant le premier match. En Russie, on a gagné le premier match et la suite vous la connaissez. Aujourd'hui je peux comprendre que certains doutent de nous. Les joueurs que je dirige ont envie de continuer, d'écrire l'histoire pour les supporters sénégalais. C'est l'occasion pour moi de le lancer un appel aux supporters et de leur dire de continuer à croire en cette équipe. On a envie de faire plaisir à notre peuple.

On peut perdre un match et que le contenu soit bon. Cela a été le cas. J’étais très déçu des garçons parce que nous méritions un point. Est-ce qu’il y aura des changements ? On le saura demain. Ce que je peux dire est qu’il n’y aura pas de révolution.

Edouard Mendy

Edouard va bien. C’est un garçon qui a un mental d’acier. Bien sûr qu’on a eu à discuter avec lui, comme je le fais avec la plupart de nos joueurs. Les qualités  d’Edouard ne sont pas à mettre en doute. C'est un garçon qui vit des moments difficiles mais je n'ai aucun doute, il a entièrement ma confiance et celle de ses coéquipiers. Effectivement, demain il sera sur le terrain.

Attaque

Chaque match est différent. Celui de demain le sera. Aujourd’hui je n’ai aucun doute qu’on de la qualité offensive pour marquer des buts. J'en suis sûr et certain. Maintenant, il est important d’être efficace. Cette efficacité c'est dans l’état d’esprit, les comportements, être un peu plus tueur devant les buts, concrétiser les occasions. Je sais que demain on aura la possibilité de marquer. Ce qui importe, d'abord, c’est de gagner ce match-là. Alors, est ce que ce sera sur un score fleuve ? Je ne manque pas d’humilité et je ne manque pas de respect pour cette équipe du Qatar pour le dire ici. Gagner nous fera avancer, nous donnera encore l'espoir de mieux préparer le match contre l'équateur.

Atout

L’expérience est très importante mais c’est deux champions, Afrique et Asie. Vous pouvez imaginer l'importance et l’intensité qu’il y aura dans ce match. Deux équipes qui sont dos au mur, qui doivent impérativement empocher des points. Effectivement l’expérience est importante. On a eu à jouer ce genre de matchs tout au long de notre parcours depuis 7 ans. On a su les gérer et bien les jouer. On est très sereins et calme en attendant que le match arrive demain.

Victor BAGAYOKO à Doha

Mondial 2022-Pape Gueye : « le Sénégal peut rêver aussi haut que toutes les nations»

Pape Gueye s’apprête à disputer son premier Mondial avec le Sénégal. Le milieu de terrain de l’Olympique de Marseille a hâte de fouler les pelouses du Qatar. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le joueur de 23 ans ne cache pas son ambition. Dans un entretien accordé à l’AFP, celui qui compte 12 sélections avec les Lions de la Teranga ne s’empêche pas de rêver.

« Bien sûr qu'il y a de l'attente. Les gens savent qu'on a un groupe de qualité et qu'on a gagné la première CAN du Sénégal. Ils attendent maintenant qu'on soit au rendez-vous devant le monde entier, a estimé le milieu de terrain de l'OM. On a un objectif en tête. Je ne vais pas vous le dire mais c'est ambitieux, très ambitieux », assure Pape Gueye. Ce dernier a d’ailleurs expliqué qu’il avait de droit de « rêver comme la France ou l'Espagne ». « On ne se met pas en-dessous de ceux-là. Le monde voit de quoi on est capables et on arrive pour montrer que le Sénégal peut rêver aussi haut que toutes les nations ».

Sadio Mané, une grosse perte, mais…

Mais qui dit Sénégal pense forcément à l’absence de Sadio Mané. Pape Gueye en est conscient. Toutefois, le joueur formé au Havre ne veut pas que cela soit un frein. Bien au contraire. Même si cela risque d’être compliqué, le champion d'Afrique a confiance en ses autres coéquipiers.

« Ça change tout, Sadio Mané. Dès qu'il touche le ballon, les adversaires se disent 'attention' et ça libère les autres. Le capitaine, c'est Kalidou Koulibaly, mais quand Mané parle dans le vestiaire, tu écoutes. Mané est irremplaçable mais on a de très bons attaquants, des joueurs de côté avec un peu son style, vitesse, percussion... » Le Sénégal entre en lice ce lundi face aux Pays-Bas, dans un groupe A qui comporte également le Qatar et l’Equateur.

