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Sénégal-Moustapha Name : «J’étais si pressé de rejoindre les Lions que je ne dormais plus»

Moustapha Name a découvert les joies de la sélection du Sénégal en novembre dernier. Un rêve de gamin qui se réalise. Le milieu du Paris FC (Ligue 2 France) espère que l’aventure se perpétuera. Dans la seconde partie de l’entretien qu’il a accordé à Sport News Africa, Name évoque l’émotion qui l’a envahi en apprenant sa convocation chez les Lions avec lesquels il espère remporter la CAN dans six mois au Cameroun. Il passe également au crible ses ambitions avec en club. Entretien. 

De notre correspondant au Sénégal,

 

Moustapha Name.
Moustapha Name.

Sport News Africa : En novembre dernier, vous êtes appelé pour la première fois en sélection  du Sénégal. Comment avez-vous réagi ?

J’avoue que ça a été une convocation qui m’a un peu surpris. Mais pas tant que ça. Tout footballeur rêve de défendre le maillot de son pays. Donc lorsqu’on est appelé en sélection, c’est un rêve qui se réalise. Et c’est une fierté et un grand honneur de devenir international. Il faut toujours se préparer à être appelé en sélection. J’étais super heureux quand j’ai été convoqué.

Pourquoi dites-vous que vous étiez un peu surpris ?

A l’époque, je venais d’écoper de quatre matchs de suspension en championnat avec le Paris FC. J’en avais déjà purgé trois et il m’en restait encore un. Ça veut donc dire que je ne jouais plus depuis trois semaines.

Malgré tout vous êtes convoqué….

C’était un vendredi. Je ne l'oublierai jamais. J’étais à la salle de gym du club alors que l’équipe était en déplacement alors que moi je purgeais mon dernier match de suspension. Je vois deux appels manqués. Je me suis dit qu’après ma séance de musculation, je rappellerai le numéro. Je regardais souvent mon téléphone pour vérifier mon chrono pour les exercices. Et là, je vois trois appels manqués et un message qui disait : «Salut Moustapha. C’est le sélectionneur du Sénégal Aliou Cissé. Rappelle-moi dès que tu auras terminé.» Là j’ai tout de suite pensé que c’était un canular d’un ami (rires). Mais j’ai interrompu de suite l’entraînement pour le rappeler.

«Aliou Cissé m’a dit qu’il me suivait, mais qu’il ne pouvait pas me convoquer quand j’évoluais en National.»

Que vous a-t-il dit ?

On a ensuite discuté. Il me dit qu’il veut me convoquer pour les deux matchs de qualifications à la CAN face à la Guinée-Bissau. Il m’a aussi dit que ça faisait déjà un moment qu’il suivait mes prestations depuis l’AS Douanes (D1 Sénégal), ensuite à Pau (D3 France). Il a reconnu qu’il ne pouvait pas encore me convoquer parce que j’évoluais en National. Ce que je comprends parce que le Sénégal n’est pas une petite sélection. J’étais heureux. Derrière j’ai joué contre Dunkerque, mon premier match après ma suspension, avant de rejoindre la Tanière. C’était une expérience inoubliable.

Comment votre famille a-t-elle accueilli la nouvelle ?

Ma famille était aux anges. J’ai téléphoné à mon père le même jour pour lui annoncer que j’ai été convoqué en équipe nationale pour la double confrontation contre la Guinée-Bissau. Comme souvent les joueurs apprennent leur sélection deux, trois semaines avant alors que la liste est dévoilée à cinq, six jours, j’ai dit à mon père de n’informer que les membres de la famille. C’était difficile de garder la nouvelle secrète dans la famille. Durant cette période, j’étais si pressé de rejoindre la Tanière que je ne parvenais plus à dormir (rires). Mais bon, après tout s’est bien passé et c’était une expérience formidable.

Cette convocation a-t-elle eu un impact sur votre quotidien en club ?

Ça m’a fait progresser en club. À mon retour de sélection, j’avais un tout nouveau statut d’international. Qui plus est du Sénégal, vice-champion d’Afrique en titre. Ça m’a encore plus motivé et renforcé au point que j’étais plus à l’aise pour la suite de la saison.

«Lorsqu’on regarde les joueurs de la sélection du Sénégal, on sait qu’on a un grand potentiel. On le mérite de gagner la CAN.»

On joue la 91ème minute du match aller contre la Guinée-Bissau et Aliou Cissé vous fait rentrer. Qu’avez-vous ressenti à cet instant ?

Cela restera un moment qui ma marquera toute ma carrière. Il est vrai que j’ai été international sénégalais dans les sélections de jeunes mais l’équipe nationale A n’est comparable à rien d’autre. Ça a été un moment magnifique, même si c’était pour quelques petites minutes et qu’il n’y avait pas nos supporters à cause de la pandémie. Revêtir la tunique de l’équipe reste une grande fierté et je prie Dieu de rester en bonne santé, de jouer encore plus car c’est le quotidien en club qui permet de venir en sélection. Il faudra faire des performances et être plus constant pour espérer revenir en équipe nationale et remporter des trophées avec le Sénégal.

