
Un parcours contrasté
Le coup d'envoi du groupe E a été donné le 24 décembre 2025, avec un match inaugural contre la Guinée Equatoriale au stade Mohammed V de Casablanca. Menés 0-1 jusqu'à la 85e minute après un but d'Anieboh, les Étalons du Burkina Faso ont inversé la tendance dans un final de folie : Georgi Minoungou égalise à la 95e, suivi d'Edmond Tapsoba qui scelle la victoire à la 98e. Ce scénario hollywoodien a enflammé les supporters. Mais cette remontada a aussi mis en lumière des faiblesses, avec un carton rouge adverse de Ndong à la 50e minute qui n'a pas suffi à dominer plus tôt.
Le choc contre l'Algérie, le 28 décembre, a été plus amer. Malgré une prestation solide, les Étalons du Burkina Faso s'inclinent 0-1 sur un penalty de Riyad Mahrez. Les Fennecs d'Algérie, favoris du tournoi, confirment leur suprématie, laissant le Burkina Faso à la merci d'un dernier match décisif. Face au Soudan le 31 décembre, les hommes de Brama Traoré ont enfin montré de la maîtrise : Lassina Traoré ouvre le score à la 16e, et Arsène Kouassi scelle le 2-0 à la 85e minute. «Victoire maîtrisée des Étalons [...] Solide et efficace», analyse Passion Sportive sur X. Avec 6 points, le Burkina Faso valide son ticket pour les huitièmes, mais termine derrière l'Algérie qui comptabilise 9 points.
Félicitations teintées de critiques
Parmi les Burkinabè, la qualification suscite un enthousiasme mesuré. Sur les réseaux sociaux, les fans saluent l'esprit combatif, mais pointent du doigt des lacunes persistantes, notamment en attaque et dans le jeu collectif. « On a gagné certes et félicitations mais en huitièmes de finale face à la Côte d'Ivoire on va souffrir », s'inquiète un supporter, craignant un duel ardu contre les Éléphants de la Côte d'Ivoire.
Un autre ajoute : « Je suis resté sur ma faim mais bon chaque match a ses enjeux. Sinon si c'est ballon ça-là qu'on va proposer en huitièmes de finale, on n'a qu'à préparer nos valises en même temps. » Ces commentaires reflètent une équipe capable de miracles comme contre la Guinée Equatoriale, mais manquant de constance pour inspirer une "entière confiance pour la suite de la compétition", comme le note un fan : « Il y a toujours des insuffisances. »
Focus sur les joueurs clés
Georgi Minoungou, auteur du but égalisateur décisif contre la Guinée Equatoriale, est célébré pour sa "rage" comparable à celle d'Issa Kaboré. « Il ravit les supporters du Burkina Faso ». À l'inverse, Dango Ouattara, star burkinabè en Premier League anglaise avec Brentford FC, est critiqué pour son manque d'impact : « Dango Ouattara n'a pas encore démarré sa CAN [...] Dango peut faire mieux que ça. » Lassina Traoré et Stéphane Aziz Ki reçoivent des louanges pour leur efficacité, mais l'attaque manque d'agressivité : « La récupération et la construction est formidable mais l'agressivité au niveau de l'attaque nous laisse sur notre faim. Pas tentative de frappe, pas de surprise pour l'adversaire. »
Vers un exploit ou une sortie précoce ?
Malgré les critiques, les Étalons du Burkina Faso ont des atouts : une défense robuste, seulement 2 buts encaissés et des individualités comme Bertrand Traoré ou Edmond Tapsoba. Mais pour briller contre la Côte d'Ivoire le 6 janvier, il faudra corriger les insuffisances soulignées par les fans.
Le Burkina Faso, vice-champion d'Afrique en 2013, rêve d'un nouveau podium, mais les supporters exigent plus qu'une qualification : un jeu conquérant. En attendant les huitièmes, les Étalons peuvent compter sur un peuple uni. Mais pour transformer les doutes en triomphe, il faudra galoper plus fort prochainement.
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À propos de l'auteur
Ablam GNAMESSO
Rédacteur sportif
Reporter sportif et journaliste tout terrain. Membre AIPS et jury des IFFHS Awards.