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Mondial 2022 : le Maroc, entre confiance et méfiance

L’arrivée de Walid Regragui a redonné beaucoup d’espoir au public marocain. Les quatre rencontres disputées en amical, sans défaite et seul but encaissé, poussent à l’optimisme avant le Mondial 2022 qui démarre ce dimanche 20 novembre au Qatar. Le Maroc entrera en lice mercredi prochain face à la Croatie. Une rencontre attendue avec impatience au Royaume chérifien. Parents, enfants, commerçants ont tous la fièvre « Mondial 2022 ». Un tour dans certains endroits de la métropole montre que l’engouement autour des Lions de l’Atlas ne cesse de grandir.

Au célèbre marché de "Qorea" de Casablanca, les vendeurs de maillots et autres tenues sportives se frottent les mains. Les magasins ne désemplissent pas. Les maillots des Lions de l’Atlas s’écoulent à un bon rythme, constate SNA. Les parents procurent le fameux sésame aux plus petits décidés à s’offrir un maillot floqué du numéro de leur joueur favori pour le Mondial. Le numéro d’Achraf Hakimi continue de s’arracher, tout comme le 7 de Hakim Ziyech, remarque-t-on. Même les ressortissants étrangers ont l’embarras du choix avec notamment les tuniques du Sénégal disponibles en blanc, noir et vert.

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Gérant d’une de ces nombreuses boutiques, Anouar multiplie les propositions à la clientèle pour que chacun trouve la taille ou la couleur voulue. Pour ce vendeur, le business des maillots marche bien. Mais les jours qui viennent pourraient être meilleurs, à condition que les Lions de l’Atlas s’illustrent d’entrée dans la compétition.

« Ce ne sera pas facile face à la Croatie »

« Nous sommes confiants face à la Croatie, mais ce ne sera pas une partie facile car c’est une grande équipe qui a été en finale il y a quatre ans », tempère-t-il. Anouar estime tout le même que le Maroc a plus de chance lors des deux autres rencontres du Groupe F face à la Belgique et au Canada.

La confrontation face aux Diable rouges belges est particulièrement attendue en raison des liens entre les deux pays. La Belgique accueille une forte communauté marocaine et, surtout, a souvent compté dans sa sélection des joueurs originaires du Royaume chérifien tels que Marouane Fellaini et Nacer Chadli. D'où la grande motivation autour de cette affiche. Les supporters du Maroc ne sous-estiment tout de même pas le Canada, mais estiment généralement que les Lions de l'Atlas sont favoris face aux Nord-Américains.

Pour suivre la compétition, une fan zone sera notamment installée à l’esplanade du Complexe Mohammed V de Casablanca. Elle servira surtout de lieu de retrouvailles aux plus jeunes. Les cafés et restaurants de la place ne seront pas en reste pour la retransmission des rencontres. Ces endroits réuniront beaucoup de monde, surtout dans les quartiers populaires.

« Le moment de se qualifier au 2e tour »

Un autre supporter espère que les Lions de l'Atlas seront efficaces durant le Mondial, histoire de ne pas subir le même sort qu’en 2018 où le Maroc n'avait pas dépassé le premier tour avec deux défaites frustrantes face à l’Iran et au Portugal et un nul contre l’Espagne. « C’est le moment de se qualifier au deuxième tour, surtout que de nombreux supporters marocains seront dans les tribunes au Qatar », espère-t-il.

Le Maroc attend une qualification au second tour depuis 1986, année où il était tombé en huitièmes de finale face à l’Allemagne en fin de rencontre sur un but de Lothar Matthäus (1-0). Cette génération de Badou Zaki fut d'ailleurs la première équipe africaine qualifiée au second tour d’une Coupe du Monde. Depuis, les éliminations au premier tour se sont enchaînées : en 1994, 1998 et 2018. En 1970, année de sa première Coupe du monde, le Maroc a été également éliminé dès le premier tour. Il faudra donc sortir le grand jeu au Qatar pour rééditer la performance de 1986.

