Sinayoko sur les trois buts, Monaco dépassé
Le Paris FC a battu Monaco 3-1, dimanche 1er novembre 2026 au Stade Jean-Bouin, pour la 9e journée de Ligue 1. Lassine Sinayoko a marqué deux fois avant la pause et a offert le troisième but à Pablo Pagis.
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Six minutes avant la pause pour changer de match
Avant même le coup d’envoi, Jean-Bouin avait sa dramaturgie : un tifo, une haie d’honneur et un hommage à Pierre Ferracci, président sur le départ. Sur le terrain, le Paris FC a tenu le rythme de la fête. Pierre Lees-Melou a touché le poteau à la 14e d’une frappe enroulée, puis Sané a dévié de la tête sur sa propre barre un centre de Moses Simon, intenable face à Vanderson. Lukas Hrádecký a encore sauvé Monaco à bout portant devant Lassine Sinayoko à la 29e.
Tout a basculé juste avant la mi-temps. À la 38e, sur un ballon récupéré très haut, Maxime Lopez a trouvé Sinayoko en retrait, et sa reprise a fini au petit filet. À la 44e, lancé par Simon, l’attaquant malien a échappé à Eric Dier et conclu du droit. Filipe Luís a réagi dès la reprise en sortant Diop et Paris Brunner pour Christian Mawissa et Folarin Balogun.
Le coup a payé. À la 65e, Aleksandr Golovin a lancé Vanderson, dont le centre a trouvé Balogun à bout portant, et Monaco s’est installé dans le camp parisien pendant neuf minutes. Sinayoko a alors refermé la porte : il a résisté à Dier dans la surface et décalé Pablo Pagis à gauche, dont le plat du droit a fait 3-1 à la 74e. Touché à l’arrière de la cuisse, le Malien est sorti à la 79e, sous les applaudissements.
Moins de ballon, deux fois plus de tirs
La production offensive
Totaux au coup de sifflet final.
Monaco a eu le ballon, 56 % contre 44, et plus de passes jouées, 653 contre 512. Il n’en a presque rien fait : 9 tirs dont 2 cadrés, contre 19 dont 10 pour le PFC. Les buts attendus, 2,07 à 0,76, disent la même chose.
Lukas Hrádecký a effectué 7 arrêts, sans lesquels l’écart aurait grossi. Dans le temps additionnel, il a encore vu une frappe rasante de Zabi filer de peu à côté.
Le troisième, le plus construit
Les temps forts
Lassine Sinayoko · 1–0. Après une récupération très haute, Lopez sert Sinayoko en retrait et le Malien trouve le petit filet.
Lassine Sinayoko · 2–0. Lancé par Simon, Sinayoko échappe à Dier et conclut du droit.
Folarin Balogun · 2–1. Golovin lance Vanderson, dont le centre trouve Balogun à bout portant.
Pablo Pagis · 3–1. Sinayoko résiste à Dier et décale Pagis, qui ajuste Hrádecký du droit.
Les trois buts parisiens racontent trois façons de faire mal. Le premier naît du pressing, le deuxième de la vitesse, le troisième de la force de Sinayoko dans son duel contre Dier. Le but de Balogun, lui, est le seul moment où Monaco a trouvé de la profondeur. Il reste ensuite seize minutes, plus le temps additionnel, et l’ASM ne se crée plus que des demi-occasions, comme ce long corner à la 87e qui passe près de Balogun, devant Trapp.
Le PFC a choisi ses moments, Monaco les a subis
Lecture SNA : ce résultat vient d’une efficacité dans les zones qui comptent, plus que d’une maîtrise du ballon. Le PFC l’a eu moins longtemps et a frappé deux fois plus. Liam Rosenior voit aussi son équipe répondre vite après la réduction du score, ce qui compte autant que le doublé d’avant la pause.
Côté monégasque, le double changement de la mi-temps pose une question sur le plan de départ, avec Balogun d’abord sur le banc. Il a marqué, mais l’équipe de Filipe Luís reste sur quatre matchs de Ligue 1 sans victoire.
Balogun a tout changé, sans suffire
Balogun a pesé dès son entrée, avec quatre tirs dont deux cadrés en 45 minutes. Côté parisien, Moustapha Mbow a remplacé Samir Chergui à la pause sans que la défense ne cède avant la 65e. Rosenior a ensuite tourné avec Matondo, qui a forcé Hrádecký à la parade à la 85e.
Le Mali et le Nigeria ont gagné le match
Sinayoko termine avec deux buts, une passe et quatre passes clés. Il compte désormais huit buts. Le Nigérian Simon a livré une passe décisive et quatre passes clés en 73 minutes. L’Algérien Ilan Kebbal a beaucoup tenté, six frappes pour une cadrée. Son compatriote Chergui a signé trois interceptions en une mi-temps, le Malien Hamari Traoré a joué jusqu’à la 89e malgré un carton jaune et le Sénégalais Mbow a joué toute la seconde période. À Monaco, le Sénégalais Lamine Camara a réussi 7 duels sur 11 et trois passes clés, avant un jaune à la 88e après un bref accrochage avec Pagis. Son compatriote Sadibou Sané a joué 75 minutes en défense, avec 85 passes jouées. Note SNA : 6,5.
Internationaux de sélections africaines ayant joué. Non noté : moins de 20 minutes.
Le joueur du match SNA : Lassine Sinayoko
Deux buts, une passe décisive, trois tirs pour trois cadrés et quatre passes clés en 79 minutes. L’international malien a été le premier danger de ce Paris FC.
Les notes SNA
Paris FC
Note SNA sur 10, décidée par la rédaction à partir des chiffres du match. Joueurs ayant disputé au moins 20 minutes. En couleur : internationaux africains.
Monaco
Note SNA sur 10, décidée par la rédaction à partir des chiffres du match. Joueurs ayant disputé au moins 20 minutes. En couleur : internationaux africains.
Tops et flops
Passeur sur le 2-0 et auteur de quatre passes clés en 73 minutes. Note SNA : 8,0/10.
Trois duels gagnés sur dix, deux tirs non cadrés et 17 passes en 90 minutes. Note SNA : 5,5/10.
Ces jugements portent sur la prestation du jour, jamais sur les personnes.
