Josep Martínez
Quatre arrêts et une fin de match déterminante : le gardien apporte la sécurité nécessaire quand l’Inter ne peut plus contrôler toutes les séquences.
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À dix, l’Inter bat le Shakhtar 1–0 : Carlos Augusto marque, Martínez préserve les trois points. Notre analyse, les statistiques et les tops/flops.
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Réduite à dix après l’expulsion d’Alessandro Bastoni, l’Inter a battu le Shakhtar Donetsk 1–0, mercredi 21 octobre à San Siro. Carlos Augusto a marqué sur une passe d’Henrikh Mkhitaryan, puis Josep Martínez a préservé l’avance. Une première victoire européenne précieuse pour les Milanais, obtenue au bout d’un match qui n’a rien d’une démonstration de maîtrise.
L’Inter avait besoin de points et en a pris trois. Ce constat explique le soulagement ; il ne suffit pas à qualifier toute la prestation. À dix contre onze, les Milanais ont trouvé la bonne attaque, puis résisté. Avant cela, ils avaient aussi manqué d’efficacité et perdu une partie de leur emprise. Le succès mérite d’être salué avec la même précision que les insuffisances qui l’ont rendu si difficile.
Carlos Augusto · 1–0
L’Inter a trouvé des possibilités dans les premières séquences. Marcus Thuram et Ange-Yoan Bonny ont sollicité Dmytro Riznyk, tandis que Hakan Çalhanoglu a également cherché l’ouverture. Les Milanais tentaient d’accélérer après récupération et d’utiliser les côtés pour alimenter leurs attaquants. L’idée produisait des occasions, mais pas l’avantage attendu.
Le Shakhtar a progressivement mieux traversé cette pression. Les visiteurs n’ont pas accepté de passer toute la rencontre à défendre leur surface. Ils ont fait circuler, trouvé des relais et forcé Josep Martínez à intervenir, notamment sur une tête de Valeriy Bondar. Cette réponse donne une limite au récit d’une Inter qui n’aurait eu qu’à attendre son but : l’adversaire possédait ses propres arguments pour marquer.
À la pause, le 0–0 laissait la rencontre ouverte. L’Inter avait obtenu des situations qu’elle pouvait regretter de ne pas avoir concrétisées. Le Shakhtar avait, lui, gagné assez de confiance dans le jeu pour croire à un résultat. La seconde période allait donc exiger autre chose qu’une simple répétition de l’entame milanaise.
Cristian Chivu a fait évoluer son équipe avec plusieurs changements autour de l’heure de jeu. Andy Diouf, Piotr Zielinski et Yann Bisseck ont apporté de nouveaux relais. Mais la rencontre a basculé sur une action qui ne relève pas du manque d’adresse : Bastoni a reçu un second avertissement et laissé l’Inter à dix à la 68e minute.
Le défenseur a commis une faute de maîtrise qui coûte cher à son équipe. Dans un match encore à 0–0, l’Inter avait besoin de lucidité pour construire son avantage. Elle a dû consacrer une partie de ses ressources à compenser une infériorité évitable. Le résultat final ne transforme pas ce carton rouge en détail sans importance.
Le Shakhtar disposait alors d’une possibilité de faire pencher la rencontre. Avoir un joueur de plus ne dispense cependant pas de protéger les espaces au moment de perdre le ballon. C’est précisément sur une attaque rapide que les Ukrainiens ont été punis, alors que le rapport numérique aurait dû les aider à mieux encadrer les initiatives milanaises.
Entré pour Bonny à la 75e minute, Mkhitaryan a rapidement pesé. Sur une transition lancée par Zielinski, l’Arménien a trouvé Carlos Augusto, qui a battu Riznyk à la 77e minute. La qualité de la passe et le déplacement du défenseur ont offert à l’Inter une sortie concrète à ses difficultés : une action menée jusqu’au bout, au moment où elle semblait la plus contrainte.
Carlos Augusto ne s’est pas contenté de monter pour donner une option de plus. Il a terminé le mouvement et marqué l’unique but. Dans un match aussi serré, cette prise de responsabilité change le bilan de toute une soirée. Elle rappelle aussi qu’un défenseur peut être décisif par une arrivée bien choisie, sans que l’équipe ait besoin de multiplier les situations.
L’Inter a ensuite protégé son avance, avec un rôle majeur de Martínez. Le gardien a répondu aux dernières occasions du Shakhtar, notamment devant Newertton puis Mykola Matviyenko. Les Milanais ont tenu jusqu’au coup de sifflet final. Le Shakhtar peut regretter de ne pas avoir exploité sa supériorité numérique ; il ne peut pas dire qu’il n’a jamais eu les situations pour égaliser.
