CAF : le soutien à Infantino n’était pas unanime
Contrairement aux déclarations officielles de la Confédération africaine de football, le Comité exécutif n’a jamais apporté un soutien « à l’unanimité » à Gianni Infantino. En réalité, seules quatre personnes ont déclaré être derrière le président de la FIFA.
Romain MOLINA · Profil de l’auteur ·
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Voix synthétique française · 1 min 53

Habituée aux déclarations mensongères, de ses bilans financiers aux comptes-rendus de ses réunions, la CAF a encore déformé la réalité lorsqu’elle a annoncé le soutien « à l’unanimité » envers Gianni Infantino.
Réuni le jeudi 6 août, le Comité exécutif n’a jamais été unanime sur ce sujet, au contraire. Seulement quatre dirigeants ont déclaré lors du meeting être en faveur du président de la FIFA : Patrice Motsepe, Fouzi Lekjaa (président de la fédération royale marocaine), Ahmed Yahya (président de la fédération mauritanienne) et Souleiman Waberi (président de la fédération djiboutienne). Des noms qui ne surprendront personne.
Idriss Diallo également favorable
Si d’autres présidents sont en faveur d’un maintien d’Infantino au sein du Comité exécutif, comme Idriss Diallo le président de la fédération ivoirienne, les autres membres n’ont pas répondu et ont préféré s’abstenir de tout commentaire.
En privé, plusieurs dirigeants ont littéralement halluciné du décalage entre le communiqué officiel de la CAF et la réalité des débats en coulisses. Néanmoins, le silence de la majorité des membres du Comex ne doit pas être interprété comme une opposition frontale à Infantino, loin de là.
Beaucoup préfèrent actuellement garder le silence en attendant de voir les tendances qui se dessineront. Le président de la FIFA garde beaucoup de soutiens en Afrique, soit par son programme qui donnera encore plus d’argent aux fédérations (et à leurs dirigeants), soit car certains ont peur que la Commission d’éthique de la FIFA ouvre un dossier contre eux pour leur gestion…
Et si la cupidité et la peur sont des arguments en faveur d’Infantino, une autre réalité s’impose : si un opposant crédible se présente, chacun préfère garder ses options ouvertes ; en football plus qu’ailleurs, la loi du plus fort finira toujours pas s’imposer...
