Isack Hadjar, une saison entre confirmation et ambition
Après une prometteuse saison 2025, Isack Hadjar se lance dans un exercice 2026 dans lequel il sera très attendu chez RedBull où la pression se fera encore plus ressentir sur les épaules de l’Algérien qui aura comme équipier l’immense Max Verstappen.
Aimé ATTI · Profil de l’auteur ·
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Hadjar bien parti pour le Grand Prix d’Australie
On l’avait quitté sur une décevante 17e place au Grand Prix d’Abu Dhabi en décembre dernier pour sa dernière course en junior avec les Racing Bulls. Désormais dans l’écurie principale Red Bull, le pilote algérien de 21 ans qui a néanmoins impressioné lors de la saison écoulée avec une troisième place aux Pays-Bas, aura fort à faire avec la tête d’affiche de l’écurie autrichienne, Max Verstappen, quadruple champion du monde. Mais les choses ont plutôt bien commencé pour Hadjar ce samedi lors des qualifications du Grand Prix d’Australie.
Isack Hadjar a terminé troisième et s’offre une position au premier plan du départ de la grille dimanche (6h GMT) pour le premier Grand Prix de la saison. Cependant, Isack Hadjar reste humble, reconnaissant que l’accident spectaculaire de Verstappen en Q1 lui a profité. « Si Max (Verstappen) avait participé à la qualification, je ne serais pas là’, a-t-il confié à L’Equipe. Je suis là pour me comparer avec les meilleurs. Et je n'ai pas pu le faire. On verra en Chine. »
Ambition et rêve de titre
Très ambitieux, Isack Hadjar ne se contente pas de son podium, évoquant une longueur d’avance de la Team Mercedes avec George Russel (1er) et Kimi Antonelli (2e) qui ont fini devant lui : « Les Mercedes sont trop loin et je n'ai pas réussi à me comparer avec le meilleur et voir ce que je peux faire. Je n'ai pas appris autant que je voulais aujourd'hui de cette séance de qualif' parce qu'il n'était pas là », a-t-il ajouté, déplorant une nouvelle fois l’absence du leader de la Team Red Bull.
Malgré cette grande admiration qu’il voue au Néerlandais, Hadjar ne cache pas ses ambitions, notamment pour le titre. Il y a deux semaines, il les répétait dans une interview accordée à l’AFP. « C'est ça ou je rentre à la maison », a réitéré Isack Hadjar, comme rapporté par Le Figaro.
« Je ne me vois pas être champion du monde avec une autre équipe, pour l'instant. (Red Bull) fait du bon boulot, il n'y a donc pas de raison. Si la voiture permet de gagner, alors je vais gagner des courses, mais si elle ne me le permet pas, je vais quand même essayer. L'objectif est d'être régulier au maximum, être dans les points tous les week-ends. Quand on est Red Bull, on est un peu obligé. Je suis dans une voiture qui est au minimum dans le top 4, ce n'est pas un exploit en soi », a-t-il ajouté.
Pour Isack Hadjar, le Grand Prix d’Australie marque non seulement l’ouverture de la saison ce dimanche, mais aussi le début d’une nouvelle aventure prometteuse où ses performances doivent rimer avec ses ambitions. Le Franco-Algérien doit marquer les esprits sur le circuit Albert Park avant de penser à la Chine (15 mars) puis le Japon à la fin du mois (29 mars).