Mohamed Hadji

Mondial 2022-Ghana : ces trois Black Stars qui peuvent rayonner

Tariq Lamptey, clore le débat de la binationalité

Arrière droit de 22 ans, Tariq Lamptey est né en Angleterre et y a fait ses débuts avec les U21 anglais. Joueur de Brighton, il fait partie des nombreux binationaux qui ont rejoints la sélection ghanéenne en juillet dernier donc après la qualification au Mondial. Chose que certains considèrent comme de l’opportunisme. Cependant, il reste un joueur très talentueux qui peut beaucoup apporter aux Black stars. C’est un latéral très vif qui peut gérer tout un couloir. Il est excellent dans les duels et offensivement, il peut être un grand atout. Ses performances seront très scrutées et comme Iñaki Williams, l’attaquant de Bilbao, il en est certainement conscient.

Thomas Partey, confirmer ses performances en club

Si Arsenal est leader de la Premier League depuis le début de la saison, c’est en partie, grâce à Thomas Partey. Le milieu ghanéen fait un début de saison époustouflant; c’est la colonne vertébrale de l’équipe londonienne. La preuve, il a disputé 11 matchs titulaires en championnat et il a inscrit deux superbes buts dont l’un a été élu but du mois à Arsenal. Il a manqué quelques matchs suite à une blessure et ça a posé beaucoup de difficultés aux Londoniens. Son absence est difficile à combler. C’est l’homme fort des Gunners sur qui tout le jeu repose. Donc, il sera également attendu par les Ghanéens qui voudront qu’il répète les mêmes performances. En outre, c’est l’un des cadres de l’équipe. Thomas Partey vient en équipe depuis un moment maintenant (29 ans, 40 sélections, 13 buts) mais il n’a pas toujours pas eu le même impact qu’en club, même lorsqu’il était à l’Atlético Madrid. Pas sûr que les Black Stars soient tendres avec lui s’il pêche lors de cette Coupe du monde.

Mohammed Kudus, le tournoi de la confirmation

Joueur majeur de l’effectif de l’Ajax Amsterdam, Mohammed Kudus, 22 ans est en train de faire l’une de ses meilleures saisons en tant que professionnel. Cinq buts en championnat et 4 buts en Ligue des champions, voilà son bilan de cette saison. De bonnes statistiques mais aussi un joueur très pesant dans le jeu de son équipe. Milieu offensif mais aussi capable d’évoluer en attaque, Mohammed Kudus est l’une des revelations de la saison en Europe. Il ne sera pas seulement attendu par le Ghana mais par le monde entier. Déjà qu’il attire plusieurs clubs européens. C’est un joueur doté d’un talent énorme qui est capable d’enchaîner les dribbles, de distiller des passes décisives et de marquer. Il a un pied gauche extraordinaire qui fait des merveilles chaque week-end en Hollande. Mis devant un milieu comme Thomas Partey qui ratisse large, il peut faire mouche devant. C’est un vrai atout pour remonter les balles ou apporter de la percussion sur les côtés.

Cette équipe du Ghana est un mélange de jeunes talents et d’expérience. Un mixte qui peut faire une bonne campagne au Qatar. Elle vient de gagner 2-0 contre la Suisse en amical, une victoire qui pourrait leur permettre de faire de plein de confiance. Ils débutent le mondial le 24, à 16h contre le Portugal.

Mondial 2022-Tunisie : attaquer le « Coq » au milieu

La France, un « Coq » un peu déplumé

La France se présentera en « Coq » déplumé au Mondial 2022. Et pour les Aigles de Carthage, moment ne pouvait être plus idéal pour eux d’affronter les champions du monde en titre. Car le « Coq » a beau encore affiché fière allure, il n’en demeure pas moins un peu diminué avant le début de cette Coupe du monde au Qatar.

