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Sifan Hassan: La réfugiée devenue ‘’Reine’’ du fond

Plus connu grâce à son palmarès majestueux, le Britannique Mo Farah a éclipsé vendredi à Bruxelles, la grosse performance réalisée par la Néerlandaise Sifan Hassan lors de la course de l’heure féminine. Pourtant, l’ancienne réfugiée est entrée dans l’histoire, elle aussi, en battant le record du monde chez les femmes.

A Bruxelles vendredi dernier, Mo Farah a tout pris : la première place, le record, la gloire et surtout la lumière. A Sifan Hassan, le Britannique n’a laissé qu’une petite lueur. Pourtant le quadruple champion olympique (5000 m et 1000 m) n’avait que le chrono comme adversaire. Lancé par trois lièvres, parmi lesquels se trouvait son compagnon d’entraînement le Belge Bashir Abdi qui l’a tiré, lui imprimant le rythme pendant plus de 50 minutes, Farah a fini le travail superbement.

Mais, quelques heures avant l’exploit du coureur de 37 ans, la charmante Sifan Hassan devait remporter deux farouches batailles. En effet, pour la Néerlandaise, il fallait d’abord se défaire de la teigneuse Kényane Brigid Kosgei, détentrice du record du monde du marathon depuis 2019 (2h 14 min 4 sec). Mais aussi, par la même occasion, effacer des tablettes l’Ethiopienne Dire Tune Arissi, la référence sur la course de l’heure féminine depuis 2008 (18,517 km).

Deux objectifs atteints avec brio. Hassan lâche sa concurrente dans la dernière minute et parcourt 18,930 km en une heure chrono. Nouvelle référence !

Réfugiée

Cet exploit acquis non sans péril est un parfait résumé de la trajectoire de Sifan. L’athlète de 27 ans n’a jamais rien eu sur un plateau d’argent. Née en Ethiopie dans une famille modeste, elle se retrouve à l’âge de 15 ans aux Pays-Bas, sans papiers. C’est donc avec un statut de réfugiée qu’elle participe à ses premières compétitions de cross. Mais aussitôt, elle s’affirme comme un grand talent en course de demi-fond et de fond. Sifan gagne des meetings internationaux aux 1500 m et 3000 m. Les Pays-Bas lui donnent alors la nationalité en novembre 2013. Trois semaines après cette naturalisation, elle remporte à Belgrade le titre de championne d’Europe de cross chez les espoirs. C’est le début d’une belle ascension.

Championne du monde et dopage

L’année d’après, en 2014 à Zurich, elle décroche sa première médaille d’or européenne en séniors. L’Europe à ses pieds, l’objectif de Sifan est désormais de s’imposer sur la scène mondiale où règnent ses anciennes compatriotes éthiopiennes et les Kényanes.

Mais c’est dans le dur. Elle remporte une médaille de bronze aux championnats du monde de Pékin (2015), une 5e place aux JO de Rio (2016) et une médaille de bronze aux Mondiaux de Londres (2017). En 2019 enfin, Hassan Sifan atteint son but à Doha. Elle est double championne du monde sur 10000 m et 1500 m.

Un doublé inédit entaché toutefois de suspicions de dopage. Car en pleine compétition, l'agence antidopage des USA (USADA) suspend son coach Alberto Salazar, pour «incitation au dopage». L’Américain en prend pour quatre ans. Mais Salazar, c’est aussi le même technicien qui a façonné… Mo Farah.

Yacine DIENG

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