Serhou Guirassy
Serhou Guirassy. Présent sur le ballon repoussé du premier but, techniquement juste sur le second : deux manières de peser, une même efficacité décisive.
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Serhou Guirassy signe un doublé à Bakou et porte son total à quatre buts en trois matchs de Ligue des champions. Dortmund gagne 2–1, sans dissiper les doutes sur sa maîtrise collective.
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Un doublé de Serhou Guirassy offre à Dortmund une précieuse victoire à Bakou. Avec 22 tirs et neuf tentatives cadrées, le Borussia a suffisamment créé pour gagner plus largement. Mais son incapacité à prolonger ses bonnes séquences a permis à Sabah de rester dangereux jusqu’au bout.
Dortmund avait besoin de gagner. Il repart de Bakou avec trois points, six unités après trois journées de Ligue des champions et une réponse très concrète à ses difficultés : Serhou Guirassy. Le Guinéen a marqué à la 10e puis à la 53e minute, de part et d’autre de l’égalisation d’Aden McCarthy à la 39e. Le résultat récompense la supériorité offensive allemande. Il ne suffit cependant pas à transformer cette soirée en démonstration.
Le problème du BVB tient moins à son volume de jeu qu’à sa continuité. À deux reprises, Dortmund a pris l’avantage. À deux reprises, il a ensuite laissé son adversaire retrouver de l’espace et de la confiance. Une équipe peut gagner sans tout contrôler. Elle s’expose néanmoins lorsqu’elle confond un but d’avance avec un match sécurisé.
Totaux au coup de sifflet final du 20 octobre 2026.
Serhou Guirassy · 0–1
Aden McCarthy · 1–1
Serhou Guirassy · 1–2
Niko Kovac avait choisi d’associer Guirassy à Fábio Silva, avec Carney Chukwuemeka en soutien et Felix Nmecha capable de se projeter depuis le milieu. L’intérêt de cette organisation apparaît rapidement : plusieurs joueurs peuvent participer à une même attaque, plutôt que d’attendre une solution individuelle du seul avant-centre.
Silva se procure ainsi deux occasions très tôt, mais Stas Pokatilov résiste. Le premier but résume ensuite ce que Dortmund sait bien faire lorsque les connexions fonctionnent : progression sur le côté droit, échanges dans les derniers mètres, frappe de Nmecha et ballon repoussé que Guirassy vient reprendre à proximité du but. Le mérite du buteur consiste ici à lire l’action jusqu’au bout. Il ne produit pas le tir initial ; il exploite le moment où le gardien ne peut plus contrôler le ballon.
Cette ouverture aurait dû permettre aux visiteurs d’installer une rencontre plus calme. Elle n’en a rien fait. Sabah est progressivement revenu, tandis que les attaques allemandes perdaient leur structure. Le but refusé à Joy-Lance Mickels pour hors-jeu avait déjà signalé le danger. À la 39e minute, le coup franc de Tymoteusz Puchacz trouve McCarthy au second poteau : sa tête remet les deux équipes à égalité.
L’égalisation sanctionne une fragilité précise. Dortmund a laissé un adversaire attaquer une zone décisive sur un ballon arrêté. Le duel perdu par Waldemar Anton pèse dans cette séquence ; réduire toute l’action à la faute d’un seul défenseur dispenserait toutefois le bloc de s’interroger sur son organisation. Les interventions de Gregor Kobel face à Veljko Simic puis Kaheem Parris empêchent ensuite Sabah de passer devant avant la pause.
Le deuxième but est d’une autre nature. Sur un centre venu de la droite de Joey Veerman, Guirassy se présente au second poteau et reprend le ballon de manière acrobatique du pied gauche. À la 53e minute, son adresse transforme une livraison difficile à convertir en but de la victoire.
Le contraste entre ses deux réalisations est révélateur. La première récompense l’anticipation et la présence dans la surface ; la seconde exige une exécution technique beaucoup plus délicate. Le Guinéen a donné une issue à deux situations différentes. C’est ce qui fait de lui notre joueur du match, au-delà du simple décompte des buts.
Dortmund n’a pourtant pas réussi à tuer la rencontre. Les changements effectués autour de la 72e minute n’ont pas supprimé son instabilité. À la 75e, une mauvaise passe de Nico Schlotterbeck offre notamment une possibilité à Patrick Orphe Mbina, qui ne cadre pas sous la pression de Daniel Svensson. Le BVB s’impose finalement, mais laisse une occasion de revenir à un adversaire qu’il aurait dû maintenir plus loin de son but.
