
Sous Patrice Talon, le gouvernement a entrepris une réforme ambitieuse marquée par la construction et la réhabilitation d’installations sportives aux normes internationales. Parmi les réalisations majeures figure la construction de 22 stades omnisports dans les communes et départements, équipés pour plusieurs disciplines telles que football, handball, volleyball, basketball, athlétisme. Ces infrastructures de proximité favorisent la pratique sportive à la base et la détection précoce des talents.
Les stades majeurs ont également bénéficié d’importants travaux de modernisation. Le Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou a été rénové et a notamment accueilli la finale de la Coupe de la Confédération CAF en 2021. Des travaux sont en cours ou programmés pour les stades René Pleven d'Akpakpa, Charles de Gaulle de Porto-Novo et celui de Parakou, avec des pelouses aux normes FIFA, tribunes rénovées et éclairage performant.

Ces avancées sont saluées par les acteurs du football béninois. Charles Titigoueti, président de la Ligue départementale Atlantique de football, déclare : « Parler des acquis sur le plan sportif, sous le régime du président Talon, c’est vraiment l’une des satisfactions totales de la jeunesse. On peut dire totale, parce que ce qui était fait avant, il n’y avait pas de comparaison jusqu’en 2016. Le projet de construction de 22 stades dans le Bénin. Des stades où on peut pratiquer toutes les disciplines. Est-ce qu’on avait eu ça par le passé ? C’est des choses qui boostent le développement. Et ça, vous allez dans les pays, vous voyagez, tout le monde vous dit chapeau. »
Les subventions : un soutien financier clé
Le gouvernement a considérablement augmenté les enveloppes allouées au sport. En 2025, plus de 4,6 milliards FCFA ont été débloqués pour les fédérations, clubs et associations. Près de 8 milliards FCFA ont été alloués aux fédérations en 2024, avec des renflouements spécifiques pour les compétitions internationales. Charles Titigoueti souligne l’ampleur de ce changement : « Sur le plan des subventions, on ne fera même pas de comparaison puisque cela n’existait pas avant. C’est beaucoup de milliards, 4 milliards et plus aujourd’hui, que l’État jette dans le sport. Les clubs sont subventionnés à tous les niveaux presque. C’est colossal. »
Ces subventions ont permis une meilleure rémunération des joueurs, l’engagement de staffs techniques qualifiés et une participation plus régulière des clubs aux championnats. Cependant, le président de la Ligue Atlantique note un point d’amélioration : « Il restera que les autorités vont trouver les mécanismes de mise en place de ces subventions pour que cela soit le plus efficacement et avec efficience utile [...] Parce que ces subventions viennent avec, hélas, un peu de retard. »
La professionnalisation du football : une dynamique engagée
La professionnalisation constitue l’un des chantiers les plus structurants. Depuis 2021-2022, la création d’une Ligue Professionnelle, l’obligation de contrats pour les joueurs, la structuration des clubs et le développement des centres de formation ont marqué une rupture. Charles Titigoueti analyse cette évolution : « Sur le plan de la professionnalisation, on peut dire que beaucoup d’indicateurs permettent beaucoup de choses [...] Vous avez aujourd’hui les joueurs d’un chapelet professionnel, tous sont de contrat. Nous avons la structuration de la cité, tous les clubs aujourd’hui attirent même déjà beaucoup plus les joueurs des pays voisins. Vous avez des jeunes Béninois qui jouent dans le championnat du Bénin qui gagnent des salaires largement au-dessus du Smig [...] 150, 200 000 et plus, 300 000 de salaire. » Cette professionnalisation naissante attire des talents régionaux et améliore la visibilité du championnat béninois.
Le football et le sport béninois, sous Patrice Talon, ont connu une transformation importante, portée par une vision claire : infrastructures modernes, subventions substantielles et amorce de professionnalisation. Si des défis persistent, les acteurs du milieu s’accordent sur un bilan globalement positif et sur la nécessité de poursuivre cette dynamique.
Comme le résume Charles Titigoueti : « Si un pays a toutes ses infrastructures, il est tout à fait logique que ce pays sera classé parmi les pays de référence et prêt à postuler pour abriter des compétitions dans le milieu international de la CAF et de la FIFA. »
Ce bilan illustre comment le sport, soutenu par une politique infrastructurelle ambitieuse, devient un levier de cohésion sociale, de santé publique et de rayonnement international pour le Bénin.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
