Buteur providentiel, capitaine emblématique, Samuel Eto’o a marqué l’histoire du foot mondial d’un sceau indélébile. L’ancien attaquant et capitaine des Lions indomptables du Cameroun présente l’un des palmarès les plus riches au monde. Une légende en or.

S’il a une retraite dorée, c’est parce que sa carrière a été faite de conquête et de gloire. Samuel Eto’o a tellement empilé les breloques en or qu’on aurait pensé qu’il était né pour ça : gagner, encore, toujours et presque partout. Depuis la médaille d’or aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, l’ancien capitaine des Lions indomptables a compilé les succès. A un tel point qu’un simple papier de presse ne saurait suffire pour décrire sa glorieuse carrière.

De Barcelone à l’Inter Milan en passant par l’équipe nationale, le double champion d’Afrique (2000 et 2002) s’est forgé l’un des palmarès les plus élogieux au monde. Et s’il a connu ses plus belles années au Barça, c’est à Majorque que son destin de champion européen démarre avec une victoire en Coupe d’Espagne en 2003. La suite, on se demande s’il y a vraiment besoin de la rappeler. Mais pour le bonheur des nostalgiques et pour l’histoire, on va dépoussiérer les archives.

Le 9 en or du Barça

Samuel Eto’o aux côtés de Ronaldinho et Leo Messi

Déjà Espoir africain de l’année 2000, l’ancien goleador du Barça confirme tous les soupçons qui le voyaient titiller les plus grandes légendes du foot mondial. Il est quatre fois Joueur africain de l’année, deux fois meilleur buteur de la Coupe d’Afrique des nations en 2006 (5 buts) et 2008 (5 buts). Samuel Eto’o totalise aussi quatre titres de champions, dont trois avec le FC Barcelone (2005, 2006 et 2009). C’est avec ce club que le triple Lion d’or (2004, 2009 et 2010) remporte également deux Ligues des Champions (2006 et 2009), une Coupe et deux Supercoupes d’Espagne, plus un trophée de Pichichi en 2006 avec 26 réalisations.

L’Inter et les dernières moissons d’or

Samuel Eto’o sacré de meilleur joueur du Mondial des clubs 2010

Son destin de champion se poursuit à l’Inter Milan, alors sous les ordres de Jose Mourinho. Aux côtés du coach portugais, il réalise notamment une année 2010 exceptionnelle : Scudetto, Coupe d’Italie, Supercoupe d’Italie et Mondial des clubs. En 2011, le quadruple Ballon d’Or africain et meilleur buteur de l’histoire de la CAN (18 buts) récidive avec la Coupe d’Italie mais échoue à la seconde place du championnat, dernier chapitre d’une carrière dorée. La suite sera moins reluisante avec seulement un titre de meilleur joueur du championnat russe avec Anji Makhatchkala en 2013. Mais la légende de Samuel Eto’o était déjà écrite. En lettres d’or.

Jean-Charles MAMBOU

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