L’Inter termine avec 13 tirs contre 12 et cinq tentatives cadrées contre quatre. Les corners sont de cinq à quatre pour les Milanais. Ces écarts réduits décrivent un match compétitif, dans lequel la victoire ne vient pas d’un avantage massif de volume. La réussite d’une action et la capacité à défendre ensuite ont fait la différence.
Les deux gardiens ont réalisé quatre arrêts. Riznyk a empêché l’Inter de concrétiser plusieurs de ses occasions ; Martínez a retiré au Shakhtar la possibilité de convertir les siennes. La différence au tableau d’affichage ne doit pas effacer la qualité du portier ukrainien, qui a lui aussi tenu son équipe dans le match.
Thuram a cadré ses deux tirs, Bonny deux de ses trois tentatives, sans que l’un ou l’autre ne marque. Leur bilan demande donc une lecture plus fine qu’une simple condamnation des attaquants : ils ont obligé Riznyk à travailler, mais n’ont pas fourni le but qui aurait soulagé l’équipe. Carlos Augusto, lui, a converti son unique tentative.
Nous retenons Martínez pour son rôle dans la conservation du résultat. Son travail commence avant le but de Carlos Augusto et se prolonge après, lorsque l’Inter, réduite à dix, doit résister. Ses quatre arrêts ont une valeur très concrète dans un succès à un seul but d’écart.
Carlos Augusto aurait constitué un choix tout aussi défendable par sa finition. Mkhitaryan mérite également d’être mis en avant pour la passe qui débloque le match. Nous privilégions le gardien parce qu’il a empêché le scénario de basculer du mauvais côté, puis préservé l’avantage obtenu par ses partenaires. Ce titre de joueur du match SNA reste un choix éditorial.

Quatre arrêts et une fin de match déterminante : le gardien apporte la sécurité nécessaire quand l’Inter ne peut plus contrôler toutes les séquences.
Voir la ficheIl inscrit le seul but sur sa seule tentative et transforme la passe de Mkhitaryan en trois points. Une arrivée offensive qui récompense sa lecture de la transition.
Voir la ficheÀ peine entré, il donne la passe décisive. Son apport illustre ce que l’expérience peut produire quand elle s’exprime par un choix juste et un geste précis.
Voir la ficheSon second avertissement impose à ses partenaires une infériorité numérique alors que le score est nul. Une faute de maîtrise évitable ; la victoire ne l’excuse pas.
Voir la ficheAucune tentative cadrée, une influence offensive limitée et un avertissement avant sa sortie. Dans une rencontre où l’Inter cherchait du calme et des solutions, son rendement est resté trop faible.
Voir la ficheDeux tentatives sans trouver le cadre et aucun but avant son remplacement. Le Shakhtar avait besoin d’un point de fixation qui termine ses situations ; son avant-centre n’a pas assez pesé dans la finition.
Voir la ficheL’Inter prend ses trois premiers points dans cette phase de ligue après deux défaites initiales. Le Shakhtar reste à quatre. Pour Milan, le bénéfice immédiat est essentiel : la campagne européenne repart, et l’équipe a montré qu’elle pouvait trouver une réponse même après un événement défavorable.
La suite devra toutefois reposer sur davantage que la résistance et les arrêts du gardien. L’Inter doit convertir plus tôt ses occasions, conserver sa lucidité et éviter les fautes qui déséquilibrent tout le collectif. Cette victoire constitue une relance. Pour devenir une base solide, elle devra être suivie d’un jeu plus constant.
Retrouvez les buts et les principales occasions dans le résumé vidéo proposé par Inter TV.

Carlos Augusto inscrit le seul but à la 77e minute, au terme de la transition servie par Mkhitaryan.
Une action extraordinaire de Carlos Augusto. Sous-estimé.
Le défenseur brésilien devient le buteur décisif d’une Inter réduite à dix.
Roberto… Carlos… Augusto !
Carlos Augusto marque alors que l’Inter joue à dix depuis l’expulsion de Bastoni.
Et qui d’autre ? Qui ? Carlos Augusto Zopolato Neves, de Campinas !
Mkhitaryan entre à la 75e minute et donne la passe décisive deux minutes plus tard. Martínez protège ensuite le 1–0.
Micky est entré et a changé le match. Carlos Augusto a marqué. Je ne perdrai jamais espoir.
Martínez réalise quatre arrêts et garde sa cage inviolée. Il est le joueur du match choisi par SNA.
Après Inter–Shakhtar, il faut aussi retenir la prestation de Pepo Martínez. Dans les buts, il a le niveau pour l’Inter.