Avez-vous été bizuté à votre arrivée dans la Tanière ?

(Rires) J’ai eu de la chance. Avec les restrictions liées à la Covid-19, les gars n’ont pas organisé de bizutage. En plus, on préparait deux matchs importants qualificatifs à la CAN. Il y avait également les cadres de la sélection qui avaient décidé qu’on ne devait plus accueillir les nouveaux avec toujours des danses ou des chansons et qu’il était temps de changer de méthodes. C’est ainsi que j’ai échappé au traditionnel bizutage (rires).

Quelles sont selon vous les chances du Sénégal pour la prochaine CAN, prévue dans six mois au Cameroun ?

Nul ne peut nier que le Sénégal fait partie des plus grandes équipes d’Afrique. Même si ça n’est pas un baromètre important pour tout le monde, mais le classement FIFA nous place première nation africaine. C’est très important mais beaucoup de gens le négligent. Nous avons un bel effectif et parmi les meilleurs joueurs du continent, qui évoluent dans les clubs les plus prestigieux en Europe. On l’a vu récemment avec Édou (Edouard Mendy, Ndlr) qui joue à Chelsea et qui vient de remporter la Champions League. Ça n’est pas anodin. J’en profite pour le féliciter de nouveau pour ce titre. Lorsqu’on regarde les joueurs de la sélection et leurs clubs respectifs, on sait qu’on a un grand potentiel. Après on sait que ça ne garantit pas tout. Mais j’espère qu’on pourra rester unis et solidaires pour gagner cette CAN tant convoitée par tout le Sénégal. Parce que franchement, on le mérite.

«Lors du dernier mercato hivernal, des clubs de Ligue 1 s’étaient manifestés, mais mon club avait fermé la porte à un éventuel départ.»

On sait que la reprise se profile en club, êtes-vous sollicité par d’autres clubs après votre belle saison au Paris FC ?

Même en plein milieu de la saison, lors du mercato hivernal, en janvier dernier, j’ai eu des sollicitations de clubs qui ont tenté de me démarcher. Des clubs de Ligue 1 s’étaient alors manifestés, mais mon club avait fermé la porte à un éventuel départ. Je n’avais donc pas de bon de sortie parce que nous étions alors en tête du championnat et on jouait la montée. Donc on pouvait comprendre la position des dirigeants du club parce qu’on avait construit cet effectif pour aller chercher cette montée. Malheureusement nous ne sommes pas montés. Au terme de la saison, il y a aussi des clubs qui ont fait des offres directement au club. Mais comme j’ai signé un contrat de trois ans et qu’il m’en reste encore deux, ça ne pourrait être qu’un transfert et que le Paris FC accepte de me laisser partir. Parce que je ne suis pas un joueur libre. Mais il est vrai qu’il y a des propositions et que ça discute avec le club.

Quels sont vos objectifs en club et en sélection ?

Mes objectifs je pense, ne changent pas. Dans le football ou dans tous les domaines de la vie, on aspire à progresser. J’ai débuté par le championnat du Sénégal avant de rejoindre le National en France et ensuite la Ligue 2 française. Donc je continue ma progression. Mais j’espère franchir d’autres paliers, jouer en Ligue 1, en Premier League, en Bundesliga… De progresser chaque année. Jouer la Ligue des Champions, jouer en équipe nationale et m’y installer. L’objectif cette année, j’ignore si ça sera avec le Paris FC ou ailleurs, c’est de faire une très bonne saison. Et avec la sélection, avant la CAN dans six mois, il y a, en septembre, les qualifications à la Coupe du monde. Je ne veux pas brûler les étapes. Je compte prendre les matchs les uns après les autres. Il y a encore du chemin à faire. Donc progresser tous les jours, à chaque entraînement et à chaque match me permettra de franchir les paliers…

Que pouvons-nous vous souhaiter ?

Juste être en bonne santé. Nous les footballeurs, les sportifs en général, tout ce dont on a besoin, c’est de ne pas être blessé. Nous avons besoins que le corps tienne le coup, sous la charge de travail. Sans cette santé, il y a peu de chance d’être sur le terrain. Et cela se vérifie lorsqu’on est blessé. Il y a des sportifs qui ont connu de graves blessures et d’autres avec des blessures mineures, restent pourtant sur la touche. La saison écoulée j’ai eu une petite blessure, un œdème osseux, qui m’a empêché de jouer durant trois semaines. Je ne parle même pas de ceux qui sont victimes de rupture de ligaments croisés ou de fractures et qui restent plus de six mois loin des terrains. Et on sait que le football est un sport risqué où tout peut arriver. Donc juste prier que j’aie la santé. Le reste dépend de moi, de mes performances pour poursuivre ma progression.

Moustapha M. SADIO

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