
Depuis le début de la CAN 2025, le Maroc réalise un parcours sans-faute. Il y a un collectif et des individualités qui se dégagent. L'équipe marocaine monte en puissance et vise clairement la victoire finale. Mais, est-elle poussée par les décisions arbitrales ?
Le Maroc, un collectif très fort
Le Maroc fait partie des sélections qui font belle impression depuis le coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des Nations. Les Lions de l'Atlas ont timidement lancé le tournoi avec une victoire (2-0) sur les Comores. Face au Cameroun en quarts de finale, l'équipe a réalisé l'une des meilleures premières mi-temps de cette CAN. Elle a complètement neutralisé les Lions Indomptables et se sont imposés (2-0) pour s'ouvrir les portes du carré d'As.
Défensivement, le Maroc est très costaud. L'équipe n'a encaissé qu'un seul but et c'était face au Mali sur penalty lors de la 2ème journée de la phase de groupes. Offensivement, c'est du lourd. 9 buts marqués en 4 matchs dont 5 pour le seul Brahim Diaz. Ce dernier est le joueur marocain le plus vue. Techniquement, il est au-dessus de la moyenne et a été un danger constant pour les défenseurs adverses.
Sur toutes les lignes, le Maroc a des joueurs importants : Yassine Bounou, un des meilleurs gardiens du monde, Achraf Hakimi, le Joueur africain de l'année 2025, Sofyan Amrabat, un des meilleurs milieux défensifs du continent et Ayoub El Kaabi, l'un des meilleurs buteurs africains en Europe. Clairement, la sélection marocaine est une véritable force de frappe et a tous les atouts pour aller jusqu'au bout.
Des erreurs d'arbitrages seulement en faveur du Maroc ?
Les Lions de l'Atlas, c'est tout de même la première nation africaine au Classement FIFA. Depuis la quatrième place acquise au Mondial 2022 au Qatar, cette équipe ne cesse de progresser et s'est également renforcée avec plusieurs arrivées dont Brahim Diaz. Logiquement, cette équipe est taillée pour gagner la CAN 2025 et fait partie des favoris.
Malgré un jeu plus ou moins séduisant et une force collective dégagée, le Maroc a été favorisé par certaines décisions arbitrales. C'est un fait à ne pas occulter. Face au Mali au premier tour, un penalty en fin de match n'a pas été sifflé contre la sélection marocaine. La Tanzanie, en huitièmes de finale, aurait pu bénéficier d'un penalty dans les ultimes minutes de la rencontre après la faute d'Adam Masina sur un joueur tanzanien. Une situation sur laquelle la VAR n'est pas revenue.
« J'ai vu des penalties qui auraient être sifflés pour nous. Jamais je ne parle de l'arbitrage.»
Face au Cameroun en quarts de finale, plusieurs faits de jeu sont révélateurs malgré la domination marocaine dans le jeu. Un penalty a été oublié après une faute sur Bryan Mbeumo. Bilal El Khannouss aurait pu écoper d'un deuxième carton jaune après avoir annihilé une action offensive des Lions Indomptables. Le coup de coude de Nayef Aguerd sur Christian Kofane pas sanctionné par un carton. Mais, l'arbitre mauritanien Dahana Beida et les arbitres VAR ont fermé les yeux sur toutes ces actions litigieuses. Sciemment ? Personne ne sait.
Mais dans le même temps, que ce soit face au Mali, à la Tanzanie ou au Cameroun, le Maroc peut aussi s'estimer lésé avec à chaque fois des situations litigieuses pouvant déboucher sur des cartons rouges pour l'adversaire, ou un penalty en faveur des Lions de l'Atlas. Les actions d'El Kaabi face à la Tanzanie, ou d'Ezzalzouli et Saibari face au Cameroun sont tout autant d'éléments qui font contre-poids.
Interrogé sur ces polémiques d'arbitrages autour du Maroc à la CAN 2025, Walid Regragui a tenu à faire une mise au point.
« Depuis le début de la compétition, on sait où les gens veulent amener le Maroc. Beaucoup veulent faire croire qu'on a des avantages au niveau du corps arbitral. J'ai vu des penalties qui auraient être sifflés pour nous. Jamais je ne parle de l'arbitrage. On a été en Côte d'Ivoire, il y a eu un penalty qui n'a pas été sifflé contre l'Afrique du Sud. J'ai été suspendu sans aucune raison. On gagne sur le terrain. Les statistiques nous donnent meilleurs que les autres. On se crée beaucoup plus d'occasions que l'adversaire. Il n'y a pas de but qui a été retiré ni au Cameroun ni à d'autres équipes. Après c'est facile. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. On est l'équipe à battre et là on donnera toutes les raisons qu'on est avantagé. L'avantage qu'a le Maroc pendant cette CAN, c'est jouer pendant 65 000 spectateurs. Le Cameroun a fait le match qu'il devrait faire. Je pense qu'il est tombé sur meilleur que lui. On mérite notre victoire. Contre la Tanzanie, on mérite notre victoire. Contre la Zambie, on a mérité notre victoire. Contre le Mali, on aurait mérité de gagner et contre les Comores, on mérite notre victoire. Essayer de jouer sur ce terrain-là, je pense que ce n'est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber », a-t-il déclaré en conférence de presse après la qualification face aux Lions Indomptables, vendredi dernier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.
Une chose reste certaine. L'arbitrage du match des demi-finales de la CAN 2025 entre le Nigeria et le Maroc sera scruté de nouveau à la loupe. Cette rencontre va se tenir le mercredi 14 janvier 2026 à 20h GMT au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.
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À propos de l'auteur
John ATTISSO
Rédacteur sportif
Journaliste et consultant, membre de l'AJST.
