
Nommé en mars 2024 en remplacement du Français Hubert Velud, Brama Traoré avait pour mission claire de hisser les Étalons au moins en demi-finale de cette édition. Un objectif jugé « largement déçu » par la Fédération burkinabè de football après la lourde défaite concédée face à la Côte d’Ivoire, pays hôte de la précédente CAN et grand rival régional. Cette contre-performance, marquée par un onze de départ très critiqué et une tactique ultra-défensive avec cinq défenseurs alignés, a précipité la décision de limogeage.
Les supporters burkinabè, très remontés depuis l'élimination, ont massivement salué cette décision. Sur les réseaux sociaux et dans les rues, les avis convergent : le départ était attendu et même réclamé. « On attendait ça depuis longtemps. On est vraiment contents du limogeage de Brama Traoré », confie un fan rencontré à Ouagadougou. « Face à la Côte d’Ivoire, on était tous déçus. Tellement déçus. On demande maintenant à la fédération de choisir encore un entraîneur local pour accompagner les Étalons. » Un autre supporter va plus loin : « Il n’a pas fait son travail. Ce jour-là, on était tous choqués avec son onze type face à la Côte d’Ivoire. Ce n’était pas un bon classement qu'il a fait. On est tous fiers de son limogeage, lui et son staff. »
Les critiques portent surtout sur les choix de sélection
Persistance à convoquer des cadres vieillissants, peu en forme au détriment de jeunes talents évoluant à l’étranger et performants en club. « Il laisse des jeunes talentueux de côté et repart avec les mêmes anciens pour espérer des résultats différents. C’est compliqué », analyse un troisième interlocuteur. « Si c’était les jeunes qu’il avait amenés, même sans gagner, on aurait au moins vu du jeu et on pouvait viser la demi-finale. Mais avec cette défense à cinq, on prend deux buts en quelques minutes… Ce n’est pas faisable. »
La Fédération burkinabè de football (FBF) n’a pas encore communiqué sur le nom du successeur. Certains supporters appellent déjà de leurs vœux un retour à un entraîneur local expérimenté, capable de renouveler l’effectif et de redonner du souffle à une sélection qui reste sur plusieurs échecs consécutifs en phase finale de CAN.
En attendant, le limogeage de Brama Traoré marque la fin d’un cycle court mais intense, et ouvre une nouvelle page pour les Étalons du Burkina Faso, dans un contexte où la pression populaire et les attentes restent très élevées.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
