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Solofo Ramarolahy : «Madagascar a oublié le Beach Soccer »

Avant l’épopée des Barea à la CAN 2019 en Egypte, Madagascar s’était déjà illustrée en remportant la CAN beach soccer aux Seychelles en 2015. Mais depuis la Coupe du monde qui a suivi, la sélection malagasy peine à redécoller. Dans cet entretien, le coach de l'équipe, Solofotsiavahana Ramarolahy, revient sur les raisons de cette chute et parle de l'avenir de la discipline dans la grande île.

 

Bonjour coach. D'abord un petit flash-back pour évoquer le Mondial de 2015 au Portugal. Cinq ans après, que retiens-tu de cette première participation de Madagascar?

Pour cette première expérience, nous avions pêché au niveau de la préparation. Nous avions, par exemple, repris les entraînements sur gazon synthétique après notre tournée sur le sable réunionnais. Nous avions aussi senti une certaine animosité entre les joueurs appelés en renfort et ceux qui ont qualifié l'équipe au Mondial. Enfin, certains d'entre eux étaient également instables au moment d’attaquer le tournoi dans la mesure où ils n’ont rien reçu de ce qu'on leur avait promis après le sacre aux Seychelles. Je parle notamment des emplois pour ceux qui ne travaillaient pas. Après, sur le plan sportif, il faudra aussi relativiser, car nous étions parachutés dans un groupe très relevé composé du champion en titre, la Russie, mais aussi des deux pays qui allaient jouer la finale : Tahiti et le Portugal.

Qu'est-ce qui explique les échecs répétés des Barea Beach Soccer à se qualifier au Mondial depuis 2015 ?

Il nous a manqué des matchs internationaux, un temps adéquat pour la préparation et le self-discipline de la part des joueurs qui se croyaient sur le toit du monde après l’or remporté aux Seychelles. On ne peut pas faire des miracles avec juste 5 jours de préparation avant la CAN. C’était le cas pour la phase finale en Egypte en 2018.

Solofo Ramarolahy

S. Ramarolahy, coach de l'équipe nationale malgache de Beach Soccer

As-tu des nouvelles des joueurs actuellement ?

Après la CAN en Egypte, en décembre 2018, je ne les ai revus qu’au mois de mai 2019. Et, c’est triste de le dire, j’avais cotisé avec les joueurs pour former une équipe qu’on appelait Gasikara Beach Soccer pour jouer un match amical face à la sélection réunionnaise. À cette époque, la Fédération n’avait rien fait pour nous. Honnêtement, je ne sais plus ce qu’il en est des performances de chaque joueur actuellement, car cela fait un an que je ne les ai pas revus.

As-tu bon espoir pour le Beach Soccer à Madagascar, malgré cette situation ?

Tout dépendra de la volonté de la Fédération (de football). Ce serait bien de tout recommencer, de se fixer un objectif, comme atteindre le top 15 mondial. C’est faisable, car nous l’avions déjà réalisé auparavant. Après, je souhaite que les joueurs malagasy puissent s’exporter en Europe comme les joueurs africains qui évoluent en Allemagne, Russie ou Ukraine. Ils ont le niveau, mais tout passera par une bonne politique de relève à Madagascar avec des compétitions consistantes et régulières. Il faut plus de considération pour le Beach Soccer, comme on le voit avec le foot à 11, car la discipline a écrit l’histoire. Mais nous sentons que Madagascar a oublié le beach soccer. Et c’est bien dommage.

Une dernière question : quel est ton meilleur souvenir avec les Barea Beach Soccer ?

La victoire face à la Côte d’Ivoire en demi-finale de la CAN 2015 aux Seychelles qui nous a permis de jouer la Coupe du monde pour la première fois de notre histoire.

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