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CAN 2025 (Gr. B) : quand l’histoire rencontre la pression du résultat

La deuxième journée du groupe B de la Coupe d’Afrique des Nations promet un vendredi contrasté, entre duel de géants et match déjà décisif. D’un côté, l’Égypte et l’Afrique du Sud rejouent un classique chargé d’histoire. De l’autre, l’Angola et le Zimbabwe jouent gros, très gros, pour ne pas voir la porte de sortie se rapprocher trop vite.

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CAN 2025 (Gr. B) : quand l’histoire rencontre la pression du résultat

Égypte – Afrique du Sud : une rivalité qui refuse de vieillir

Impossible de parler de ce match sans replonger en 2019. Le Caire, plus de 60 000 spectateurs, et ce silence assourdissant après la frappe de Thembinkosi Lorch. L’Afrique du Sud venait d’éliminer l’Égypte chez elle, en huitièmes de finale, dans ce qui reste l’un des plus grands chocs de l’histoire récente de la CAN.

Six ans plus tard, les deux nations se retrouvent. Le contexte est différent, l’enjeu moins brutal, mais le poids du passé est toujours là. Égypte – Afrique du Sud, c’est une affiche qui ne se banalise jamais. Les deux équipes ont bien lancé leur tournoi et arrivent avec le plein de confiance. Un deuxième succès ouvrirait grand la voie vers les huitièmes. Avantage logistique pour les Pharaons, qui retrouvent un stade familier, pendant que les Bafana Bafana ont quitté Marrakech pour Agadir.

À la CAN 2019, l’Afrique du Sud brisait les espoirs des Pharaons devant leur public en éliminant dès les 8e de finale
Côté égyptien, la victoire arrachée face au Zimbabwe (2-1) a rappelé que cette équipe sait souffrir. Mohamed Salah a encore répondu présent dans le temps additionnel, mais Hossam Hassan ne se fait aucune illusion sur la difficulté du rendez-vous à venir. « L’Afrique du Sud est très forte. Nous la respectons. Ils sont parmi les favoris du tournoi. Ils jouent vite et court, mais nous avons des plans pour les contenir », a prévenu le sélectionneur, lucide et mesuré. Un léger doute plane autour de Mohamed Hamdi, sorti lors du premier match, mais l’Égypte dispose d’un effectif expérimenté. Et puis, pour Hossam Hassan, ce duel a une saveur particulière : il faisait partie de l’équipe sacrée contre l’Afrique du Sud en finale de la CAN 1998.

Dans le camp sud-africain, la confiance est bien réelle. Hugo Broos connaît mieux que quiconque les finales africaines et n’a pas oublié qu’il avait battu l’Égypte avec le Cameroun en 2017. « Nous sommes excités de jouer contre l’Égypte. Sept fois champions, avec des joueurs incroyables comme Salah ou Marmoush, mais nous avons confiance en notre équipe », a-t-il lancé. Sur le terrain, Lyle Foster sera l’homme à surveiller. Déjà décisif contre l’Angola avec un but et une passe, l’attaquant incarne l’ambition d’un groupe qui assume ses objectifs. « Le moral est très élevé. Une victoire nous rapprocherait des huitièmes. Nous avons nos standards à maintenir », assure-t-il.

Les chiffres, eux, parlent pour l’Afrique du Sud : invaincue lors de ses six derniers matches face à l’Égypte (quatre victoires, deux nuls). De quoi nourrir encore un peu plus l’intensité d’un choc où histoire, fierté et qualification se croisent.

Angola – Zimbabwe : déjà dos au mur, déjà sous pression

Ici, pas de romantisme ni de souvenirs glorieux. Angola – Zimbabwe ressemble déjà à un match couperet, alors que nous ne sommes qu’à la deuxième journée. Les deux équipes ont perdu leur match d’ouverture, mais sans être ridicules. Reste que dans un groupe aussi serré, le temps des regrets est déjà terminé. L’Angola, battue malgré plusieurs occasions franches, oscille entre frustration et lucidité.

Patrice Beaumelle refuse le discours alarmiste et mise sur les ajustements. « Nous avons montré de bonnes choses face à une équipe solide. À ce niveau, ce sont les détails qui font la différence », a-t-il expliqué, insistant sur l’efficacité dans les zones décisives. Même son de cloche chez Jonathan Buatu, pilier de la défense. « Notre performance n’était pas mauvaise. L’important est de conserver ce que nous avons bien fait et de corriger nos erreurs. » Les Palancas Negras savent toutefois qu’un nouveau revers compliquerait sérieusement leur avenir dans la compétition. La pression est là, assumée, et la gestion mentale sera déterminante.

En face, le Zimbabwe avance sans complexe mais avec l’urgence d’un groupe déjà sous tension. Battus dans les dernières minutes lors de leur premier match, les Warriors ont montré une organisation solide et une vraie intensité. Marian Marinica appelle à tourner la page sans renier l’identité. « Dans ce groupe, toutes les équipes ont encore leur chance. Le passé est derrière nous, nous devons regarder vers l’avenir », affirme le sélectionneur.

Capitaine et leader du milieu, Marvelous Nakamba incarne cet état d’esprit combatif. « Nous avons analysé notre premier match. Tout est désormais concentré sur cette rencontre. Nous voulons obtenir un résultat positif », assure-t-il. Historiquement, l’Angola part avec un léger avantage, notamment lors des qualifications de CAN et des éliminatoires du Mondial 2006. Mais dans ce contexte précis, l’histoire pèsera moins que l’intensité du moment. Vendredi, l’une des deux équipes respirera un peu mieux. L’autre saura que la CAN peut parfois se jouer très tôt.

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À propos de l'auteur

El Hadji Malick SARR

El Hadji Malick SARR

Rédacteur sportif

Passionné de sport depuis toujours, partage avec vous les dernières actualités et analyses du monde sportif.

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