Si le Ballon d’Or 2022, Karim Benzema (Real Madrid), et fort probablement un futur Ballon d’Or, à savoir Kylian Mbappé (PSG) ou encore Ousmane Dembélé, Antoine Griezman … seront bien de la partie, les Bleus devront aussi faire avec quelques forfaits et, pas des moindres. Il s’agit particulièrement de Paul Pogba et N’Golo Kanté, deux cadres mais aussi deux talents irremplaçables dans l’entrejeu des champions du monde. En leur absence, Didier Deschamps se voit obliger de composer son milieu de terrain avec des jeunes certes talentueux, mais loin d’avoir le métier et le leadership de leurs deux aînés.

Autre point qui pourrait emmener la Tunisie à y croire contre la France : le statut de favori qui colle à la peau des Bleus. A juste titre d’ailleurs. Mais ce statut n'est pas ce qui réussit le plus à la France. La preuve, annoncés comme l’épouvantail de l’Euro 2021, les Bleus ont pris la porte dès les huitièmes de finale, éliminés par une équipe largement à leur portée : la Suisse.

Voilà autant de petits détails sur lesquels le sélectionneur de la Tunisie, Jaled Kadri, peut capitaliser pour pousser les Aigles de Carthage à attaquer le « Coq » là où ça peut lui être fatal.

« Dynamites danois »

Dire que le Danemark compte parmi les favoris serait un poil exagéré au regard des effectifs et de l’expérience dont jouissent des équipes comme le Brésil, l’Argentine, la France. Tout de même la sélection entraînée par Kasper Hjulmand reste l’une des formations à craindre au Mondial 2022. Auteur d’une belle Euro où il avait surpris son monde en se hissant jusqu’en demi-finale, malgré une compétition débutée par un traumatisme avec le malaise cardiaque de son joueur emblématique en plein match, Christian Eriksen (Manchester United), le Danemark reste sur une bonne dynamique.

Les coéquipiers d’Eriksen ont magnifiquement assuré lors des phases de qualification au Mondial qatari en signant neuf victoires de rang dans leur groupe contre une seule défaite. Devenant ainsi la troisième nation à réserver son billet pour la Coupe du monde derrière le pays organisateur, le Qatar, et l’Allemagne. Entrés dans une nouvelle dimension, les Danois démontrent une nouvelle fois, si besoin en était encore, de quoi ils sont capables en Ligue des nations 2021-2022. Ils se dressent sur la route de la France, championne en titre, vainqueur, la battant à l'aller comme au retour (2-1, 2-0). C'est donc la confiance à bloc que les Danois aborderont le Mondial 2022, le sixième de leur histoire. Et gare donc aux Tunisiens.

Australie, un cran en dessous

Parmi les trois adversaires de la Tunisie, l’Australie semble être l’équipe la moins forte, donc celle qui est plus à sa portée. Pour autant les Socceroos ne manquent pas d’atouts à faire valoir dans ce groupe. D’abord leur expérience dans le tournoi. Au Qatar, l’Australie enchainera en effet sa cinquième participation au Mondial. Autant dire que les hommes de Graham Arnold savent donc comment aborder la compétition. Ce qui est non négligeable dans un tournoi aussi relevé que la Coupe du monde où chaque détail compte.

Loin d’être l’équipe la plus séduisante avec le ballon, l’Australie a tendance à compenser ses carences techniques par une grande rigueur tactique, laissant le moins d’espace possible à ses adversaires. Une des autres forces des coéquipiers d'Awer Mabil : les balles arrêtées. La 36e équipe au classement FIFA dispose de joueurs aux gabarits imposants pouvant souvent faire la différence dans les airs. La Tunisie devra donc se méfier.

Mondial 2022 : Didier Drogba très peiné par l'absence de la Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire manquera la Coupe du monde pour la deuxième fois consécutive. Une situation qui fend le cœur à Didier Drogba. « L’absence de la Côte d’Ivoire à la Coupe du Monde est un gros pincement au cœur pour tous les Ivoiriens, parce que c’est une compétition à laquelle ils ont été habitués trois fois de suite. Et là c’est la deuxième absence après 2018. Ce sont des signes qui montrent que la Côte d’Ivoire doit beaucoup travailler avant de retrouver le sommet du football mondial », a regretté l’ancien capitaine des Eléphants dans une interview accordée à la Nouvelle Chaine Ivoirienne NCI.

