
Le verdict est tombé ! Samuel Eto’o n’assistera pas aux prochains matchs officiels de la CAF disputés dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025. La décision a été prise ce mercredi 14 janvier par le Jury disciplinaire de l’instance faîtière du football continental "pour mauvaise conduite". Une suspension assortie d’une amende de 20 000 dollars américains. Soit un peu plus de 11 millions de francs CFA.
Les faits
La sanction trouve son origine dans les incidents survenus à l’issue du quart de finale de la CAN 2025 entre le Cameroun et le Maroc (0-2). Dans un communiqué antérieur, la CAF avait annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire visant des comportements jugés contraires à l’éthique sportive. Au cœur du dossier figure la réaction publique et physique du président de la Fécafoot après un contact litigieux impliquant l’attaquant camerounais Bryan Mbeumo. Une séquence largement relayée et analysée.
Les images montraient Samuel Eto'o très remonté en tribune officielle contre les décisions de l'arbitre. Au point de manifester son mécontentement en se tournant vers le président de la Fédération marocaine Fouzi Lekjaa, et celui de la CAF Patrice Motsepe. « Après examen, le Jury disciplinaire de la CAF a reconnu Monsieur Samuel Eto’o Fils coupable de violation des principes de fair-play, tels que définis à l’article 2, paragraphe 3, des Statuts de la CAF ainsi qu’à l’article 82 du Code disciplinaire de la CAF, en raison de son comportement lors de ladite rencontre », communique la CAF.
A Yaoundé, l’annonce de l’enquête avait déjà fait l’effet d’un coup de tonnerre, tant l’affaire touche directement le patron du football camerounais dans un contexte sportif et institutionnel sous tension. En ciblant un dirigeant de premier plan du football africain, la CAF envoie un signal fort sur sa volonté d’encadrer strictement les comportements en marge des rencontres officielles, en particulier lors des phases décisives de ses compétitions.
La Fécafoot réagit
La réaction de la Fécafoot ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié par son secrétaire général ce soir même, l’instance camerounaise estime que la décision du Jury disciplinaire est « dépourvue de toute motivation ». « La Fécafoot constate en outre que la procédure expresse aboutissant à cette décision soulève de sérieuses réserves au regard des exigences fondamentales d’un procès équitable ».
La Fécafoot indique enfin « prendre acte de la décision de son président d’exercer, dans les délais et formes prescrits, les voies de recours prévues par les textes applicables », laissant ainsi entrevoir une bataille juridique à venir entre Yaoundé et l’instance faîtière du football africain.
Le Jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé ce mercredi 14 janvier d’infligé une lourde sanction à Samuel Eto’o. le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) est suspendu par l’instance de quatre matchs officiels de la sélection nationale du Cameroun assorti d’une amende de 20 000 dollars américains.
Après la FIFA, la CAF
Pour mémoire, ce n’est pas la première fois que Samuel Eto’o est sanctionné par une instance internationale du football. En septembre 2024, la commission de discipline de la FIFA avait déjà infligé à Samuel Eto’o une suspension de six mois, l’interdisant d’assister à tous les matchs internationaux des sélections camerounaises, masculines et féminines, jusqu’au 31 mars 2025. Une répétition des sanctions internationales qui alimente, au fil du temps, le débat sur la gouvernance et l’image du football camerounais sur la scène continentale et mondiale.
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À propos de l'auteur
Arthur WANDJI
Rédacteur sportif
Correspondant SNA au Cameroun et Gabon. Spécialiste des Lions Indomptables.