Ces chiffres empêchent de parler d’une victoire volée. Dortmund a davantage tiré, davantage cadré et obtenu plus de corners. Ils ne disent pas, à eux seuls, à quel moment une équipe maîtrise les distances, protège ses pertes de balle ou empêche un adversaire de reprendre confiance. La fin de première période et l’occasion concédée à Mbina montrent précisément la limite de cette domination statistique.
Guirassy termine avec huit tirs, dont quatre cadrés. Veerman apporte une passe décisive et trois passes clés. Ces contributions donnent un contenu à la victoire. Le chantier collectif reste tout aussi clair : mieux gérer les minutes qui suivent un but et éviter les erreurs de relance qui rendent un match à nouveau incertain.
Deux buts, huit tirs, quatre cadrés. Guirassy a été le principal point d’aboutissement du BVB et l’auteur des deux gestes qui décident du résultat. Son doublé ne rend pas le collectif irréprochable ; il lui permet de repartir gagnant malgré ses imperfections. Notre choix récompense cette influence sur la rencontre, sans le confondre avec une distinction officielle.
Dortmund peut se satisfaire des points, de son volume d’occasions et du rendement de son avant-centre guinéen. Il doit être beaucoup plus exigeant avec la gestion de ses temps faibles. À Bakou, Guirassy a réglé la question du vainqueur. Il n’a pas réglé celle de la maîtrise collective.
Contribution SNA
Au soir du 20 octobre, Guirassy compte quatre buts en trois apparitions dans la Ligue des champions 2026–2027. Le doublé de Bakou prolonge donc un début de campagne européen productif. Cette efficacité ne doit pas faire oublier la différence entre le rendement de son avant-centre et la maîtrise collective du Borussia.

Serhou Guirassy. Présent sur le ballon repoussé du premier but, techniquement juste sur le second : deux manières de peser, une même efficacité décisive.
Voir la ficheJoey Veerman. Son centre permet le but de la victoire. Ses trois passes clés et ses deux tirs cadrés témoignent aussi d’une contribution offensive qui dépasse cette seule action.
Voir la ficheGregor Kobel. Trois arrêts, dont des interventions importantes avant la pause. Alors que Sabah avait repris l’initiative, il a maintenu Dortmund à hauteur plutôt que de laisser Guirassy devoir réparer un retard.
Voir la ficheWaldemar Anton. Son duel perdu sur l’égalisation constitue une défaillance coûteuse dans une situation où Dortmund devait mieux défendre sa surface. Ce moment compte davantage que la sécurité apparente d’une série de passes sans danger.
Voir la ficheNico Schlotterbeck. Sa mauvaise passe de la 75e minute remet inutilement Sabah en position de menacer. Un défenseur chargé de lancer le jeu doit accepter une prise de risque ; celle-ci n’avait pas à offrir une telle possibilité dans un match encore ouvert.
Voir la ficheFábio Silva. Ses déplacements et sa participation à la construction du premier but méritent d’être reconnus. Mais quatre tirs, dont deux cadrés, sans marquer : au poste d’attaquant, cette absence de finition a laissé le poids du résultat à Guirassy. Une prestation utile par séquences, insuffisamment tranchante devant le but.
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Dortmund gagne 2–1 grâce au doublé de Guirassy, après une égalisation de Sabah et plusieurs frayeurs.
Pour Ottmar Hitzfeld, ces victoires arrachées à la force du poignet étaient toujours les plus belles… ça me revient en mémoire. 🥹☺️🖤💛🖤💛
Le score est acquis, mais Dortmund n’a jamais obtenu une avance supérieure à un but.
Sabah–BVB 1–2. Mouais… pour convaincre, il faudra autre chose.
Le BVB termine à six points après trois journées de Ligue des champions.
⏹️ Fin du match ! Sabah 1–2 BVB. Positif : les trois points ✅ Le reste ne ressemble pas au BVB. « Nous voulons miser à fond sur les jeunes talents. »
Kovac effectue trois changements autour de la 72e minute, alors que Dortmund mène seulement 2–1.
Contre ce fichu Sabah, Niko Kovac fait ses changements comme s’il ne s’agissait plus que de préserver le 2–1… pas d’autres questions, votre Honneur.
Gadou, Bellingham et Sabitzer entrent dans le dernier tiers du match ; Dortmund conserve ensuite sa courte avance.
Je suis plutôt neutre dans tout le débat sur Kovac. Mais face à une équipe comme Sabah, vouloir sécuriser le score vers la 70e en faisant entrer Gadou, Bellingham et Sabitzer alors qu’on ne mène que 2–1, c’est franchement embarrassant au regard des ambitions du BVB.