Les Eléphants n’ont même pas pu se qualifier pour les barrages. Ils ont terminé deuxième du groupe D derrière le Cameroun. L’équipe ivoirienne n’était pas à la hauteur, estime le consultant de la NCI pour le Mondial 2022.  « Il nous manque beaucoup de choses. Il manque une équipe qui doit avoir confiance en elle. Il nous manque aussi un peu de régularité dans les performances et de consistance (…) chose qu’on n’a pas vu depuis pas mal d’années. C’est ce genre de prestation qui doit créer de l’engouement autour du public et on l’attend avec impatience. »

Didier Drogba conclut : « Je pense qu’on était aux portes de cette Coupe du Monde. C’est pourquoi l’expérience et la solidarité sont des mots qui ne sont pas vains, car arrivé à un certain niveau il faut vraiment faire preuve de maturité et savoir prendre de bonnes décisions. Il faut être bien encadré, il faut avoir des personnes qui ont déjà participé à des matchs d’une telle importance pour prendre de bonnes décisions. Et c’est ce qu’on a manqué lors du match retour des éliminatoires ».

 

Mondial 2022-Cameroun : Choupo-Moting, un binational pas comme les autres

Lors de ses deux précédentes participations à une Coupe du monde (2010 et 2014), la star de la sélection nationale du Cameroun, c’était Samuel Eto’o. Mais cette année au Qatar, ce sera lui, Eric-Maxim Choupo-Moting. À 33 ans sonnés, l’attaquant du Bayern Munich est LA révélation des Lions Indomptables.

Avec 10 buts et 3 passes en 9 matchs consécutifs toutes compétitions, le Camerounais est le deuxième attaquant le plus décisif au ratio but/minutes des cinq grands championnats d’Europe. Tout semble lui sourire cette saison.

Un exemple pour les jeunes

Même s’il n’a jamais gagné une Coupe d’Afrique ou un Ballon d’or, Choupo-Moting est aujourd’hui considéré comme un héros auprès des jeunes de Hambourg où il est né un 23 mars 1989, et où il a tapé ses premiers ballons. Adulé dans sa ville natale, celui qui a inscrit son premier but en professionnel en août 2007 face à la Juventus (1-0) en amical, suscite aussi le rêve dans son pays d’origine. Normal. Choupo-Moting n’est pas un binational comme les autres.

Son père, Just Choupo-Moting, ancien basketteur camerounais, l’a toujours tenu proche de ses origines. C’est ainsi que très jeune, l’ancien buteur du Paris Saint-Germain venait régulièrement passer les vacances dans la capitale Yaoundé, mais aussi dans la région de l’Ouest d’où son paternel est originaire. Et à chaque voyage, le colosse d’1,91m ne manque pas de soutenir les jeunes de son pays avec des dons en équipements et autres matériels sportifs.

Gaëtan, éducateur dans un centre de formation de Yaoundé, utilise le parcours d’un joueur talentueux, discipliné et travailleur pour motiver ses jeunes pousses. Il dit : « Il y a une génération de jeunes qui ont rêvé de devenir un jour comme Samuel Eto’o. Aujourd’hui, il y a une nouvelle génération d’enfants qui, n’ayant pas connu Eto’o, rêvent de suivre les pas de Choupo-Moting. Notre rôle, c’est de les encourager à y croire en se donnant les moyens à travers le travail, la persévérance et une discipline de vie. »

«Le Cameroun vole Choupo-Moting»

Promu à une belle carrière internationale avec l’équipe nationale d’Allemagne, Choupo-Moting a accepté de porter les couleurs du Cameroun dès la première occasion qui s’est présentée. Convoqué par Otto Pfister en mai 2008 alors qu’il était international allemand U19, la presse locale avait vite fait de lancer une contre-attaque. À l’époque, le journal Bild Zeitung avait titré : « Kamerun Klaut Choupo-Moting » (« le Cameroun vole Choupo-Moting », en allemand).

Mais en raison de quelques problèmes administratifs, c’est finalement en 2010 qu’il intègre la sélection du Cameroun. Sélectionné par Paul Le Guen, Choupo-Moting accepte malgré la pression de la Fédération allemande, et amène avec lui un certain Joël Matip, son coéquipier à Schalke, également espoir allemand.

Eternel frustré

Après accord de la FIFA, fin mai 2010, il est autorisé à disputer le Mondial en Afrique du Sud. Il marque son premier but contre la Serbie le 5 juin 2010 en match amical. Seulement, en sélection, Choupo-Moting est souvent incompris et parfois laissé sur le banc au profit de joueurs au temps de jeu famélique en club et aux performances décevantes en sélection.

Mais celui que Kylian Mbappé appelle affectueusement « grand frère », n’hésite pas à faire de grands déballages. En 2017, il refuse de disputer la Coupe d’Afrique en raison des frustrations qu’il subit dans la Tanière des Lions Indomptables. Le 5 février 2022, il boycotte la petite finale de la CAN pour les mêmes raisons. « Je respecte toujours les choix du coach, mais il faut aussi respecter les joueurs, dira-t-il après la victoire des Lions contre le Burkina Faso (3-3, tab 5-3). J’ai dit au coach qu’avec lui, ce n’est plus possible pour moi. » Une déclaration qui a valu à Conceiçao d’être limogé quelques jours plus tard par le président de la Fécafoot, Samuel Eto’o.

Kigoum WANDJI

Adversaires du Maroc : les Lions de l’Atlas pas très vernis

Croatie : 12e classement FIFA

Ce n’est pas l’équipe la plus injouable parmi les nations européennes. Mais la Croatie peut-être l’équipe la plus chiante à jouer. En plus de ne jamais rien laisser, les milieux Croates sont très techniques et sentent bien le jeu. Le trio de l’entrejeu est certainement un des meilleurs du monde. Modric, Kovacic et Brozovic sont capables de tout faire sur un terrain. Le premier montre chaque semaine sous le maillot du Real qu’il est inusable, même à 37 ans. Il y a quatre ans en Russie, il a bluffé tout le monde et hissé contre toute attente la Croatie en finale.

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Les deux derniers, en revanche, suscitent quelques interrogations sur leur niveau physique. Kovacic erre dans une équipe de Chelsea complètement à la rue et alterne titularisation et sortie de banc. Mais il se transcende à chaque fois qu’il porte le maillot carrelé. Brozovic, lui, vient de retrouver les terrains après quelques semaines à l’infirmerie. Outre ce trio magique au milieu, le coach Dalic peut s’appuyer sur d’autres éléments talentueux en attaque : l’imprévisible Ivan Perisic, étincelant en 2018 en Russie, le meneur Majer moteur du Stade Rennais, et les attaquants du Dynamo Zagreb Petkovic et Orsic.

Le talon d’Achille de cette belle sélection reste sa défense. Les plus expérimentés Vida et Lovren ont été irréprochables en Russie mais n’ont jamais donné gage de constance. Le jeune Gvardiol de Leipzig fait son nid sans encore prendre son envol.

La dernière sortie entre la Croatie et une nation africaine remonte au Mondial 2018. Les Croates avaient battu 2-0 le Nigeria pour leur entrée en lice dans la compétition.

Onze habituel de la Croatie 4-1-4-1 : Livakovic – Juranovic, Erlic, Vida, Barisic – Brozovic – Majer, Modric, Kovacic, Perisic – Budimir.

Belgique : 2e au classement FIFA

Se coltiner la Belgique au premier tour n’est jamais une mince affaire. S’ils sont considérés par beaucoup comme de grands loosers ; en phase de groupes, les Belges sont souvent libérés et pratiquent un football bien léché. Il y a quatre ans en Russie, ils avaient réussi à se hisser sur la 3e place du podium, ne perdant qu’en demi-finale sur le score de 1-0 contre la France, future championne du monde. La génération dorée, emmenée par les excellents Eden Hazard, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku, Thibault Courtois…, arrive bientôt au crépuscule de sa carrière. Elle voudra donc réussir un très bon Mondial.

Pour réussir cette mission, le coach espagnol Roberto Martinez en place depuis 2016 peut aussi s’appuyer sur la magie de certains jeunes Diables rouges à l’image de De Ketelaere (Milan AC), Trossard (Brighton) ou encore Doku (Rennes). La grosse interrogation reste la défense, un peu comme la Croatie. Le technicien espagnol lancera-t-il dans son onze les jeunes Arthur Theate et Faes ou maintiendra-t-il les expérimentés Alderwereld, Vertonghen ?

Contre les sélections africaines dernièrement, si la Belgique a désossé les Etalons du Burkina Faso en mars dernier (3-0), elle a été tenue en échec par la Côte d’Ivoire de Franck Kessié en 2020 (1-1). Les fans marocains peuvent même se dire que la dernière confrontation entre les deux sélections a tourné largement en faveur de leur nation en 2008 (4-1). Mais depuis lors, beaucoup d’eau a coulé ses les ponts. Les effectifs ont complètement changé.

Onze habituel de la Belgique (3-4-2-1) : Courtois – Debast, Alderwereld, Vertoghen – Meunier, Tielemans, Witsel, Castagne – De Bruyne, Hazard – Lukaku.

Canada : 41e classement FIFA

Dans quatre ans, le Canada abritera pour la première fois des matchs de Coupe du monde. Les Canadiens co-organisent avec les Etats-Unis et le Mexique. Avant d’accueillir le monde entier, ils veulent se faire voir et acquérir de l’expérience au Qatar. Sur le papier, ce n’est pas l’équipe la plus redoutable pour le Maroc. Mais le Canada n’est vraiment pas à négliger. Dans les phases finales de grandes compétitions, il y a toujours des équipes aux CV sans grande référence qui arrivent à créer la surprise.

Pour sa deuxième participation à une phase finale de Coupe du monde après 1986, le Canada arrive avec un groupe dans lequel certains jeunes se sont déjà fait un nom en Europe. C’est le cas d’Alphonso Davies du Bayern. Un peu comme David Alaba avec l’Autriche, c’est l’homme à tout faire du Canada. Il peut évoluer à plusieurs postes sur le terrain. Jonathan David de Lille est aussi bien connu sur le vieux continent. S’il est muet depuis quatre matchs en club, il n’en demeure pas moins un redoutable avant-centre. Durant les qualifications pour le Mondial, il a claqué 9 buts. Et au Qatar, il sera l’élément à surveiller comme du lait sur le feu.

Onze habituel du Canada : Borjan – Johnston, Miller, Vitoria – Laryea, Piette, Eustaquio, Adekugbe – Davies- Larin, David.

La Vuvuzela, trompette de la terreur au Mondial 2010

En 2010, l’Afrique du Sud a accueilli la Coupe du Monde de football, une première pour le continent africain. Ce fut l’occasion pour les Sud-africains de montrer l’étendue de leur savoir-faire en matière d’organisation, de valorisation de la culture africaine et surtout… de Vuvuzela. Cette dernière est une trompette en plastique typiquement sud-africaine qui est utilisée dans les Championnats de football du pays en guise d'animation.

Les complaintes de Lionel Messi

Douze ans après cette assourdissante compétition, le monde se rappelle encore de la fameuse trompette qui a volé la vedette aux grandes stars de cette compétition, dès le match d’ouverture. Le bourdonnement incessant des Vuvuzelas pendant les matches de la Coupe du Monde, a fait l’objet d’une ribambelle de critiques dans le monde. Si le son émis par cet instrument était très désagréable pour ceux qui suivaient le Mondial 2010 à la télévision, que devait bien être le ressenti des personnes qui étaient présentes sur le terrain ?

Le son de cet instrument est comparable à celui d’une sirène de police ou d’un klaxon de voiture. Une seule Vuvuzela, correctement utilisée, peut atteindre jusqu’à 130 décibels. Alors, quand des milliers de personnes se mettent à en jouer en même temps, dans un même espace et de façon prolongée, le bruit devient très rapidement cauchemardesque.

Selon l’argentin, Lionel Messi, les joueurs ne s’entendaient pas sur le terrain, ils ne pouvaient communiquer qu’avec des gestes. Même les sifflets des arbitres était couvert par le boucan de ces trompettes.

« La communication fait aussi partie du football. Il était absolument impossible de dire quelque chose à un équipier », s’était plaint l’attaquant de l’Albiceleste, après le match Argentine-Nigeria.

De la Vuvuzela jusqu’au bout !

Très facile à se procurer, la vuvuzela est vite devenue l’instrument de la terreur de la Coupe du Monde 2010. Les chaînes de télévision vivaient un véritable cauchemar à cause des Vuvuzelas qui couvraient les voix des commentateurs. Pour pallier ce vacarme assourdissant, il y a eu une vague de protestations des médias, des joueurs, des entraîneurs, des pétitions sur Facebook et même des plaintes de téléspectateurs.

Malheureusement pour eux, les vuvuselas continueront leur cacophonie jusqu’à la finale de la Coupe du Monde. Le président de la FIFA de l’époque, Sepp Blater, s'était engagé à souffler dans une vuvuzela pour afficher son soutien à l’emblématique accessoire des Bafanas Bafanas.

Selon le journal les Echos, certains médias européens ont finalement fait appel à des sociétés qui leur ont installé un dispositif de filtrage, de façon à estomper les bruits de vuvuzelas tout en préservant l’ambiance. Pour le bien des oreilles des supporters, des bouchons auditifs ont aussi été mis en vente à Cape Town.

L’histoire ne s'est pas répétée, la Vuvuzela a été interdite lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil, pour des raisons de sécurité. Malgré le son désagréable de la Vuvuzela, elle est aujourd’hui utilisée dans plusieurs pays africains pour animer des matches de football.

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Mondial 2022 : deux équipes africaines en finale ? Les pronostics explosifs de Samuel Eto'o

La Coupe du monde approche à pas de géant. À l’heure des derniers réglages, les pronostics sur les chances des nations africaines fusent de partout. Samuel Eto’o a loué le potentiel des équipes africaines, dans un entretien accordé à fifa.com. Le président de la Fecafoot pense que cette Coupe du monde au Qatar pourrait être l’occasion pour les nations africaines, de briller sous les projecteurs.

« L'Afrique a toujours eu le potentiel pour réaliser de grandes Coupes du monde, mais nous ne nous sommes pas toujours montrés sous notre meilleur visage jusqu’à présent. Au fil des années, les équipes africaines ont acquis de plus en plus d'expérience, et je pense qu'elles sont prêtes non seulement à participer à une Coupe du monde, mais aussi à remporter cette compétition », a déclaré Samuel Eto’o, nouvel ambassadeur de Qatar Legacy.

Le Cameroun et le Maroc en finale !

Audacieux, Eto'o a fait des pronostics explosifs sur les chances des équipes africaines au Mondial 2022. Le Camerounais prédit une qualification du Maroc en finale après des victoires face à l'Espagne (en huitième de finale), au Portugal (en quart de finale) et au tenant du titre français (en demi-finale). Côté Cameroun, le chemin prédit vers la finale passe par des victoires contre la Belgique (en quarts de finale) et le Sénégal, vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations (demi-finales).

« Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas la gagner. Je crois que pour gagner la Coupe du Monde, il ne faut pas être des monstres ou des extraterrestres. Il faut une bonne préparation, une forte mentalité et une pincée de folie », a expliqué l’ancien attaquant de l’Inter Milan.

Et en guise de preuve, Samuel Eto’o évoque l’exemple de son équipe de l’Inter Milan en 2010.

« Je prends toujours l'Inter comme exemple. Personne au début de la saison 2009-2010 ne pensait que nous pouvions gagner la Ligue des Champions. Et Mourinho a fait quelque chose de fou, avec un groupe d'hommes et de guerriers. Je voudrais quelque chose comme ça pour le Cameroun aussi. Ce serait un rêve qui se réaliserai. Pour tout joueur, gagner des titres est l’objectif ultime. En tant que président de notre fédération, je serais ravi de voir le Cameroun remporter la Coupe du monde. »

La légende camerounaise n’a pas, néanmoins, sous-estimé les chances du pays hôte de cette prestigieuse compétition. Selon lui, le Qatar pourrait créer la surprise en battant l'Angleterre en huitième de finale. « Nous avons déjà pu observer le travail accompli par le Qatar ces dernières années et la façon dont l'équipe a gagné en maturité. Les autres équipes ne soupçonnent les qualités de la sélection qatarienne, et je pense qu’il sauront créer la surprise. »